Arch. de Lévignac
2. Lettre de Ménalque. Nomellislc de Bordeaux, n» du 4 mai 1897.
1,\ MAISON DE MADAILLAN
Ict. Le mari recevait comme apport le domaine de la Caâclte situé dans la paroisse de Saint-Romain et dont nous avons longuement parlé ailleurs à propos du Mediola iiiini de La Sauvetat. M. et Madame de Cornier abandonnaient à leur fille tous leurs biens situés à Lévignac, à la réserve de l'usufruit d'une somme de lo.ooo livres, la vie durant de M. de Cornier seulement (i).
Louis de Madaillan avait suivi son père dans son retour au protestantisme. Il se lit catholique en épousant Mademoiselle de Cornier. Celle-ci tenait par dessus tout à être mariée religieusement par un prêtre orthodoxe. La cérémonie clandestine eut lieu aux Charriers chez les Thémines. Un prêtre réfractaire donna la bénédiction nuptiale. Qiiekjues mois après on découvrit que ce prêtre était un farceur qui vivait aux dépens des catholiques terrorisés. Les époux se séparèrent et on procéda alors à un second mariage célébré cette fois par un prêtre authentique.
Messire Louis de Madaillan, ancien officier au régiment d'Aunis, ancien gendarme de la République, mourut à La Mouthe, commune de Lévignac, le 8 juin 1849. Sa femme lui survécut trois ans et mourut à Lévignac, où elle s'était retirée avec l'aînée de ses filles, le 11 juin 1853. Elle a laissé la réputation d'une sainte (2).
I. La fainille Je Cornier était au xvii» siècle établie Jans le marquisat de Lusignan. L'un de ses membres était conseiller du roi et lieutenant du vice-sénéchal d'Agenais et Condomois. Le frère de ce dernier, Bernard de CorniiT, épousa en 1667 demoiselle Françoise de Boulin, de Lévignac. Henri Louis de Cornier, le père de Madame de Madaillan, fut fait chevalier de Saint-Louis à 3<) ans pour action d'éclat ; retenu loin de l'armée par de précoces infirmités il fut vivement regretté de ses camarades et de ses chefs. L'un d'eux lui écrivait de Sarrebourg le 3f> janvier 171)3 : 1 Mes camarades me T chargent di.- vous dire qu'ils sont doublement affligés de votre incommodité par la part qu'ils y pren- 1 nent et par le regret qu'ils ont de ne pas avoir l'avantage de vous avoir à leur tête. > Louise de Morlet, mère do Madame de Madaillan appartenait à une famille militaire originaire de l'Ile de France. Klle avait cinq frères tous chevaliers ^e Saint-Louis, avant 1789. Tous devinrent généraux ou colonels. Louise de .Morlet était la petite-lille de la spirituelle et jolie Madame de Vatry l'une des reines du sa'.on de la marquise de Lambert.
1. Notice sur la vie tt sur la mort de MjJame .le MaJaillju. Marman Je ; Dubcrort, 18S4. Un frère de