‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 261 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

« et autres droitz seigneuriaux deubz a la royne Marguerite « en son compté d'Agenois et Condommois » (i).

En 1029, le II août, à Lavardac, Pierre Peyrarède, sieur de Lassalle d'Estussan, j habitant, requiert M*" Charles Saoul, procureur du duc de Bouillon pour la juridiction de Lausseignan, en vue de recevoir une somme d'argent due par le marquis de Lusignan aux religieux du tiers ordre de Saint- François de Barbaste.

Il est dit « que par contrat du 18 septembre dernier, retenu « par Gélieu, notaire hon. d'Agen, passé entre [lui] Pierre '< Peyrarède et messire Pierre de Lusignan, seigneur, marquis « du dit lieu, et le R. P. Chrizollogue... ledit seigneur mar- « quis a promis... payer audit R. P. la somme de 3,000 li- « vres, etc. (2).

En 1669, le 17 novembre, Pierre Peyrarède, sieur de Lassalle d'Estussan, donne une faisande à moitié fruits, au lieu de Pardeillan (Pardaillan) à Jean Méric Brassier. — Gay, notaire royal (3).

En 1672, le 10 juillet, autre acte concernant Pierre Peyrarède, dans lequel il est qualifié de même (4), ainsi que dans une donation du 8 août 1689 (5).

Tous ces actes doivent concerner deux Pierre Peyrarède père et fils. Nous aurons à reparler ailleurs de quelques autres membres de cette famille.

C'est le 26 juillet 1659 que furent obtenues, par Elie de Madailian et son frère Pierre, les lettres de relief de la dérogeance de leur aïeul. Depuis cette époque, dans tous les actes publics, ils prirent les qualités de nobles et d'écuyers. Nous devons

I. Arch. de M. Tami^ey de Larroque au pavillon Pelresc. 2-3-4-5. Tous ces actes sont aux arch. du pavillon Peiresc,

faire remarquer que ces lettres ne les réhabilitaient pas seulement mais qu'elles les ennoblissaient au besoin.

A ces causes... nous vous mandons et enjoignons... que nosire procureur général ou son substitut en ladite Cour appelé s'il vous appert par titres vallables qu'ils soyent issus de père ayeul et bisayeul nobles qui auroient toujours vescu noblement sans avoir fait aucun acte derrogeant a noblesse sinon ledit Pierre de Madaillan, non a autre fin que pour trafic et négoce ou avoir pris part dans iceluy, vous ayez a faire jouyr plainement, paysiblement et perpectuellenient lesdits Exposants et leurs successeurs légitimes vivans noblement des honneurs, exemptions, privilèges immunités appartenant à noblesse, ainsy qu'en jouissent les autres nobles de nostre Royaume et ne souffrir leur estre fait ou donné aucun trouble ou empêchement. Au contraire non obstantla susdite dérogeance de nostre desclaration du XXX décembre 1656 a laquelle nous avons desrogé et desrogeons, a ce qui regarde lesdits Exposants seulement sans tirer a conséquence, lesquels nous avons en tant que besoin serait, annoblis et annoblissons par ces présentes sans que pour raison de ce ils soyent tenus a nous payer, nv a nos successeurs Roys, aucune finance ny indemnité dont a quelque somme quelle puisse monter nous les avons deschargés et deschargeons en tant que besoin seroit, fait don et remise par ces mêmes présentes a la charge toutefois de vivre noblement, car tel est nostre bon plaisir.

Malgré les exemptions et décharges de tous droits formellement stipulées dans ces lettres, les descendants d'Elie et de Pierre furent fort inquiétés après la mcjrt de Louis XIV par les agents du trésor.

Elie de Madaillan mourut à Bergerac, le 3 novembre 1O74 (i). De son mariage avec Jeanne Peyrarède, il eut les trois enfants désignés ci-après :

I" Jk.\n ni-: M.\i)An.i..\N, qui suivra.

2" IIen'ri-Cés.\r dk Mad.mllax, sieur de la Carbonniùre, lequel, suivant les lettres de réhabilitation :

Ayant porté les armes pendant trois campagnes consécutives s'y seroit si valeureusement comporté qu'il auroit reçu plusieurs blessures mortelles (siijtant au siège d'.Vrdre que .Nlontmédy. — Ensuite de quoy ayant esté récompensé de la charge de lieutenant de la première compagnie au régi-

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