LA F R A A ^^ E EN OUI E N T
Louis XII, roi de Jérusalem et des Deux-Siciles^ duc de Milan, seigneur de Gênes 37
I. Uke bataille de Navarix-Lépaxte iGNORiÎE. — Silence des historiens français sur cette bataille de quatorze jours (12-25 août 1499). Soixante mille Turcs et Vénitiens en présence. L'escadre française de Guy de Blanchefort arrive, le 18, au secours des Vénitiens. Ordre de bataille adopté par Grimani et Blanchefort. Action d'éclat de la Charente. Pusillanimité de Grimani qui bat en retraite. — Brillante croisière de Prégent de Bidoux à Volo, Schyros et Xègrepont (1500). René Parent rallie les Vénitiens sous le fort Saint-Georges de Céphalonie. Ses rodomontades 38
II. ExPÉDiTiOJX DE MiTYLÈNE. — Louis XII et Anne de Bretagne arment contre les Turcs les escadres du Ponant et du Levant, de quatorze bâtiments chacune, sous les ordres de Philippe de Clèves. amiral des royaumes de Xaples et Jérusalem (1501). Sur l'avis de Bidoux et de Staglieno, on gouverne sur Mitylènc, excellente base d'opérations pour attaquer les Turcs à la sortie des Dardanelles. Malgré le concours de Pesaro, capitaine général des Vénitiens, des assauts répétés contre Mételin échouent. Le Grand et le Petit Porcon, capitaines de la Charente et de la division normande, sont tués. Durant la traversée de retour, le vaisseau-amiral la Lomellina et la Pensée sombrent sur les écueils de Cythère '. 46
III. Siège du fort Sasta-Madra. ■ — Prégent de Bidoux concourt activement avec les escadres vénitienne et pontificale à la prise du fort de Santa-Maura, dans l'ile Leucade (30 août 1502). Patriotique réponse de Prégent aux Vénitiens qui veulent le retenir à leur service. — Les Vénitiens se rapprochent des Turcs en vue du percement de l'isthme de Suez (1504). Projet d expédition française en Egypte et Syrie., ,. 56
i. CA.MrAG>E DE Xai'le.s. — Le partage du royaume de Aaples entre Louis XII et Ferdinand le Catholique (1500), est bientôt suivi d'une guerre entre les deux rois. L'escadre du capitaine général Louis de Bigars ne peut venir au secours des quatre galères de Bidoux, cernées à Otrante
par Lezcano : Bidoux coule lui-même ses galères pour ne pas baisser pavillon (16 février i503\ — Le vice-roi François de Saluées et Prégent de Bidoux amènent, de Marseille et de Gènes, deux escadres au secours de Bigars et cernent dans le port d'Ischia la flotte de Lezcano et Villauiarin ijuin). Pour avoir voulu la prendre, au lieu de l'incendier, Bidoux la laisse échapper. — I^a flotte française participe à la défense de Gaète. Le lieutenant-général Antoine de Conflans amène une nouvelle division navale^ après un vigoureux engagement contre Villamarin dans les parages de Port'Ercole (août). Diversion de Bidoux dans le golfe de Napics (octobre). Capitulation de Gaète (l"^^ janvier 1504). — Croisière de Portzmoguer dans le Ponant. — L'escadre marseillaise du bâtard Henc de Savoie protège la retraite de l'armée qui assiégeait Salscs (octobre 1503) 60
II. RÉVOLTE DE GÈiS'ES. — Collision entre la noblesse génoise et « le peuple gras 1), qui se révolte contre la France et chasse notre garnison (1507). Bidoux accourt et barre l'accès du port à la flotte génoise envoyée contre Monaco. Louis XII fait guillotiner les meneurs. Erection du château-fort de Godefa îi
III. Complication iN.iTTKNDUE. Ux corsair?: trop ciievalerksoue. — Deux gentilshommes, Chapperon et d'Aulon, épousent la cause du duc Charles de Gueidre, attaqué par les Flamands. Leurs croisières dans le Ponant (1507). L'amiral de Flandre et l'empereur, exaspérés par ces attaques, arment contre nous. — Les Vénitiens, nos alliés, battent les troupes impériales. — Réorganisation de notre marine de guerre aux trais des amiraux, des provinces et des villes (1507-1509) 7o
