‹ Histoire de la marine française (volume 4)Chapitre 72 sur 75 · RICHELIEU · texte numérisé non relu

RICHELIEU

u Desseings de la Maison d'Austriche de rendre leur monarchie universelle. » La France entre en lice pour « rétablir ses alliez en leurs Estais et dignitéz. » Un projet de Ligue des nations. Nos buts de guerre. 1

I. La M.tiTRiSE DE Lk MER. — Atteint dans sa famille par les restrictions espagnoles à la Liberté des mers, Richelieu n'en est que plus ardent à demandera des alliances la maitrise de la mer (1635). L'Angleterre, pressentie, se dérobe par « jalousie des entreprises que la France a du coslé des Flandres. " Les Pays-Ras négligent la conquête de Dunkerque, base navale des Espagnols 4

H. L'i.NVASios. Perte et reprise des îles Lérins. — L'armée impériale frappera au centre du pavs en se ruant sur Paris, la flotte espagnole frappe « au centre de la coste « en occupant les iles Lérins (septembre 1635). La flotte du comte d'Harcourt appelée du Ponant. Démêlés entre les chefs. Inertie de la flotte. Échec en Sardaigne (février 1637). Reprise des iles Lérins (mars) . 13

Bataille navale de Gènes. — Victoire des quinze galères du général Du Pont-Courlav sur les quinze de Gulierrez de Velasco {i." septembre 1638) " 32

III. Le Siège de Fostarabik. — Les Espagnols, chassés de Saint-Jean-de- Luz, sont assiégés dans Fontarabie par l'armée de Gondé et la Hotte de Sourdls (1638) 38

Bataille navale de Guétaria (22 août 1638). — L'escadre de la Corogne, conduite par Lope de Hoces, est détruite par deu.v des divisions de 1 archevêque de Sourdis. — La levée du siège de Fontarabie 43

IV. Campagse ^■AVALE DE 1639-16'fO. — L'attaque de la Corofjne, Laredo et Santona. — Déploiement de notre flotte devant la Corogne où Lope de Hoces se tient tapi (juin 1639). Sourdis attaque deu.x galions réfugiés près de Santona et enlève la ville et les vaisseau.\ (14-16 août). ... 50

La bataille des Dunes (21 octobre 1639) entre Tromp et Oquendo ; — et le combat d'Ouessant (22 février 1640) entre l'esoadre espagnole de Michel Dorne et une Hottille de terreneuviers malouins 55

Les incidents de Gènes. — Contre le duc de Fernandina blotti dans le port de Gênes, Sourdis va que'rir le concours des vaisseaux de Montignv; mais privé des galères de Forbin, il se voit narguer par l'escadre napolitaine de Melchior de Borja qui entre à Gênes (1640) 58

Bataille navale de Cadix (22 juillet 1640). — Le plan de campagne du sergent de bataille De Cacn. Armand de Maillé-Brézé tombe sur la Hotte de la Nouvelle-Espagne qui sort de Cadix : m II y a de bons violons en nostre armée. » Jeroniiiio Gônjez de Sandoval forcé de regagner Cadix 63

V. L'issLRRECTiON DD PORTUGAL. — Soulèvement du Portugal où « la tyrannie doniinoit par tout. " Alliance avec la France et les Pays-Bas. Rassemblement tardif des escadres alliées 69

VI. Jj'iNSCRRECTiON DE LA Catalog:(E. — Sourdis, après quelques succès navals à Bosas et Port-Vendres, est appelé contre son gré au blocus de Tarragone : « Je ne dois répondre d'aucun accident » 72

Batailles navales de Tarragone (4-6 juillet «t 20 août 1641). — Sourdis coupe onze des quarante galères de ïoledo de Fernandina venu au secours de la place et les écrase dans le port de Tarragone (4-6 juillet). La flotte de l'Océan et l'escadre de Naples viennent à la rescousse : Sourdis tient tète avec 47 navires aux 72 de Cardenas duc de Maqueda, qui parvient néanmoins à dégager Tarragone (20 août). — Disgrâce de Sourdis : indignation des officiers de marine : « la médisance a osé noircir des actions que les ennemis même élèveront dans leur histoire " 75

