JACQUES CARTIER
I. Premier voyage : Larrador et raie des Chaleurs. — Joyaux et colliers d'or rapportés d'Amérique par le terreneuvier breton Nicolas Don (1526). ■ — Voyage du malouin Jacques Cartier organisé, aux frais du Trésor, pour des ilcs aux gisements d'or (1534). Cartier entre dans le détroit de Belle-Isle et va jusqu'à Gaspé, près de l'embouchure du Saint-Laurent 307
II. Second voyage: Canadv et Hociielaga. — Des vigies détachées par les Indiens hurons attendent le retour de Cartier, qui remonte le Saint-Laurent et visite Stadaconé, le Québec futur, capitale du Canada, et Hociielaga, plus tard Montréal (1535). Complot et punition des chefs hurons. Retour en France (1536) 311
III. Troisième voyage : Charlesbourg royal. Les mines du Saguesay. — L'erreur de Cartier : le Canada est « un bout de l'Asie " . Le Malouin nommé capitaine-général d'une expédition nouvelle, et Roberval lieutenant-général de la colonie (154-1). Le pèlerin de Rocamadour et le libertin. La relcgation au Canada. Cartier part de l'avant avec cinq navires. Fondation de Charlesbourg-Royal au confluent du Saint-Laurent et de la rivière du Cap-Rouge. Exploration jusqu'à Carillon. L'atlas perdu de Cartier. Départ (1542) 315
IV. Roberval : Fort-de-France-Roy. L'île de la Demoiselle. — Armements de Roberval à Honfleur. Ses déboires. Fâcheuse liaison avec ie pirate Lartigue. Le pilote Jean Alfonse. Départ de Roberval et de ses colons (1542). Rencontre de Jacques Cartier à Terre-Neuve : Cartier revient en France avec des tonnes pleines, croit-il, d'or et de diamants. Immense désillusion. Faux connue un diamant du Canada.' — Le supplice de la relégation : l'ile de la Demoiselle. Roberval s'établit à Charlesbourg- Royal, qu'il baptise France-Roy. En route pour le Saguenay. La fin de la relation de voyage est perdue. — L'évacuation du Canada (1543). — Roberval échappe à l'incendie du carracon le Philippe et obtient le monopole de l'exploitation des mines en France. Cartier, honoré de l'estime et des visites de Rabelais, Cabot, Thevet, meurt à Saint-Malo en 1557 321
V. La mort du pilote Alfonsk. — Après avoir achevé une Cosnwqrapliie (1544), le pilote Jean Alfonse quitte La Rochelle à la tète de trois vaisseaux de course : après de nombreuses prises, il est pourchassé et tué par Menendez (1544). — Le plagiat de sa Cosmographie par Sécalart ". 330
I. Velléité de croisade. ^ Les corsaires barbaresques mettent à sac La Napoule (juin 1530). Armement d'une flotte contre Barberousse. Fran-
cois I" refuse au pape d'en confier le commandement à Doria (1532). Le roi de Tunis nous envoie des présents : Henri VIII promet de concourir à la Croisade, si on lui permet de divorcer 334
II. L'estrp;vuk du pape et du roi a Marseille. — Clément VII, que la flotte de Stuart d'AIbany a été quérir, refuse d'accéder à la demande de Henri VIII (1533) 338
III. Les capitulations. — Trêve marchande (1535), puis alliance formelle (1536) avec le sultan. La prépondérance française dans le Levant : notre commerce maritime dans les Echelles 342
IV. L'amie DU BAROS DE Saikt-Blaxcard. — Société d'armements en commandite formée par l'Avignonnaise Magdeleine Lartessuti et le général des galères. Comment la défense maritime de Marseille, en 1536, fut organisée par une femme 346
V. Les Lyokxais armateurs. — Commanditaires de l'expédition de Verrazzano dans la Franciscane, ils organisent des voyages au Brésil, en Afrique et cherchent, pour leur industrie de la soie, des voies d'accès en Chine 349
DEUXIÈXIE GUERRE
I. Le siège de Marseille. — L'amiral Chabot menace les frontières du Milanais. Charles-Quint, de retour de l'expédition de Tunis, pénètre en Provence, enlève Antibcs (17 juillet 1536), arrive devant Marseille (19 août). Un barrage de vaisseaux coulés dans le chenal empêche Doria d'entrer dans le port. Une de nos divisions navales harcèle les assiégeants, qui battent en retraite avec des pertes énormes (13 septembre). L'autre division, avec le baron de Saint-Blancard, a été quérir l'escadre algérienne pour opérer une division aux Baléares et en Catalogne (septembre). Barberousse, à notre requête, jette l'épouvante dans l'Italie du sud; puis le sultan lui-même arrive avec son armée et sa flotte au camp d'Avlona, à l'entrée de l'Adriatique (mai 1537). Une escadre française est envoyée à sa rencontre pour combiner avec lui l'invasion du royaume de Naples '. 353
