Histoire du Languedoc, t. viii, p
4. Nous renvoyons à la description qu'en donne M. Massip (pp. 86 à 90 de son ouvrage), d'après les documents qu'il a eus entre les mains et suivant les données archéologiques de VioUet-le-Duc.
aidé par ses vassaux et par ses serfs, il dut y employer des sommes considérables qu'il se procura par la vente de partie des grands biens de Sainte-Livrade qu'il tenait, semble-t-il, de sa mère. Malgré ces aliénations, nous verrons que, cent ans plus tard, un Madaillan était encore qualifié de puissant seigneur de Sainte-Livrade.
En 12S2, il convient et avoue (moyennant finances sans doute), que le prieur de Sainte-Livrade et ses successeurs, possèdent la quatrième partie de la justice des bans et des forfaits de la ville de Sainte-Livrade et qu'il est permis d'y établir un bayle et de recevoir le serment des consuls après qu'ils auront été élus.
En 13^3, sentence arbitrale du 17 des calendes de mai, entre Pons-Amanieu et le prieur par laquelle il est adjugé au prieur la moitié de la justice basse que ledit Pons avait dans Sainte-Livrade, de plus deux sols six deniers super quolibet clamore, à prendre sur la moitié de la haute justice que ledit Pons-Amanieu avait dans Sainte-Livrade.
En 125s, il vend audit prieur la moitié de la haute justice, avec tous ses droits et autres qui lui appartiennent... pour la somme de septante-cinq livres tournoises.
En 12^7, il vend au prieur Arnaud de Gaillac le droit d'exiger un impôt sur toutes les marchandises et denrées qui seront portées au marché de Sainte-Livrade ou transportées de là ailleurs, pour le prix de cinq mille sols Arnaudéens, (monnaie arnaudine ou arnaldine, spéciale au diocèse d'Agen, inférieure d'un cinquième à la monnaie tournoise), y compris aussi la moitié des poids ou le droit de peser, tant dessus l'eau que sur la terre, dans la juridiction de Sainte-Livrade (1).
La femme de Ponce-Amanieu II ne nous est connue que sous le nom d'Aldiarte. Le 3 des ides d'août 1255, il donne de concert avec " Madame Aldiarte, sa femme iv, au prieur de Sainte-Livrade, les droits qu'ils ont sur le passage de la rivière sous la tour Saint-Martin, dont il a été question plus haut {2).
Pons-Amanieu n'existait plus en 1259, car, il cette date, son gendre Anessant de Caumont était seigneur de Cancon comme nous allons le voir.
I. Tamizry de Larroqae, Kolict sur It prituri dt Saiitle-Livrade, Agen, 1869 ; J'aprcs les manuscriU de dom lj.ispard Dumai, conserves h la Bibliothèque Nationale. s. Trétor gimcalogiqui de Villevicille, ihid.