‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 87 sur 87 · III · texte numérisé non relu

III

V. La flotte turque entre en scène. — Mission de Gabriel d'Araraont à Alger, Malte et Gonstantinople (1551). Le dey d'Alger braque ses batteries sur nos galères; le grand maître de Malte nous accuse de la chute de Tripoli; la flotte de Sinan et Dragut, que Gabriel d'Aramonl nous amène en 1552, saccage le sud de l'Italie, bat aux iles Ponza l'escadre d'André Doria (5 août), mais manque le rendez-vous pris avec le baron de La Garde. L'escadre française, en quête de la Hotte turque, la rejoint aux îles Ioniennes et hiverne à Chio. Echec du projet d'xtccupation de Naples : la conspiration d'Ascanio Colonna éventée. La flotte franco-turque de La Garde et Dragut saccage Licata, en Sicile, l'île de Pantellaria et arrive le 9 aoiît 1553 à Port'Ercole. Attaque de Porto-Ferraio 504

VI. Conquête de la Corse. — Le promoteur de la conquête de la Corse, le colonel d'Ornano ; vendetta contre les Génois, que les Corses " estiment mercadants et canailles » . La Maremma siennoisc, occupée depuis 1552 par le maréchal de Termes, est peuplée de Corses. La Garde et Dragut transportent en Corse l'armée du maréchal de Termes. Prise de Bastia et Saint-Florent : Dragut, privé du pillage de Bonifacio, prend congé (août 1553). — André Doria, auquel la République génoise remet l'étendard de la guerre, débloque Caivi et investit Saint-Florent. Le baron de La Garde reçoit mandat exprès de le combattre : ordre de bataille et code de signaux adoptés pour sa flotte. Il n'ose attaquer Doria. La tempête disperse notre flotte, dont une partie fait naufrage sur l'île Pianosa, mais dont l'autre enlève un convoi de troupes espagnoles (février 1554). Capitulation de Saint-Florent 511

VII. Les derniers jours du prieur de Capoue. — Leone Strozzi, fugitif, était allé à Malte. Il dirige une attaque contre Zoara en Tripolitaine et devient général des galères de l'Ordre. Frustré de la grande maîtrise, il rentre au service de la France comme général des galères d'Italie (mars 1554). Son stratagème pour échapper aux embûches du vice-roi de Sicile. Il renforce les ouvrages de Port'Ercole, projette l'attaque d'Orbetello, mais tombe mortellement frappé près de Scarlino (24 juin) 520

VIII. La perte de la Maremma. — La flotte franco-algérienne de La Garde et Salah Raïs amène des renforts à Port'Ercole (6 juillet); le maréchal Pietro Strozzi est défait à Lucignano (2 août). Dérobade de Dragut, après une courte apparition au large des côtes napolitaines. La famine dans les places de la Maremma. Capitulation de Sienne (21 avril 1555). Biaise de Monluc s'embarque à Civita-Vecchia, prévient La Garde, qui s'attache au siège de Calvi, de l'arrivée imminente d'André Doria, et sauve notre escadre. Une poursuite émouvante. — Le maréchal Strozzi s'échappe de Port'Ercole, investi le 31 mai par Doria. — La flotte de Piali-Pacha, que la division Saint-Blancard dépêchée en estafette, n'a pu rallier, échoue dans une attaque contre Piombino (12 juillet). Ralliée dans le golfe de Saint- Florent par l'escadre de La Garde, elle attaque vainement Calvi et Bastia (août). Combat naval de Saint-Florent entre La Garde et une escadre espagnole. Naufrage de l'escadre de Gian-Andrea Doria à Porto- Vecchio (6 février 1556). Trêve de Vaucelles. Charles-Quint abdique le pouvoir 525