Bataille navale de Barcelone (30 juin-2 juillet 1642). — Brézé parti de Brest, Cangé de Toulon et Forbin de Marseille font leur jonction qui porte nos navires de guerre à 72. Le duc de Ciudad-Béal n'en a que 52. II est battu : Hercule de Cangé, « la meilleure tète de marin qu'eût la France, » périt par la maladresse d'un de nos capitaines de brûlot 86

VIT. Le bila:x de la poli'jiqle de Rkuelieu. — « Le temps fera raison à ce grand homme de toutes les injures. De cet Etat, il a jeté tous les fondements » 92

I. Les succfiSSECRS du grand maître de la navigation. — Un vieillard, un jeune homtne et un enfant. Les mentors du général des galères : Giron,

« déterminé dans la piraterie ; « Vincheguerre, spécialiste écouté pour « les lieux où l'on peut faire des entreprises » 95

II. CONTINCATIOS DE LA CAMPAGNE DE CaTalogse. — Bataille navale du cap

Gâta ou de Carthagène (4 septembre 1643). — Brillante victoire remportée par Brézé sur Carlos de Mencos et Josse Peeters 98

Attaifue (le Tarracjone. — Le chevalier Garnier capture un convoi de secours qui arrivait de Sicile (8 juin 1644), bondiarde Tanagoiie et tente l'assaut, de concert avec le maréchal de La Mothe-lloudancourt (23 août). Levée du siège (14 septembre^ 103

frise de Rosas par l'attaque combinée des troupes de Du Plessis-Praslin et des escadres de Montigny et Des Gouttes (28 mai 1645) 105

III. PoLiTiQOE iTALiKXNE DE Mazarin. — Le mystérieux chiffre 463. — Des coups de main du chevalier de Vaux en vue de Messine (1642), de la division Montignv sur des transports en route pour Palerme (i64"3) et de Montade du côté de Syracuse (1644), sont la préface d'une grosse expédition vers un but mystérieux désigné par le ehilfre 463 .= le royaume de JSaples. Le corps expéditionnaire du prince Thomas de Savoie cherche à s emparer, à mi-route, de la base navale d'Orbetello 108

Bataille navale d'Orbetello ou de l'île Giglio (14 juin 1646). — Brézé avec 58 bâtiments se porte à la rencontre des 65 vaisseaux et galères de àSoronha de Linharès et Diaz Pimienta. Il tient la victoire quand un boulet le coupe en deux. La retraite « honteuse « du viceamiral Du Daugnon a pour conséquence la levée du siège d'Orbetello (18 juillet) 113

Prise de Piombino et de Porto Longoite. — Les maréchaux de La Meilleraye et Du Plessis-Praslin enlèvent ces deux ports, qui se font vis-à-vis, l'un sur le continent, l'autre dans l'ile d'Elbe (octobre 1646) 119

IV. La prise de Duxkerque. — Appel de la France " aux généreux Belges 11 pour " boucler n Dunkerque. Soutenus par la Hotte de Tromp et par des frégates françaises, La Miillerave, puis Gassion et Condé enlèvent Gravelines (1644), Mardick (1645), Dunkerque (1646). . . 121

V. La gbasde maîtrise de la navigatio.n assumée par la rei>e, pour ne point laisser une aussi « grande pièce n entre les mains « d'un prince du sang [Condé], qui pouvoit s'en prévaloir au préjudice de la tranquillité de l'État. 11 La Hotte perd l'esprit d'offensive. Pénurie du matériel. Abraham Du Quesne, qui s'est couvert de gloire sous pavillon suédois, nous amène de Suède une escadre (1647) 125

