‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 238 sur 327 · CHAPITRE CIXaUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CIXaUIÈME

'< Comme soit ainsi qu'à la louange de Dieu mariage soit esté " traité et accordé entre noble Alfonse de Roquefeuil escuyer, 'r fils de noble Jean de Roquefeuil seigneur de La Salle, Padioux, '< La Crouzillcj Myrandol, Saint-Marcel et autres places du lieu ". de Valance en Albigeois, et a présent habitant au château de " la compté du Fleix en Périgord d'une part (i).

'< Et damoizelle Marguaritte de Madailhan fille de feu Marc de " Madailhan et de damoizelle Isabeau de Parreau habitante «: aprésent au lieu et maison noble de Coyssel d'autre...

« On été faits conclus et arrêtés les pactes suybants. Pour ce '< est-il qu'aujourd'hui quinziesme du mois d'octobre mil-six-

« cens-vingt-neuf estant dans le château et maison noble

« dudit Coyssel en Agenois..., etc. /,

La future était assistée de noble Pierre de Parreau de Péchalbet, seigneur de Coyssel, son oncle maternel et son curateur, de demoiselle Catherine de Salier sa grand mère ; de noble Augustin de la ^'ille, sieur de Barayre (?) ; de noble Charles de Parreau seigneur de Coyssel ; Antoinette de Madaillan, sa sœur..., etc. Le mariage devait être célébré à l'église catholique. Dans ce contrat Alphonse de Roquefeuil est dit écuyer de '< Illustre, haut et puissant seigneur messire Jean Frédéricq de " Foix... baron d'Aymet, Lévygnac, Moncuq, Monpon... con- '< seiller du Roy, etc. » Lequel en faveur de ee mariage lit remise à Marguerite et à son mari de tous les droits et devoirs seigneuriaux dont ils pouvaient être tenus envers lui. De plus, il anoblit pour eux le repaire de Lauzenac et le domaine qui en dépendait (2).

Alphonse de Roquefeuil et ^Lirguerite de Madaillan étaient en procès avec les consuls d'Eymet le 4 juillet 1635 (3).

2° Marguerite de Madaillan qui figure dans l'acte de donation fait par sa mère Bourguyne du Castaing. Elle se maria avec Antoine Gerdès.

y^ Pierre de Madaillan, mort avant la donation.

4° Jeanne de Madaillan, morte avant la donation.

Revenons maintenant à la ligne directe.

XI. — Pierre II de Madaillan, sieur du Cauze, est nommé aux lettres de réhabilitation, lils de Pierre, père d'Isaac de

1. Alphonse de Roquefeuil habitait alors le château du Fleix en qualité d'écuyer du comte de Foix.

2. Lauzenac domine la vallée du Dropt (paroisse de Cogulot. près d'Eymet). Nous trouvons Alphonse de Roquefeuil parrain en 1633 (Registres de La Sauvetat) ; un Jean de Roquefeuil et un La Salle de Roquefeuil, témoins à un mariage, le i6 janvier 1674 ^registres de CogulotJ un autre Alphonse de Roquefeuil avait épousé une Geneste de Malromet (Registres d'Eymet 1678).

■}. .\rch. dép. Bordeaux, B., répertoire de la Cour des Aides, signalé par le comte de Saint SauJ.

2()2 I A MAISON Dl" MADAIILAN

Madaillan et mari de Marguerite de Tours. 11 dérogea, fit le commerce, et c'est pour ce motif que ses petits-fils Elie et Pierre demandèrent leur réintégration dans les privilèges de la noblesse.

Notre intention n'est pas d'exposer et de discuter à lond la question de la dérogeance de noblesse qui remplirait à elle seule un volume; mais cette question est trop intimement liée à cette partie de noire travail et touche trop les Madaillan pour que nous n'en disions pas ici quelques mots.

On ne discute plus aujourd'hui la légitimité des privilèges de la noblesse tant qu'a duré l'ancien régime. Ces privilèges avaient été acquis presque toujours sur les champs de bataille, à un prix que la plupart de ceux qui les ont blâmés n'auraient pas voulu y mettre. Les nobles étaient soldats de naissance et devaient le service militaire pendant toute leur vie. Ils payaient à la patrie l'impôt du sang, le plus dur de tous. Le seigneur obligé de suivre son suzerain à la guerre, et de lui apporter non seulement son bras et sa lance, mais de recruter et de payer pour lui des soldats, devait avoir le moyen de satisfaire à ses obligations. Plus tard, quand les armées permanentes et l'extension du pouvoir royal eurent diminué l'étendue de ses devoirs, le maintien de la plupart des privilèges de la noblesse fut justement qualifié d'abus; le plus criant, sinon le plus détesté, était l'exemption de la l'aille. Il est juste de reconnaître que, sans attendre la nuit du 4 août, la noblesse en avait demandé la suppression. '•' De quelque manière que '< soient assis définitivement les impôts, (écrivaient dans leurs « cahiers les nobles de la sénéchaussée de Guienne), l'ordre « charge ses députés de déclarer qu'il renonce formellement « à toute distinction à cet égard ; qu'il entend les supporter

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