‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 315 sur 327 · Lettres au prince de Condé · texte numérisé non relu

Lettres au prince de Condé

1 1 août 1674.

10 heures soir.

Monseigneur, le convoy est arrivé et suivant ce que V. A. S. me fit hier l'honneur de m'escrire et ce qu'elle a escript aussy à M. le marquis de Renel, on ne deschargera point les charrettes et on les tiendra en estât de marcher lorsque V. A. S. l'ordonnera, et je me trouve obligé de luy donner advis que s'il faut voiturer tout cela à Charleroy, on ne sauroit avoir du pays les chariots nécessaires pour faire cette voiture en une seule fois, ainsy l'on a creu devoir retenir les charrettes du convoy sans en descharger pour ne perdre pas le temps qu'il faudra pour assembler des chariots et les charger. Je supplie très humblement V. A. S. d'ordonner si elle veut que j'en assemble présantement, si elle veut que l'on garde les charrettes qui ont amené icy le convoy pour le faire passer jusques à Charleroy quand \'. A. S. l'ordonnera, comme aussy si elle désire que l'on laisse icy quelques bkv. ou farines, n'y en ayant resté que très peu.

is août 1674.

Monseigneur, je suplie très humblement V. A. S. d'agréer que je luy tesmoigne la joye que j'ay de savoir la défaite des armées des ennemis

PIÈCES JUSTIFICATIVES Joi

par V. A. S. (i) et en mesme temps la conservation de sa personne et celle de Monseigneur le Duc, elle est, Monseigneur, si grande que je ne la luy saurois exprimer autrement qu'en lasseurant que j'aura y l'honeur d'estre toute ma vie, monseigneur... etc.

20 août 1674.

Monseigneur, je suis au désespoir de ce qu'on a dit à V. A. S. que je ne donnois pas de couverts pour les fours, cependant je la puis asseurer que le retardement qu'il y a eu ne vient aucunement de la, puisque je leur ay donné et offert tout ce qu'il leur falloit pour le couvert et cependant ils n'y ont voitturés encore aucuns matériaux pour la construction. J'escript à M. Robert pour luy faire sçavoir le peu de diligence des commis qui sont icy et la nécessité qu'il y a d'envoyer icy quelqu'un de sa part pour tenir fort exactement la main à la diligence qu'il faut faire à la construction de ces fours, non pas. Monseigneur, pour me dispenser de l'aplication que je doibs avoir pour cella, mais plustost par la crainte que j'ay de manquer à quelque chose. Je suplie très humblement V. A. S. d'estre bien persuadée de mes bonnes intentions en cella et en touttes choses.

21 août 1Ô74.

Monseigneur, j'ay receu celle que V. A. S. m'a fait l'honeur de m'escrire hier pour les fours et pour sèse cens sacs de farine et les charrètes pour les voiturer à son premier ordre, comme ausi pour les charrètes qui sont icy despuis quelque temps : le tout, Monseigneur, sera punctuèlement exécuté.

21 août 1674.

minuit.

Monseigneur, M. de Renel rend compte à V. A. S. de ce qui est arrivé au convoy qui est party ce matin de Rocroy, ainsi je luy

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