CONSTANTIN I,’ AFRICAIN
Daremberg n’admet pas moins que la traduction latine se fît d’après l’arabe.
Nous avons dit que le Viatique avait été traduit en grec sous le nom d’Epbodes. Ce qu’il y a de singulier, c’est que le traducteur porte le nom de Constantin, le secrétaire de Reggio. On s’est demandé si ces deux Constantin ne faisaient pas un seul personnage. Daremberg, qui soulève cette question, ne l’a pas tranchée. Vu le passé de Constantin l’Africain, il est bien difficile d’admettre qu’il ait pu apprendre le grec et le latin pendant son séjour au Mont-Cassin. On pourrait tout au plus admettre qu’il a fait cette traduction à deux, ainsi qu’on le fit plus tard en Espagne. On peut lire dans le travail de Daremberg de longs détails sur les nombreux manuscrits des Ephodes qui se trouvent dans les bibliothèques européennes.
Le Viatique fut encore traduit en hébreu, et il en existe peut-être bien un fragment à la Bibliothèque nationale, n° 1173, fragment n° 6. Le catalogue donne ce fragment qui traite de la perte de la mémoire comme étant d’Ebn Eddjezzâr, et il ajoute que ce traité n’est pas indiqué par Ebn Abi Ossaïbiah. Mais un fragment de deux feuilles ne constitue pas un traité. C’est tout au plus un chapitre, et probablement un chapitre du Viatique. Nous vous proposons de le vérifier (1).