VI. L'iNSURRECTio>- DE Naples. — L'exploit du chevalier Paul en vue de ISaples (avril 1647) : « C'est véritablement à luy qu'est deue la meilleure partie des révolutions arrivées depuis, n L'insurrection napolitaine éclate en juillet. Le jeune général de Richelieu, conseillé par Henri d'Estampes de Valençay, bloque Gianettino Doria à Savone (juin) et s'éloigne de Naples comme « d'un fruit qui n'est pas encore mûr. » Henri de Guise y dél)arque en partisan. Les Napolitains hissent le drapeau de la Hépubliqué en vovant paraître la Hotte de Richelieu (19 décembre). Destruction d'une division espagnole à Castellamare. Engagement naval entre Richelieu et Don Juan d'Autriche (22 décembre). Nouvelles démonstrations en vue de Naples (juin et août 1648) Vain débarquement à Vietri. » Si le cardinal de Richelieu eût été vivatil! » Traités de VVestphalie

avec la maison d'Autriche. L'Espagne ne désarme pas 130

I. La Fronde parlementaire. — La Fronde des parlements, sans pactiser avec l'ennemi, favorise indirectement ses conquêtes en Flandre. Elle n'a aucune prise sur la marine du Levant dont les officiers « offrent leur service pour ayder à soustenir l'auctorité du Roy. " — A Bordeaux, quelques capitaines de vaisseaux se mettent à la dévotion de la « république parlementaire « 147

Combats navals dans la Gironde entre la flotte bordelaise de La Mothe- Guyonnet et la flotte royale de l'intendant général Du Daugnon (1649) 151

II. La Fronde des princes. — L'incarcération de Condé et de Gonti. La populace de Bordeaux s'insurge avec l'appui de frégates espagnoles. Le comte Du Daugnon, hésitant, est « remis dans le train; » et Louis XIV fait son entrée dans Bordeaux à la tète de divisions royales venues du Havre, de Nantes, de Brouage et de Bayonne (5 octobre 1650). — L'hégémonie maritime de la Bretagne maintenue au détriment de la grande maitrise de la navigation 155

III. Les exploits dc chevalier Paul. — Paul, fils d'une lavandière, « embarque sur des vaisseaux armez à ses despans » des renforts pour Porto Longone et Piombino (1649), puis livre bataille avec la Reine et la Duchesse à l'escadre espagnole dite de Dunkerque, en vue du Cap Corse (13 avril 1650) 160

IV. Perte des présides de Toscane. — Capitulation de Piombino et de Porto Longone (19 juin et 31 juillet 1650) 164

La fin héroïque du lieutenant Des Lauriers. — Commandant la capitane de Monaco, chargée par le che^aHer Paul de ravitailler les présides de Toscane, il est cerné à Bastia par l'escadre de Gianettino Doria, coule sa galère et se tue (28 juillet) 165

V. Perte de la Caialogne. — « On laisse tomber entre les mains des ennemis ce qu'ils achepteroient des millions. » Les garde-côtes du maréchal de bataille de Ligny succombent, le 24 novembre 1650, dans un combat contre le capitaine général des galères duc d'Albuqucrque, qui investit Tortose. — Tortose capitule trois jours plus tard 166

La fin héroïcjue du « Lion couronné r, (17 juin 1651). — Ce petit vaisseau livre bataille près de Formentera à la flotte de Don Juan d'Autriche, lui

. met 326 hommes hors de combat et la force à relâcher tout avariée à Iviça 168

VI. Le capitaine Gargot a la Jambk de Bois. — La croisière du Léopard à Terre-Neuve. Mutinerie à bord : le capitaine se sert de V Hydrographie du Père Fournier comme d un bouclier. Les mutins le livrent aux Espagnols (1651). Les belles maximes d'un Bavard de la mer 170

