‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 28 sur 327 · Variilés Bordelaises, t. i, p · texte numérisé non relu

Variilés Bordelaises, t. i, p

5. La donation par Jeanne Je Preyssac à Gaston de Foix captai d Buch, des droits qu'elle peut avoir sur les châteaux et terres de Lesparre, Breuil et Carcani, est auN Archives du Grand-Scniinaire d'Auch, sous le n" 118C8.

6-7. Rabanis, ihid., p. 6). — M. Rabanis se trompe en donnant pour mère à Pierre de Montferrand, Isabeau de Pons. Pierre était 61s de Bertrand de Montferrand et d'Isal lu de La Trau. Contrôler avec Beaurein, t. 1. p. ij^.

8. De Fresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. v, p. 309.

PRELIMINAIRES 37

avait quittté la France ; Dunois avait renoncé et Pierre de Montferrand, dont nous allons parler, attendait dans les prisons de Poitiers le châtiment de sa trahison.

Amanieu d'Albret, seigneur d'Orval, put alors faire valoir les lettres patentes qui lui avaient été délivrées par Charles VU à Ecouché, au mois d'août 1450, et fut reconnu comme légitime propriétaire (i).

Après ce rapide résumé, nécessaire pour expliquer les embarras d'une situation aussi complexe, on conviendra que les erreurs étaient faciles, fatales, et qu'il faut se montrer indulgent pour ceux qui les ont commises. La principale, celle sur laquelle nous devons insister et qui en a entraîné beaucoup d'autres, se rapporte à Pierre de Montferrand et à son titre usurpé de sire de Lesparre. Plusieurs historiens, Villaret en tête, font du même homme deux personnages distincts. Ils disent : « Pierre de Montferrand, soudan de La Trau, ainsi que le sire de « Lesparre... {2) » Le Père Daniel (t. v. pp. 219, 220) ditla même chose. Après eux, les généalogistes surenchérissent ; ils donnent un fils à Guillaume-Amanieu de Madaillan qui n'a laissé qu'une fille, morte toute jeune. Ils appellent ce fils Lancelot. C'est lui qui ouvre à Talbot les portes de la Guienne ; lui qui est l'objet de la clémence de Charles VII, après la bataille de Castillon. C'est ce même Lancelot qui, violant sa parole, va conspirer à Londres, tente de livrer, encore une fois, Bordeaux à l'Angleterre et qui, enfin dénoncé, arrêté et conduit à Poitiers, y est condamné à avoir la tête tranchée (3). Nous aurons à nous occuper de lui, car si ce Lancelot n'était pas le sire de Lesparre, il était bien un Madaillan, petit neveu de Guillaume-Amanieu. Mais au lieu de mourir sur l'échafaud, ce qui aurait donné, sans doute, plus de relief à sa physionomie, il entra paisiblement dans la maison d'Estissac, par son mariage avec Jeanne, sœur d'Amaury Fergant d'Estissac, lequel n'ayant pas d'enfants de Marguerite d'Harcouii, institua Jean de Madaillan-Lesparre, son neveu, fils de Lancelot, héritier de tous ses biens, à la charge de porter son nom et ses armes (4).

C'est Pierre de Montferrand qui fut exécuté à Poitiers (5). Sa haute

I De Fresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. v, p. 309.

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