IV. Guerre (joktre Venise. — La Ligue de Camlirai dirigée contre Venise. La flotte de Trevisano est coulée dans le Pô par nos batteries de ca»ipagnc (22 décembre 1509) 81
V. Guerre contre Venise et le Saint-Siège. — Bidoux, rappelé de croisière pour couvrir Gênes contre Biassa et Contarini, attaque à la fosse de Villamarino les capitaines généraux du pape et de Venise. Contre sa formation de combat, trois lignes et trois étages de feux, les alliés ne peuvent tenir ^19 juillet 1510). — Nouveaux engagements à Vado (5 septembre) et Capo di Monte ;^8 septembre) : nouveaux triomphes de l'ordre profond sur la formation en croissant adoptée par Contarini 8 »•
Le pape, 1 empereur, les rois d'Espagne et d'Angleterre, les Suisses, les Républiques italiennes se liguent contre la France (1511) 89
I. La nÉEENSE DES CÔTES DU PoNANT. — Mobilisation générale de la Hotte. Le corsaire malouin Roussel. Un plan de campagne anglais. Les paysans bretons, menacés d'excommunication, ne résistent pas à la descente de l'amiral Howard 90
II. La Cordelière et le liégcnl. — Nouvelle apparition de I amiral Howard au large de Saint-Mathieu. Le vice-amiral de Clermont se porte de Brest à sa rencontre, puis se dérobe. Sa nef, la Louise, est démâtée par Howard : la Coideliète et la Dieppoise restent seules aux prises avec la flotte an-
glaise i 10 août J5i2). Assaillie par quatre vaisseaux, la Cordelière s'accroche au Re'qeiit et se fait sauter avec lui. Querelle d'humanistes à l'occasion de ce magnifique exploit. Portzmoguer-Primauguet 93
III. Combat naval dks BLANcs-SABLO^s aux « CROYX-PniMOGrET » . — Rassemblement des escadres bretonne, normande et pro\ençale dans « la
. Chambre de Brest " . Howard met en bouteille le vice-amiral Du Chillou, en bloquant le goulet (avril 1513). Menacé d'une attaque à revers par Progent de Bidoux qui revient du nord avec dix le'gers bâtiments, Howard, avec une division détachée de la flotte de blocus, essaie de déloger Bidoux de la baie des Blancs-Sablons. Sa division est écharpée par les batteries delà pointe de Kermorvan et par le feu des galères; lui, il est tué en sautant à bord de la capitane française (25 avril). Bidoux fait repécher son corps. Terrorisés par nos galères, les Anglais lèvent le blocus de Brest. — La flotte franco-écossaise de Louis de llouville et Gordon de Letterfury tente de capturer Henri VIII dans le pas de Calais (octobre). — Coup de main de Bidoux contre Brighton (avril 1514). Les amiraux Windham et Thomas Howard tentent vainement d'envelopper ses galères à Boulogne (mai). Désintéressement sublime de l'amiral de Graville : « le soulaigement du povre peuple » lOll-
IV. Un siège de deux ans. La défense de i-a Mauvoisine. — La Mauvoisine de Godefa, la seule redoute que nous gardions à Gênes, résiste, deux ans entiers (23 juin 1512-26 août 1514), aux attaques des armées et des flottes de la Sainte-Ligue. Les forccurs de blocus : Janot le Marseillais, Cristol Esclavon, Paul Corse. Les dépêches, en langage chiffré, du gouverneur de la place : ses hommes, manquant de tout, se battent tous nus. L'intervention navale du lieutenant-général Claude Durrc. Capitulation. — Glorieux combat, près d Aigues-^Iortes, entre une petite division et la flotte de Doria (août 1514). Bidoux détruit huit galions génois à Varazze 116
