‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 233 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

devant Leymarie, notaire à Marmande, au contrat de mariage de Géraud de Pichard avec Louise d'Auber (i). La même année, sa lemme fit son testament que nous avons trouvé à Bordeaux (2) et examiné avec soin. L'analyse qu'en donne M. Léo Drouyn est très complète, nous la lui empruntons.

Après avoir recommandé son àme et son corps à la Sainte Trinité, à la bien heureuse vierge Marie, à M. Saint xMichel archange et à toute la cour céleste, elle déclare vouloir que, le jour de sa sépulture, il soit célébré pour le repos de son âme et celles de ses parents, amis et bienfaiteurs, 60 messes dans l'église où son corps sera enseveli ; y^ messes huit jours après : 100 messes encore au bout de l'an. Elle veut être enterrée dans l'église de La Sauvetat si elle meurt dans cette ville. Elle lègue, en l'honneur de Dieu et pour le salut de son àme, au plat des âmes du purgatoire de l'église où elle sera ensevelie, 5 francs bordelais, et à l'œuvre du luminaire de la dite église 15 sous tournois; à Jean de Puymaignan, son frère bâtard, =00 francs bordelais ; à Marguy de Puymaignan sa sœur bâtarde, outre le douaire qui lui a été constitué, 20 francs bordelais ; à noble Jean de Madaillan son mari: 1° La maison noble de La Salle de Sauveterre et tous ses autres biens meubles et héritages, situés dans la juridiction de Sauveterre, hormis la maison noble de Semens ; 2° La sixième partie de tous ses biens, meubles et immeubles, assis en la paroisse de Castelvieil et ailleurs en la comté de Benauges et en la seigneurie de Cadillac en Bordelais ; 30 Toute sa part d'acquêts faits durant leur mariage ; ? francs bordelais à chacune de ses trois servantes, Léonarde, autre Léonarde, et Géraude de MndaiUan (3). Elle institue Marguerite de Puymaignan sa sœm, héritière universelle, et elle la charge de solder les messes et legs. Elle institue exécuteurs testamentaires nobles et puissants seigneurs, Jean de Verdun, seigneur de Cancon, et Bernard de Ségur baron et seigneur de Seyches et de Pardaillan » (4).

Il n'est pas probable qu'elle ait survécu longtemps à ce testament et on ne doit pas s'étonner, après cette lecture, que des difficultés soient survenues entre Jean de Madaillan et son beau-frère Pierre de Melet. Un procès s'engagea auquel mit fin une transaction le 12 mars 1536 (5). Jean convola avec Catherine de Pelle-

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