Vil. L'Odyssée de princes fugitifs. — Après la mort de Charles I" sur

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l'échafaud, ses neveux les princes Palatins Rapert et Maurice courent les mors avec une escadre restée tidèle et pourchassée par les escadres de Croniwell. Les sympathies de nos marins pour eux : les chevaliers de Fonteny et de La Lande se font tuer ou prendre par Blake en tâchant de les rallier (octobre 1650). Ilupert hiverne à Toulon (1651); l'amirauté royaliste de Jersey est transférée à Brest 173

Vin. L'OioïKK noBDKi.AiSE. — ÎSouvelle Fronde, dite l'Ormee, à Bordeaux; Condé livre la Gironde à la Hotte espagnole Le général et le lieutenantgénéral dos galères et le vice-amiral des vaisseaux, Richelieu, Vinchogucrre et Du Daugnon, toiidieni dans « l'ouhli de leurs devoirs « . . 178

Bataille navale du Pertuis d'Antioclie (9 août 1652). — Le grand maître de la navigation César de Vondôiiie bat les escadres du comte Du Daugnon, de Masibradi, Mény et Artiague de Biscaie 183

IX. Pkhte de Du.NREiiQDE. — Le comte d'Estrades, défon.seur d'une place qui soutient depuis un an les attaques de l'archiduc Léopolil, clame : " au secours » 188

Confiscation de l'escadre de secoins (1-4- septembre 1652). — La division navale de Menillet, chargée de renforts, est enveloppée au large de Calais par la flotte de Blake et confisquée. — Dunkerque capitule deux jours plus tard. — « Je crois impossible d'empêcher la suite de nos malheurs si les Français continuent d'être contre la France " (Mazarin). . . . 190

X. Ciii'TE DE Babcelose (il octobre 165Î). — Un siège de quatorze mois. Chargé de forcer le blocus organisé par Don Juan d'Autriche, le chevalier de La Ferrière est longtemps immobilisé à Toulon par la querelle des Sabreurs et des Canivets, les uns fauteurs de la Fronde, les autres partisans du roi. Sa petite division, le 3 août 1652, se heurte à des forces quadruples qui l'obligent à battre en retraite. — Et Barcelone capitule 195

XI. C.^Mr.^c.sE 5Av.\i.E DE LA GiRODE. — César de Vendôme, secondé par l'énergique comte d'Estrades qui a remplacé à Brouage le comte Du Daugnon, s'empare des positions espagnoles de Bourg et Lormont, puis force la Hotte de Manuel Banuelos et Alvaro de Bazan à évacuer la Gironde. Jm Rèijle, de 70 canons, tombe en son pouvoir (1653). — La Fronde morte, la défense des côtes est assurée par les gouverneurs de Calais et de Nantes et par un banquier parisien 201

XII. CoMPLKiATioss AVEC L'AscLEThHnE. — Cromwell s'essaie au rôle d'arbitre du monde. Les Espagnols l'incitent à la prise de Calais. Vendôme propose contre l'Angleterre une coalition maritime. — Héroïque combat de Valbolle contre les quatre frégates de Roger Cuttance entre Cabrera et Majorque (23-25 février 1655). — Traité de Westminster (3 novembre 1655) 206

XIII. DEnNiÈiiE EXPÉDITION DK INaples. — La Hotte du chevalier Paul, chargée des troupes des lieutenants-généraux Du Plessis-Bellière et Folleville, est entraînée jusqu'à Malte, alors que l'objectif est lleggio. Elle opère un débarquement infructueux à Castellamaro (novembre I65-4-). 211

XIV. Fin de l'expédition de Catalogue. — Le prince de Conti, vice-roi de Catalogne, enlève Cadaquès avec l'appui des forces navales de Mercœur et La Ferrière (27 mai 1655) 213

Bataille navale de Barcelone (29 septembre-l" octobre 1655). — Vendôme,

conseillé par le chevalier Paul, attaque Luis Fernândez de Côrdoba, met à mal ses vaisseaux amiraux et l'oblige à battre en retraite. — Velléité d'expédition à Naples 215

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