‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 79 sur 327 · Père Anselme, t. viii, p · texte numérisé non relu

Père Anselme, t. viii, p

épreuve qui aidèrent le Bcanuiis à conquérir un trône sur lequel son seul droit de naissance ne lui eut jamais permis de s'asseoir. Le baron de Condé raconte que Jean de Madaillan devenu vieux et retiré à Montataire, répétait souvent, avec fierté, qu'il avait eu l'honneur d'être de la Cnrnctte-Blaiiihe ; c'est-à-dire de cette petite troupe d'élite qui entourait immédiatement le roi et donnait avec lui au plus fort de la mêlée.

A la bataille de Coutras (nS/"), malgré qu'il souffrit alors d'un accès de fièvre, Montataire portait le drapeau. De Thou (i) le cite comme ayant joué un rôle important dans cette journée où il servit sous les ordres du prince de Condé avec Louis de Saint-Gelais, Prégent de la Fin vidame de Chartres, et le vicomte de Gourdon.

Suivant les Mémoires du comte d'Auvergne, depuis duc d'Angoulême, Jean de Madaillan, se trouvait parmi les grands seigneurs qui accompagnèrent le roi dans la campagne d'Arqués en septembre 1589. Il assista à tous les combats qui furent livrés autour de cette ville et à la bataille décisive du 2 1 , où il eut un genou fracassé par un coup de feu. D'Aubigné, dans son récit, parle de « la compagnie des gens d'armes du prince de « Condé, commandée par Montatère qui y fut estropié :». (2).

Le jeudi vingt et unièsme de ce mois. . . l'ennemi parut dès la diane faisant avancer cinq cents chevaux vers une tranchée 11 sortit quatre-vingts salades commandées par le s"" d'Arambures... Sur les dits cinq cents chevaux reitres lorrains qui par eux furent repoussés près de leur gros, d'où en étoient repartis d'autres cinq cents pour les soutenir. Le roi fit avancer encore quarante des siens conduits par le s' de Montatère lesquels... firent tourner le dos à mille des ennemis, à la faveur de la troupe qui tenoit ferme derrière eux (3).

I. Histoire iinirtrstllt, \. x, p. n. Ed. traduite sur l'cd. latine de Londres. — Guinodie, Hisl. de Lihourne, t. m, p. 331.

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