T. L'expkdition du duc dk Guisk a Naplks. — La trêve de Vaucelles mécontente le sultan et le pape. Paul IV veut la liberté de l'Italie : la maison de Lorraine-Guise fait valoir ses prétentions sur Naples. Ligue contre Philippe II. La flotte de La Garde amène des secours au pape, que le duc d'Alhe presse (1556). — Henri II déclare la guerre à l'Espagne (7 janvier 1557). L'armée du dtu; de Guise descend vers Naples. La Garde, après une croisière mouvementée, laisse échapper la flotte de Gian-Andrea Doria, qui mène des renforts à Naples (mars-avril). Il songe à « se saisir doulcement » du port pontifical de Civita-Vecchia. L'armée du duc de Guise, rappelée en France, s'embarque sur la Hotte du baron (septembre) 538

II. La TRAHi.sois DK Pum-Pacha. — Le nouveau général des galères : brillant combat naval du prieur François de Lorraine contre le gouverneur de Rhodes. Le grand prieur va au-devant de la flotte de Piali-Pacha, envoyée au secours de la France. Piali manque le rendez-vous en Corse, saccage Minorque et, sa jonction faite à Toulon avec notre flotte, refuse d'agir soit contre Villefranchc, soit contre Bastia ou Port'Ercole (juinjuillet 1558). Cruelle découverte : Pinli avait été corrompu par les Génois 547

III. La PRisK DK Calais. — Rassciiiijicment de loiites les Hottes ennemies, espagnole, anglaise et flamande; manque d'unité dans le commandement. Carvajal attaque Relle-Isle et Le Croisic, l'amiral anglais Cherbourg. Le capitaine Bordelais de La Salle imagine un svstème de défense mobile, avec batterie flottante, fort démontable et garde-côtes blindés (1557). Diversion tentée en Angleterre par Stafford. Plan de Coligny contre Calais. L'escadre de Ponsard de Fors, en balayant le détroit, isole Calais et permet au duc de Guise de s'en emparer (8 janvier 1558). La flotte de Chamberlain, arrivée trop tard, manque d'être foudroyée dans le port de Calais. Le baron de Clères enlève une escadre anglaise chargée d'un parc de siège (juillet) 552

IV. AïTKNTAT co^iTRK Rrkst. - — Défaite des amirau.x Clinton et Wacken au Conquet (20 juillet). Traité de Cnteau-Cambrésis ; perte do nos conquêtes (1559) 564

« F, ES ISLES D[T PEROn „

I. Un cadet dk Gascognk. — Odyssée de Menjouyn de La Cabanne, de Capbreton ; parti sans vivres pour les « isles du Peyrou » ou Antilles, il bat avec un seid vaisseau deu-x escadrilles (1550). — Le mot magique de Pérou. — La roberge de Saint-Malo 570

IL .Tambk de BOLS. — François Le Clerc, flit .Ïambe de Rois, corsaire normand anobli pour sa valeur. Sac de l'île de Porto-Santo (17 juillet 1552), des côtes de Saint-Domingue (avril 1553) et de I île de Palma aux Canaries (21 juillet). Deux corsaires diepppis donnent la chasse à la

flotte des galions depuis Porto-Rico jusqu'en Espagne, et en capturent la moitié (1553). — Nouvelles croisières de Jambe de Bois 574

III. La prise de La Havane. — Profanations commises par Jacques de Sores à Santa-Marta sur la côte colombienne. La guerre navale, jusque-là très chevaleresque, s'envenime d'une guerre de religion. Sores, à la tête de deux bâtiments seulement, s'empare de la Havane : la forteresse du port est enlevée d'assaut (juillet 1555). Sores s'informe des fortifications de Saint-Domingue 579

IV. Un naufrage aux Bermudes. — Naufrage aux Bermudes d'une prise faite par le capitaine Mesmin, de La Rochelle (1556). Odyssée des naufragés, qui enlèvent plusieurs bâtiments avec deux épées pour toutes armes, et gagnent Saint-Domingue, puis La Rochelle 584

V. Un coup de main rêvé par Henri II : la capture des galions (1558). 587

VI. Sur les bancs de Terre-Neuve. — Comment chaque classe de la population était intéressée à la pêche de la morue. Nos flottilles de terreneuviers pourvues de vaisseaux d'escorte (1554). Combat naval livré par une division malouine sous le fort Saint-Jean à Terre-Neuve (15 août 1555). Nouvel essor de nos pêcheries (1560). — Evolution de nos idées politiques en fait de colonisation 589

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