I. Le voyage Dh: LItx/joir Es Inde.s méiudionalks et occidentales. — - L'écho, à Honfleur, de la découverte de Christophe Colomb : les Nouvelles admirables ; le manuscrit de Marco Polo acquis par la confrérie des marins de Honfleur. Les Normands et les Bretons furent les premiers Européens qui abordèrent au Brésil. — Journal de voyage de l'Espoir de Honfleur es Indes méridionales et occidentales, c'est-à-dire dans la partie méridionale et septentrionale du Brésil, au rio San-Francisco-do- Sul et à Bahia (24 juin 1503-20 mai 1505) I. Espoir n'a pu doubler le Cap de Bonne-Espérance et aller à Calicut : il est capturé, au retour, près de Jersey. Le premier Indien raïuené en France. — Croisière du corsaire Mondragon dans le canal de Mozambique (1506) 129
II. Terre-Neuve. — Les Bretons en possession du « secret de Terre- Neuve ». Un canot d'Indiens à la dérive est amené à Rouen (1509). Terre-Neuve est le flef de nos marins. La dîme payée à Bréhat (1514), La Hougue ri520) sur les morues de Terre-Neuve 138
TARLK DES MATIÈRES. 601
FRAA'ÇOIS l"'
François I" promoteur d'une croisade 141
I. BARBEnonssK. — Exploits fabuleux d'Ilaroudj, dit Rarljerousse, dont Kidoux et Federijjo Frcgoso tentent vainement de brûler la Hotte dans la rade de Bizerte (1516\ — Pero Navarro, un " Africain» renomme, passé au service de la France, dirige diverses expéditions françaises, également infructueuses, vers l'île Lampedouse (1516), contre El-Mehdiah (1517) et Monastir (1518). Sanglante riposte des musulmans 11i-2
II. Le.s der:?;iers jours de Rhodes. — Préliminaires d'une croisade contre les Turcs de Constantinople : le plan franco-impérial (1518). Les divisions françaises de Prégcnt de Bidoux et de Chanoy sont envoyées aux renseignements (1518). Chanoy détruit, après un vif combat au cap Salamone en Crète, la division turque qui transporte le tribut de l'Egypte (janvier 1519). Il repart, avec quinze vaisseaux et galères, pour secourir les Hospitaliers de Rhodes. Il est tué au cours d'une attaque contre Beyrouth, et les têtes de ses soldats sont tichées par centaines aux créneaux ,9 octobre 1520). Son lieutenant, Saint-Rlancard, bat dans les parages de Schyros l 'arrière-garde de Kara-Mahmoud (mai 1521). — La guerre avec Charles-Quint nous oblige à refuser au grand maître Villiers de L'Isle-Adaui les divisions de ^Navarro et de Baux. Rhodes défendu par L'Isle-Adam et Bidoux contre le sultan. Appels désespérés du grand maître à François I"'. Capitulation de Rhodes (25 décembre 1522). — Bidoux meurt à la suite d'un combat victorieux contre un corsaire turc (août 1528) 148
P R K M I È R E n V ERRE
I. En QUÊTE d'alliances. — " En paix gardée, il n'y a guère d'amour » . Projet d'alliance avec Christian de Danemark, auquel nous envoyons un millier d'hommes sur l'escadre du prince Gaston de Brézé. Campagne de Suède (1519). — Entente avec l'Angleterre pour réglementer la piraterie (1518). Le Camp du Drap d'Or. Henri VIII s'érige en juge entre François I" et Charles-Quint (1520). Recensement de nos forces navales. Agressions déguisées de la France contre la Navarre, de l'Empire contre Gènes (1521V — Surprise méditée contre notre flotte : Henri VIII jette le masque et prend parti pour l'empereur (15221 164
IL La PATRIE ES DANGER. — « Le temps est tel qu'il faut que chacun s'esvertue à faire service et garder son pays. » Arniements en masse. La création du Havre-dc-Grace. Attaque de l'amiral Thomas Howard contre Saint-Pol-de-Léon et Morlaix (juin 1522). Richard de La Pôle, notre hôte, ne parvient pas à relever l'étendard de la Rose-Blanche en Angleterre. L'escadre de Lartigue et Vidal de Plantade transporte en Ecosse
un corps d'année (septembre 1523). — Le Trépoit brûlé par le viceamiral Fitzwilliam. Exploits tic corsaires dieppois contre l'escadre anglaise de la mer ilu iSord (1523-152V) et contre une Hotte espagnole dans le golfe du Morbihan (1525) ^ 172
