CHAPITRE DEUXIEME
ne pouvons désigner d'une façon précise celle à laquelle appartenait Jeanne (i).
Amanieu eut deux lils : Gilbert dit Gilberton et Arnault dit Ariiaulton. Gilbert forma les branches de La Sauvetat, de Paris et Gilbel à Monflanquin, du Cauze et de Bergerac. Celle-ci existe encore. Arnaulton fut l'auteur des branches aujourd'hui disparues de Montataire en Ile de France, de Lassay au Maine, de Chauvigny en Anjou, de Fougeray en Bretagne.
Q uel était l'aîné de ces deux frères ? Pour nous c'était Gilberton. Et tout d'abord il est très vraisemblable que l'aîné resta au foyer de famille alors que le cadet quittait la Guienne. Mais ce n'est là cju'une présomption et nous avons des preuves. Dans beaucoup de documents Gilbert est nommé le premier (2). D'autres titres désignent formellement Arnaulton comme le plus jeune: -'•' Frère cadet de Gilbert resté en Guienne. // (3).
Au commencement du xyiii" siècle, le marquis de Lassay, dans le mémoire où il taisait valoir ses titres au Cordon bleu, n'avait aucun intérêt à se dire issu d'une branche cadette et cependant il déclare, à propos d' Arnaulton : ^ qu'il acheta la terre << de Montataire et en fit bâtir le château. On y voit encore ses « armes en beaucoup d'endroits de la même manière que les « portent ses descendants à l'exception d'un lambel qu'il por- « tait comme cadet. » (4). Les deux frères devinrent très
1. Consulté par nous, M. l'abbc Lecler, aumônier de l'asile de Naugeat près Limoges, auteur d'une généalogie très importante ( ^oo pages in-4", Limoges 1895) desLainbertie du Limousin, nous a répondu: < J'ai cru l'épouse d'Amanieft de Madaillan étrangère à la famille de Lanibertie du Limousin (ce qui ^ n'est pas prouvé). Elle peut appartenir aux Lambertie qui avaient un château de ce nom, paroisse ^ de Pineuilh, canton de Ste-Foy (Gironde), ou à une autre famille aussi répandue dans le Midi et qui *: l'une et l'autre n'ont aucun lien avec la nôtre, ".c
2. Bibl. Nat. Dossiers Bleus, V, /I14, f" 46 et Nouveau d'Ho;ier, V. 217, p. 5.
}. Dossiers Bleus, V. 414 fo 37.
4. Recueil de différentes choses, première partie p. ItS. Ce mémoire se trouve aussi aux Dossiers Bleus, V. 414, f» '22.
8o LA MAISON DE MADAILLAN
vieux. Gilbert niourul le premier, en 1488 très probablement, car cette année là, dans sa maison de La Sauvetat, j\ucns in h\ti), il faisait son testament dont nous reparlerons. Arnaulton était mort le 11 août 1491, date du partage de sa succession.
Bien qu'à notre avis, fortement motivé on le voit, Gilbert fui laîné, comme il est l'auteur de la branche qui existe encore, nous nous occuperons en premier lieu de son frère Arnaulton et de ses descendants.
Enfants d'Amanieu II de Madaillan et de Jeanne de Lambertye :
I" GiLBERTON DE Madaillan qui viendra après la descendance de son
frère et après les Madaillan d'Estissac. 2" Arxaulton de Madaillan dont l'article suit, et auquel nous donnons
pour les motifs exposés dans notre travail préliminaire, le nom
de Lesparre qu'ont porté tous ses descendants.
\'III — Aknali.tox de Madaii.i.ax-Lesparre est le premier de sa famille cjui devient seigneur de Montataire.
Tout jeune encore, après avoir assisté à la bataille d'Azincourt que, dans un procès qu'il eut en Guienne, il nommait la mal journée (i), il embrassa le parti du roi de France avec son frère Gilbert (2).
Sa femme était Cécile de Puch d'une vieille maison du Bordelais qui portait pour armes : De gueules à trois fasees if argent (5). L'histoire de Creil, citée dans la monographie de Montataire, parle d'un Jean Puche. capitaine du cliàteau de Creil, entre les années 1440 et 14s i. C'était sans doute un parent, peut-être le père de Cécile, et cette circonstance doit