II. Le voyage de Saixt-Blaxgard daxs le Levast. — Mal accueilli par le bey de Tunis, ravitaillé à Hammamet, Saint-Blancard rallie la flotte turque à Prévésa. Soliman II, après l'incendie de Corfou, a battu en retraite et abandonné le projet de conquête de Naples (septembre 1537). Saint- Blancard, forcé par la tempête d'hiverner à Chio, a l'humiliation d'aller mendier à la Sublime-Porte de l'argent. Pendant son absence, son frère Magdalon reçoit à Chio des lettres de rappel : les dix galères qu'il ramène, tombent au milieu de la flotte de Charles-Quint à l'ile Riou, près de Marseille ; quatre d'entre elles sont enlevées, puis relâchées aux pourparlers de paix : les six autres se sont réfugiées sous la forteresse de La Ciotat (5 mai 1538). Trêve de Nice (15 juin). Vicissitudes de notre politique 360
III. L'alerte anglaise. — Henri VIII croit que le partage de l'Angleterre
est le gage de notre rapprochement avec Charlcs-Quint. Le roi Jacques V d'Ecosse a épousé successivement deux princesses françaises, Magdeleine de France (1537) et Marie de Guise (1538), que nos escadres ont escortées en Ecosse. Préparatifs des Anglais dans l'éventualité d'une invasion. La rupture évitée 369
I. Ux TRIO d'ambitions. — Les héros de la sanglante mêlée navale de Merlera (1537), Leone Strozzi et Virginio Orsini dell' Anguillara, se disputent le généralat des galères de France. Le troisième larron : le capitaine Polin, baron de La Garde 372
II. L'alli.\>i:e frakco-turque. — Assassinat par les Impériaux de nos agents diplomatiques Rincon et Fregoso. Le capitaine Polin obtient pour 1542 le concours de la flotte de Barberousse, qui n'arrive en Provence qu'en juillet 1543. Le lieutenant-général de notre armée navale, François de Bourbon, comte d'Enghien, vient de perdre dans une embuscade près de Nice les quatre galères de son avant-garde (17 juin). La flotte francoturque bombarde Nice, qui capitule (22 août), à l'exception du château. Barberousse et Doria : « le corbeau ne crève pas les yeux au corbeau » . — Hivernage de la flotte turque à Toulon : une de ses divisions, avec Salah Raïs, met à sac la côte espagnole et va quérir l'escadre algérienne. Polin de La Garde nommé général des galères de France. Une entreprise mystérieuse. Barberousse, déçu et irrité contre nous, quitte Toulon en emmenant comme otages La Garde, Leone Strozzi et six de nos bâtiments (23 mai 1544). Le massif de l'Argentario, enlevé par lui, est ensuite occupé par des garnisons françaises; échec de Leone Strozzi devant Orbetello; bombardement de Pouzzolles, Lipari. La Garde et Strozzi reçoivent de Soliman II une audience très cordiale 376
III. L'alliasce ANGLO-ESPAGNOLE. — Devant l'alHance anglo-iuqjcrialc, François l" envoie la division navale de Clamorgan de Saane quérir la Hotte danoise, qui ne vient pas. Clamorgan bat une escadre flamande. Une escadre dieppoise, envoyée au secours de l'Ecosse, livre plusieurs combats à Mancell et Willoughby (juillet-août 1543). Une escadrille bretonne apporte à Dumbarton un matériel de guerre (octobre). — Deux vaisseaux de guerre bietons sauvent Cherbourg en livrant combat à une escadre anglaise (22 juillet). Le capitaine Nicolas Lcscollier d'Ambreville poursuit des vaisseaux anglais qui sont venus reconnaître Le Havre (novembre). L'amiral Henri d'Albret protège La Rochelle contre la flotte anglo-flamande. L'invasion de la France organisée par iin traître, le viceamiral Lartigue. Bataille navale de Muros entre Clamorgan de Saane et Alvaro de Bazan (25 juillet). — La France envahie. Henri VIII se rend maître de Boulogne (14 septembre 1544). Traité de Crépy avec l'empereur 39a
Épouvante causée en Angleterre par une menace de débarquement. L'escadre de Château-Chalon transporte en Ecosse le corps d'armée de Montgommery de Lorges (3 juillet 1545). Le baron de La Garde amène en Normandie l'escadre du Levant, après un fâcheux retard causé par le massacre des Vaudois. L'amiral Lisie essaie de détruire notre flotte au Havre. L'incendie du Carracon. Combat naval de Portsmouth entre Lisle et d'Annebault (19 juillet}. Mort du capitaine d'AuIps à Wiglit. Ordre de bataille de l'amiral Lisle. Combat naval de Shoreham (15 août). Incendie du Trcport (2 septembre). Combat naval d'Auibleteuse (18 mai 1546). Traité de paix (7 juin) 409
