‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 37 sur 327 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

III. — Ponce- Amanieu II de Madaillan était suivant toutes les vraisemblances le fils du précédent (i).

En 1244, il était en procès avec le prieur de Sainte-Livrade touchant la haute et basse justice et divers droits au dit lieu. Pour terminer leur différend les parties élurent des arbitres et promirent de se conformer à leur décision sous peine de 200 marcs d'argent. En garantie de cette somme le prieur donna pour caution Ildefonse, abbé de Montauban et noble homme Harvey de Rovinha ; de son côté Ponce-Amanieu désigna Pierre de Colenhac (?) chevalier et Guillaume Bertrand Isambart. On décida que Ponce-Amanieu devait céder au prieur « la moitié de la moitié » qu'il tenait « dans les sus-dites choses « contestées ». Le jugement fut rendu « en présence de N. de « Cavaumonte (Caumont), de Gauthier Defossaco (du Fossat) « et de Ramond Defossaco, chevaliers, amis du dit Ponce- « Amanieu, le 17*^ des calendes de mai » (2). ' Après la bataille de Taillebourg, il prêta serment à Saint-Louis, le 7 avril 1245, dans l'église Notre-Dame sous les murailles de Castelsarrasin, avec vingt-deux barons de l'Agenais qui jurèrent de rester fidèles au traité de Paris (1242) et de tourner leurs armes contre le comte de Toulouse s'il venait à l'enfreindre (3).

Ponce-Amanieu restaura ou reconstruisit le château de Cancon et en compléta les défenses. C'était un poste féodal d'une haute importance (4). Il fonda la ville vers 1252. Tous ces travaux exigèrent de grandes dépenses. Bien que puissamment

' I. Ce qui se rapporte à Pons-Amanieu I[, à sa fille Géralde et à Aaessaut de Caumont son gendre a été rédigé pour partie, sur des notes fournies par M. Massip. Bien que tous les documents signalés nous fussent connus, nous avons accueilli avec plaisir ses communications qui figurent ici c«mme rectifications de quelques inexactitudes contenues dans les pages 95 et 94 de son Histoire de Caruon.

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