III. L'ixvASiON DE LA PROVENCE. — L'amiral de Tende essaie vainement de sauver Gênes : Navarro, commandant lavant-garde de notre escadre, est capturé par les Impériaux (28 mai 1522). — L'oubli d'un signal empêche André Doria de planter sur Monaco notre pavillon (août 15231. • — Projet d'envoyer dans le Levant la Graude-Françoyse, « bouUevert Hottant qui gardera Nysse et saulvera la Prouvence n . La Provence envahie par le connétable félon Charles de Bourbon, appuyé par la flotte de Moncada (juin 1524'). L'amiral de La Fayette arrive à enrayer la marche de la flotte de Moncada, qu'il bat près de l'embouchure du Var. Il seconde activement la défense de Marseille, dont Bourbon est contraint de lever le siège (24 septembre). Il inflige une nouvelle défaite à Moncada à Varazze (29 janvier 1525) et bombarde Gênes (30 janvier) 185
IV. Après Pavie. • — Après la défaite de François \" à Pavie, nos marins s'apprêtent à enlever au passage le roi prisonnier. François \" écarte sa dernière chance de salut et fait escorter de ses galères la flotte ennemie qui l'emmène en Espagne 196
Y. La i.tgue de Cognac. — Réfection de notre flotte du Levant. Ligue du roi et des Etats d'Italie contre l'empereur. La flotte confédérée, commandée par Pero Navarro, attaque Gênes (2 septembre 1526). Une de ses divisions livre bataille à Sestri-Levante, à l'escadre d'Alarcon et Lanoy qui amène des secours aux Génois (22 novembre). Lanoy prend pied en Italie. — Doria et Louis de Lorraine- Vaudémont s'emparent de Castellamarc, Sorrente (février 1527), bloquent Naples (6 mars) et se rendent maîtres de Salerne (17 mars). — Rome mise à sac par l'armée de Bourbon. — André Doria capture à Portotino la flotte génoise de Giustiniano (15 août). Gènes capitule (19 août) 201
VI. L'EXPÉniTiOiN DE Sardaigne. — Pero Navarro et Renzo da Cei-i préconisent une expédition en Sicile, Sainl-Blancard, Doria et le provédifeur Moro une descente en Sardaignc. Débarquement à Caslel Sardo, en Sardaigne. Prise de Sassari. La peste à bord. Retour de Saint-RIaneard en France et de Doria en Italie (février 1528V André Doria ne peut plusse faire obéir des capitaines français 213
VII. Bataille dt: C.\p d'Orso. — Filippino Doria, qui a ordre d appuyer les opérations de Lautrec dans le royaume de Naples, enlève au large d'Ostie une flottille espagnole chargée des dépouilles de Rome (16 février 1528) et bloque Naples. Attaqué au cap d'Orso par l'escadre de Moncada, il met en réserve la division Lomellino, qui intervient au milieu de la bataille et achève la débâcle des Espagnols (28 avril). Gomment Vieilleville emmené prisonnier s enqjara des deux galères qui avaient éi happé à la dcbàcli , 220
VIII. Lb^ LAURIERS DE LA DEEAUE. — Fdippino. puis Andrc Doria, sont furieux qu on veuille leur enlever les prisonniers. L'un des prisonniers, le marquis dcl Vaslo, en gagnant Doria, récolte les lauriers de la défaite. Doria passe au ser\ice de Charles-Quint (10 août) 228
IX. ChaojÉj d Italie. — Barbesieux, le nouveau capitaine général de notre
TADLE DES MATIÈRES. 6'i3
llollp, qui va seconder l'attaque de Lautrcc contre Naplcs, est mis en fuite par Doria ; il perd près de Gênes quatre galères et revient à Marseille dans une panique folle (15 septembre). Malgré l'ordre formel du roi, il n'ose risquer sa flotte pour dégager Savone, qui capitule (21 octobre). Trivulce est chassé de Gênes (28 octobre). Barbcsieux reçoit ordre de couvrir Toulon (novembre). François I" se résigne à la pai.v (3 août
X. Au SKRVicE DE L'EMPEREtTR. — Nos galères, prêtées à l'empereur aux termes du traité de Cambrai, coopèrent à l'expédition de Doria contre Cherchell et Alger (1530). Elles nous sont rendues dans un état lamentable 240