DJELAL EDDIN ABOU SOLEIMAN DAOUD J
C’est l’auteur de la médecine du Prophète, traduite par
M. Perron. Nous trouvons dans ce livre le nom d’Ebn el Beithâr, ce qui place l’auteur après le XIII6 siècle.
L’ouvrage se divise en trois parties : généralités et hygiène, aliments et médicaments, thérapeutique. Les hadits se trouvent souvent appuyés par l’autorité des médecins grecs et arabes. De tous les ouvrages de ce genre que nous avons vus, c’est celui qui a le plus de développements.
C’est ici le lieu de rappeler deux traités anonymes de la médecine du Prophète analysés l’un par Reiske, dans ses opuscula medica, et l’autre par Gagnier dans sa Vie de Melhomet. Ce dernier livre a donné à Gagnier une haute idée de la science du Prophète.
EL ALAOUY EL MAGREBY.
Ibrahim ben Abi Saïd el Alaouy, dit el Magreby, ou le Magrebin, quitta probablement l’Occidént pour l’Orient, d’où le surnom de Magrebin. Nous ignorons l’époque où il vécut et nous n’avons pu trouver aucun indice dans ses œuvres, dont la forme concise exclut les citations.
Il est représenté à l’ancien fonds arabe, sous les n°8 1027 et 1032, qui sont des exemplaires d’un même ouvrage. Il est aussi représenté h la Bibliothèque Bodléienne sous les n“s 564 et 620. Hadji Klialfa le mentionne sous le n° 3490, mais il se borne à nous parler de son écrit.
Tel est le titre de cet ouvrage : Tacouim el Mofridctt, Etat des simples, ou moyen de guérir toutes les maladies. Son titre rappelle les écrits d’Ebn Djezla etd’Eben Bothlan et il en a tout-à-fait la forme synoptique.
Sa préface annonce le but et l'ordonnance du livre et traite des propriétés générales des médicaments, de leurs classes et de leurs synonymies.'
Viennent ensuite les tableaux synoptiques des médicaments, au nombre de 550, rangés par ordre alphabétique et embrassant les deux pages du livre.
A chaque médicament répondent 16 colonnes, indiquant le nom, la description sommaire s’il y a lieu, l’espèce, le choix,
le tempérament du médicament, ses propriétés, son emploi dans les organes céphaliques, respiratoires, digestifs, dans l’économie en général, le mode d’emploi, la dose, les inconvénients, les correctifs, les succédanés, le n° d’ordre.
.En somme, nous n’avons ici qu’un aide-mémoire, un ouvrage commode aussi pour l’enseignement, sans autre originalité que la forme imitée sans doute des écrits d’Ebn Djezla et d’Ebn Botlan, ce qui porte notre auteur vers l’époque des croisades. Hadji Khalfn, 11“ 611, lui attribue un Traité des succédanées.