I. Rabanis, thid,, p
ï. Inventaire de Lesparre aux Arch. Dép. de la Gironde.
3. Cette légende est reproduite à la fin de la notice de M. Rabanis. Pour la citation, voir pp. 5 et 6.
.(. Baurein, ihid., t. i, p. 143.
« princières du midi de la France, les Albiet, les Périgoid, les Foix, « les Armagnac ; mêlé à tous les grands événements qui ont rempli la «s dernière moitié du xiV siècle, en Europe et en Asie ; frère d'armes « du fameux captai de Buch, de ce Jean de Grailly, type héroïque des « chevaliers gascons au moyen-âge ; digne enfin d'intérêt par les « bizarreries de sa fortune et les vicissitudes de son existence toute « guerrière (i). » Après avoir, à la mort de son père, reçu l'hommage de ses vassaux et rendu lui-même hommage au roi d'Angleterre, le 26 décLMiibre 1363 (2), Florimond, poussé par son esprit aventureux et son humeur belliqueuse, répondit à l'appel que Pierre de Lusignan, roi de Chypre, soutenu par le Pape Urbain V, adressait alors à la noblesse et aux princes chrétiens pour entreprendre une nouvelle croisade. Le célèbre Talleyrand, cardinal de Périgord, qui gouverna l'Eglise sous quatre Papes (3) et joua un rôle si important à la bataille de Poitiers, devait diriger cette croisade comme légat. Il était beau-frère de Cénebrun IV et par conséquent oncle de Florimond.
Celui-ci partit en 1365, à la tête des hommes de son fief et à ses propres frais. D'après les naïves poésies de Guillaume de Machaut, M. Rabanis raconte les prouesses de Florimond, ses succès contre les Turcs et ses démêlés avec Pierre de Lusignan. Gravement offensé un jour par le roi de Chypre, dont il avait été tout d'abord l'intime ami et le serviteur dévoué, il alla jusqu'à lui envoyer un cartel. Sa lettre de provocation est un modèle de hauteur et d'arrogance chevaleresque. Il lui fallait une satisfaction même de la part d'une tète couronnée et cela constituait une infraction, sans exemple, aux lois de la subordination féodale et même aux principes de la religion.
Après la croisade, les deux champions furent mandés à Rome par Urbain V. L'intervention personnelle et les sollicitations pressantes du souverain pontife furent nécessaires pour empêcher le duel. Après mille difficultés, il décida enfin le sire de Lcsparre à faire une réparation et le monarque à l'accepter. Etant donné le courage incontesté, la bouillante valeur des deux adversaires, on peut dire qu'il y eut pour