I. Campaoes d'Ecosse. — « Le peintre françois « , un de nos agents, suit la campagne d'Ecosse abord du vaisseau amiral d'Angleterre. Leone Strozzi, avec seize galères, s'empare de Saint-Andrew (30 juillet 1547). Montalembert d'Essé envoyé en Ecosse (décembre). Mobilisation de la flotte de Ponant, que le vice-amiral de La Meilleraye emmène à Leith, avec les troupes du Rhingrave, de Pietro Strozzi et d'Andelot (juin 1548). Vifs engagements entre les galères de Pietro Strozzi et les vaisseaux du viceamiral Clinton. Villegagnon contourne la Calédonie avec quatre galères et amène la reine ^larie Stuart en France (août). — La flotte de La Meilleraye bloque la Gironde pour réprimer l'insurrection de la Guyenne (septembre). — Montalembert enlève d'assaut l'Ile d'Inch-Keith, en face de Leith, tandis que l'escadre de Villegagnon la cerne (juillet 1549). 432
II. La rupture avec l'Ascleterre. — La crainte d'une intervention impériale : déclaration de guerre à l'Angleterre (8 août 1549). Agression redoutée en Cotentin. Leone Strozzi s'empare de Sercq, surprend dans le port Saint-Pierre de Guernesey l'escadre du vice-amiral Wynter (31 juillet 1549) et opère une descente à Jersey 443
III. Le siège de Roulogne. — Croisière de Leone Strozzi dans le pas de Calais. Roulogne investi par Henri II et le connétable (août). La Dunette battue par Coligny. Villegagnon tente vainement d'obstruer la passe, en y coulant de vieux vaisseaux (décendjre). Rachat de Boulogne et traité de paix (février 1550) 448
L'anarchie et la concussion dans la marine de François l" 453
I. Une flotte modèle. — Construction de deux escadres homogènes dans le Ponant et le Levant. » Se mettre sur mer aussi fort pour le moins que ses ennemis « . Les roberges : pièces à tir rapide et à mise en batterie automatique. — Budget ordinaire et budget extraordinaire de la marine.
Réseau de défenses côtières. Ordonnance sur la marine. La stolonomie : l'inscription ou description maritime : gardes-marines 455
II. Victoire sans combat. — Le nouveau général des galères, Leone Strozzi, réclame satisfaction pour une injure faite à nos marins en Sardaigne. Il répond au dédain de Doria en lui barrant la route avec vingt-deux galères contre quarante-deux, aux iles près de Marseille (28 juillet 1548). Doria bat en retraite. — Avec les galères de Malte et celles de Dragut comme renfort, Strozzi projette d'enlever l'Infant d'Espagne : Henri II n'y consent pas. — Sforza, général des galères pontificales, rallie notre pavillon (1550) 463
III. Le,s conséquences d'un acte d'indiscipline. — L'armée navale divisée en deux factions. Carcès, lieutenant du général des galères, soutenu par l'amiral de Tende, entre en insubordination ouverte. Leone Strozzi, au retour d'une attaque hardie contre Barcelone [24 août 1551), tombe dans un guet-apens dressé par la faction carciste. Menacé de mort, il déserte et s'évade de Marseille avec deux galères (16 septembre). Carcès surprend à Villefranche l'arrière-garde de Doria. Le Héau de notre marine. • 471
I. Croisières dans le Ponant. — Sourds préparatifs maritimes des Flamands. Le baron de La Garde enlève un de leurs convois près de Falmouth (20 août 1551), puis un second : lingots d'or cachés sous des monceaux de sel. Le sémaphore de Dunkerque hisse le signal d'alarme (1552). I^a course partout déchaînée. Duel à mort entre Basques français et Basques espagnols. Le musée naval de l'alcade de Deva. Les escadres de couverture des Espagnols. — Adrien Crol, d'Enkhuysen, s'empare par surprise de l'île de Sercq (1553). A qui appartient l'archipel anglo-normand? 480
II. CoMiMENT NOUS FAILLIMES ENLEVER l'infant d'Espagne. — Le nouvcl amiral de France. Villegagnon, chargé de mettre Brest en état de défense, préconise l'enlèvement de l'Infant, fiancé de la reine Marie d'Angleterre. La révolte de Wyatt appuyée par la France. « Les guerriers d Irlande " , corsaires malouins. La Bemba tombe au milieu d'une grosse flotte française, qui guette Philippe d'Espagne à l'ouvert de la Manche (juin 1554). Philippe nous échappe 487
III. « MÉMORABLE COMB.AT NAVAL LIVRE PAR LES DiEPPOIS AUX FLAMANDS » .
Amatelotés deux à deux, dix-huit petits navires dieppois livrent combat à vingt-trois grandes hourques flamandes. De Douvres comme de Calais, on aperçoit la bataille (il août 1555). Terrible mêlée. Le vice-amiral flamand Melis Claesson est tué, l'amiral Herman Hens, d'Enkhuysen, fait prisonnier : l'amiral de Bures et plusieurs de nos capitaines sont tués. La lâcheté de trois capitaines dieppois. Gigantesque brasier. Les Dieppois vainqueurs, mais en quel état! — Jean Ribault, » ung des meilleurs hommes de mer de la Chrestienté » 494
IV. Attentat démasqué. — Comment le capitaine-général Luis de Carvajal devait s'emparer du Havre avec la complicité du corsaire Hollinshed (1556) 503