Généalogie de Dordaygue déjà citée
372 I \ MAISON IJE MADAILl.AN
comte de Sarrau et par un très dur arrêt du Parlement île Bordeaux, en date du 7 janvier i()()2, c|uî le condamna à la peine de mort avec Jean-Jacques d'Albert de Laval, sieur de Madaillan, son cousin, et plusieurs autres, pour avoir bénéiicié d'une donation impiignce de faux en date du 4 août 1^97, fabriquée par le notaire Dulac. Cet arrêt fut rendu à la requête de Françoise Duzech (i) dame de Coyssel : le procureur général du roi joint à elle. En qualité de gentilshommes Jean-Jacques d'Albert de Laval et Lierre de Madaillan lurent condamnes à avoir la tète tranchée ; les autres à être pendus et étranglés. Voici la partie importante et le dispositif de ce curieux et terrible arrêt.
Entre Fran»;oise Duzech, damoiselle, dame de Coissel, demanderesse en crime de faux, le procureur général du roy joint à elle — d"une part.
Et .\1<= Jehan Dulac, notaire royal et .Vbraham .^Iartin, prisonniers détenus en la conciergerie de la cour défendeurs;
Et Jehan-jacques de Laval, cscuver, sieur de Madaillan, Pierre Je Madaillan, escuver sieur de Paris : Anthoine Rigoullet, capitaine ; .\iithoinc (a^mbes et Pierre Reynal, aussi défendeurs et defïaillants, d'autre part
Il est question dune donation fausse. Lous les actes d'une procédure de cinq années v sont rappelés longuement. Jean- Jacques tic Laval, Lierre de Madaillan, Antoine Rigoullet, Pierre Revnal et Antoine Combes sont déclarés défaillants, déchus et déboutés de toutes exceptions et défenses déclinatoires, dilatoires et péremptoires.
11 sera dit que la Cour déclare l'acte de donation du 14 août taux et tabriqué par Dulac et .Martin, ordonne qu'elle sera rayée des registres, les grosses rompues en présence de Dulac, lequel, pour réparation du crime de faux à luy mis sus, la Cour le condamne à être traîné sur une c/iv/r, par les cantons et carrefours accoustumés de la présente ville ayant un écriteau au front auquel seront écrits ces mots : "notaire convaincu d'avoir fait une donation fausse », conduit en la place publique pour illic sur une potence qui à ces Uns y sera dressés, être pendu et
1. Elle avait cp 'use in H');, Liiiis ilc l.av.il. (Joiilr.il ,in<c .\rili. Dip. Aycii, U. ;c).