CHAPITRE CIXaUIÈME ^g
présent... scavoir est noble homme Estienne de Madaillan escuyer habitant en la dite ville... lequel... a faict et ordonné son dernier testament nuncupatif... ainsi qu'il s'ensuyt. Et premièrement par luy le nom de Dieu invoque... il recomande son ame et son corps a nostre saulveur et rédempteur Jhésucrist a la benoiste et glorieuse vierge Marie sa mère a monsieur sainct Michel larchange et a toute la cour célestiale de paradis... a voulu et ordonné ledit testateur... au cas qu'il décède au présent pays... estre sevely et inhumé en lecglise de la dite ville de la Saulvetat ez tombeaulx de ses parens detïuncts... Item a voulu et ordonné... que sitost que son décès sera venu à la notice de ses héritiers universaulx dessobz escripts que lesdicts héritiers sans demeure sovent tenuz faire dire et célébrer pour le salut de lame dudit testateur et de ses parens... deux cens messes crénéralement en lecglise de ladicte ville de la Saulvetat et ycelles payer selon la coutume... et payer ses funérailles et obsèques— Item a légué... au bassin des âmes du purgatoire... la somme de cent sols tournois.. — Item... a la réparation de ladicte ecglise la somme de cent sols tournois... Item a dit... qu'il a este adverty que noble damoyselle Daulphyne de Fauré sa mère naturelle et légitime a faict et ordonné son dernier testament nuncupatit par la teneur du quel entre autres chonses a faict et institué son héritier universel ledit testateur et au cas que sadite mère, ledit testament délie non revocqué, décède premièrement que ledit testateur et que nobles Margarite et Catherine de Madaillan sreurs dudit testateur non mariées soyent colloquees en mariage daujourduy en ung an, audit cas ledit testateur a légué et donné aux dites Margarite et Catherine de Madailhan ses sœurs et a chacune délies la somme de deux censhvres tournois... A nommé de sa propre bouche ses héritiers universaulx assavoir est la noble Daulphine de Faure sa mère et noble Je/ian <fe Ma daiUi an escuyer son {rère... et a voulu qu'après le décès de sa dite mère ses dits biens reviegnent... et appartiegnent de plain droict aud noble Jehan de Madailhan son frère... Le dit noble testateur a faict et ordonne les exéquteurs de son présent testament assavoir est révérend père en Dieu frère Pierre de Madailhan abbé de Sainct-Ferme et messire C^iron Petit prestre... faict et passé comme dessus les an jour et lieu susdicts et ce es présence de messire Huguet Fadat, Jean Demnon prestres, Jehan de Lestoille marchant, Gelibert Decazamaior, Bernard Delentilhac, Denys de Montau et Pierre Rigaud Barbe habitans de la juridiction...
Droyneau, notaire royal, (i)
Ici doit trouver place une observation importante. Etienne de
Madaillan-Montataire qui dans le partage de 1494 eut la moitié de
^^^^Momael et la maison de Madaillan ne laissa pas de postérité ou
;84 l-\ MAISON I)F MADAILLAN
du moins nous ne lui en avons découvert aucune. Cet Etienne a pu être le parrain de son neveu à la mode de Bretagne, Etienne de Madaillan fils de Jacques, et lui avoir donné son nom. Dans tous les cas il parait lui avoir laissé ses biens puisqu'il possédait la maison tic Madaillan et que Jean de Madaillan investi par le testament de son frère que nous venons de lire, va en devenir propriétaire à son tour. Les Madaillan de La Sauvetat ont hérité d'Etienne de Madaillan-Montataire et c'est probablement par le fait de cet héritage qu'on doit expliquer l'adjonction du nom de Montataire à celui de Madaillan qui a été adoptée par plusieurs descendants de Gilbert à partir du xvi"-' siècle. Jeax de M.\daill.\n. troisième fils de Jacques est le plus souvent qualifié seigneur de Saint Laurent m et aussi seigneur de Madaillan après la mort de son l'rère Etienne, ce qui conlirme les présomptions que nous avons fait valoir plus haut relativement à la possession de la maison Je Madaillan. Suivant un mémoire que nous avons eu entre les mains, il épousa, le 14 février isiS, Marguerite de Puymaignan (2). Elle était fille de François de Puymaignan et de Marguerite de Naujan qui avaient reçu, en contemplation de leur mariage, la maison de La Salle de Sauveterre, des mains de Jean de \'erdun seigneur de Cancon, Hautevignes et Gontaud. .\ leur tour ils donnèrent cette terre en dot à leur fille 1^1. Une sœur de Marguerite, portant le même nom, épousa Pierre de Melet, comme nous lavons dit ailleurs, et reçut en dot la Salle deCastelvielh. C'est après le mariage de Jean que La Salle de Sauveterre, devenue mouvante en fief de la maison de Madaillan, s'appela La Salle de Madaillan.
Nous ne nous attarderons pas à signaler tous les actes et reconnaissances qui concernent Jean de Madaillan, d'ailleurs nous avons eu déjà occasion d'en citer plusieurs.
En 151O, il était en procès au sujet d'un moulin, a\ec un Pierre de Madaillan mari d'Anthonye du Pré père et mère d'autre Pierre de Madaillan. (41 11 fut témoin avec Jean de Piis. le 21 juillet 1S34.
I. Il s'agit ici, suivant de vieux actes, de Saint Laurent de Saissas ou de Seyches. — Voir le Fouillé de M. l'abbé Durengucs, p. 150.
a-J. Arch. dép. Bordeaux. Dossier Noblesse Cour des Aides,
.), Parcliciiiin en nos archives, don de M. le comte de Saint Saud, et signe du notaire Cazaniajor. Ce Pierre Je Madaillan doit être un de ceux qui vont suivre et qui aurait épousé en premières noces une .\nthonye du Pri'.