Lettres au prince de Condé
26 juillet 1674.
•) heures du matia.
Monseigneur, je viens de recevoir advis que toutes les troupes des Impériaux passent aujourd'hui à Namur, que celles qui avoit resté à Chyney y marchent ausi et que toutes les troupes généralement avoit ordre d'estre ce matin à huit heures au pont de Namur, qu'il estasseuré que ce qui avoit passé la Meuze avoit repassé, mais que du despuis l'ordre a esté doné de passer aujourd'huy la Meuse. J'en auray d'autres nouvèles bien tôt, mais j'ay creu devoir doner advis en diligence de cecy à V. A. S. J'ay ausi envoyé à M. le marquis de Rochefort pour luy doner cest advis
26 juillet 1674.
: heures après midi.
Monseigneur, le courrié qui vient de Liège assure avoir veu à Chiney les troupes qui y avoit resté et qu'elles aloit ce matin au fourrage.
PIÈCES JUSTIFICATIVES -q;
Voicy un billet que je viens de recevoir tout présentement. J'ay envoyé de tous costés pour avoir toutes les nouvèles qui se pourront et j'en atans à toute heure. Je ne manqueray, Monseigneur, d'aplication pour estre informé de tout et j'en doneray advis en diligence à V. A. S.
26 juillet 1674.
heures du soir.
Monseigneur, je crois que V. A. S. aura receu toutes celles que j'ay eu l'honeur de luy escrire aujourd'huy pour luy doner advis que tous les Impériaux marchoit à Namur et tout présentement un home que j'y avoit envoyé dit qu'ils ont passé hier leur canon et qu'il a veu un camp à Bez au dessous de Namur près un lieu qui s'appelle Marche et qu'on dit à Namur qu'ils doivent aller à Bonef (i). Les nouvèles ne se trouvent pas toutes véritables, mais j'ayme mieux, Monseigneur, doner advis à V. A. S. de toutes choses que de manquer à l'informer de tout.
On fait tousjours du pain à Dinan ; mais on dit que c'est parce que Namur n'y sauroit fournir. Le courrié qui a veu aujourd'huy les Munstériens à Chyney est party il y a deux heures pour porter des lettres a V. A. S.
27 juillet 1674.
5 heures après midi.
Monseigneur, on vient de me doner advis que quelques troupes de celles qui avoit resté à Chiney doivent marcher aujourd'huy à Namur et par un autre advis on me dit que quelque infanterie a marché ce matin et que le reste des Munstériens ont resté à Chyney ne voulant marcher sans qu'on le paye.
Dans le moment que j'ay l'honeur d'escrire ce dessus à 'V^. A. S. le courrié de Liège arrive et dit qu'il a passé à travers le camp des Munstériens à Chyney, mais qu'il a veu quelque infanterie et bagage qui marchoit vers Namur et que le reste des troupes aloit au fourrage et mesmes à rencontre des charriots qui venoit à Dinan pour y chercher des vivres. On dit que le mescontentement des Munstériens est si grand qu'il ne seroit dificile de leur faire quitter ce service. Je croy que