I. Rabanis, ihiJ., pp. i et a
a. Rabanis, ihid. (note 7), d'après les Archives de Chaptcr-Housse.
). « Talleyrand avait été promu an cardinalat en i}3i, il l'âge de trente ans, par Jean XXII
« Il ne cessa d'être chargé des affaires les plus iniport.mtes et il décida les élections de Benoit XII,
« Clément VI et Urbain V. Il mourut en 1364, au moment de partir pour la croisade. » Rabanis, ihid. (note )), d'après Rymer, Baluze et Froissart.
PRÉLIMINAIRES 29
eux plus de mérite à s'accommoder qu'à se battre. La réconciliation eut lieu, en assemblée solennelle, présidée par le pape, le samedisaint 1368.
Entre temps, Florimond avait accompagné le Prince Noir dans son expédition entreprise pour rendre à dom Pedro le trône de Castille. Il se trouvait avec son beau-frère Guillaume-Aramon de Madaillan à la bataille de Navarète (1367), perdue par Duguesclin et Henri de Transtamare. Il y prit une part brillante (i).
Associé à Jean III de Grailly, il se signala par de beaux faits d'armes au siège de Limoges. Fait prisonnier, après une résistance désespérée, dans un combat naval contre les Espagnols, alors qu'il se rendait en Angleterre, il passa deux ans dans le château de Burgos (2). La même année il eut à soutenir un différend contre Archambaud de Grailly. Celui-ci avait reçu des sires de Beaufort, de La Roche, de Lignac, faits prisonniers de guerre par Jean III de Graill}^ et Florimond, au siège de Limoges, une importante rançon. Florimond en réclamait la moitié comme ayant été associé aux profits et pertes de la guerre avec son compagnon d'armes. Quatre arbitres furent nommés par un appointement du grand sénéchal de Guienne, Jean de Harpdame (3). Parmi ces arbitres figurait Guillaume-Aramon de Madaillan, beau-frère de Florimond. En cas de partage, le comte de Foix devait décider. On ignore la solution de cette querelle qui dura plusieurs années.
En 1394, peu de temps avant sa mort, Florimond fit un dernier voyage en Angleterre où l'appelait Richard IL « Il avait fait son testa- « ment le 25 février 1393. Sa vie ne dut pas se prolonger beaucoup « au-delà de cette date, car il résulte d'un grand nombre de titres « de l'année suivante, que c'était un nouveau propriétaire qui recevait « les hommages dus au châtelain de Lesparre à chaque luuance. Il « n'avait pas laissé de rejetons de son mariage avec Marguerite « d'Astarac. En lui s'éteignait la branche mâle des seigneurs de Lesparre « après quatre siècles de possession. »
« Après lui, la châtellenie de Lesparre eut ses vicissitudes; elle « passa d'abord au fils de sa sœur, Amanieu de Madaillan » (4).
1. Froissart, éd. Siméon Luce, t. vii, p. 39. Rabanis, ibid. p. 5i
2. Nous avons signalé plus haut le document des archives du grand séminaire d'Auch qui constate l'élargissement de Florimond et autres prisonniers de guerre du roi de Castille détenus à Burgos, en 1386.
3. Arch. Dép. Gironde. C. 3-549. Inventaire des titres de la maison noble de Puy-Paulin. B. Nat. Fonds Périgord, Col. Lespine, V. 148, f» 3. Et Arch des Basses-Pyrénées, E. rSy.