ROBERT DE RÉTINE
Tel est le nom sous lequel il est généralement connu, mais les manuscrits donnent plus souvent Ketenensis ou Belcnensis (1).
Telle est la notice que Pits nous en a laissée :
« Robert Ketenensis, dit aussi l’Anglais, et même le Breton, était doué d’un grand esprit, mais vagabond et curieux. Après avoir appris le latin dans son pays, avide de science, il passa la mer, traversa la France, l'Italie, la Dalmatie, la Grèce et parvint en Asie. Là avec grand’peine et même au péril de ses jours, il vécut longtemps au milieu des farouches Sarrasins et acquit une connaissance parfaite de la languie arabe. Retourné par l’Espagne avec un certain Hermann Dalmate, qui l’avait accompagné dans ses voyages, il se livra tout entier à l’astrologie. En raison de son savoir on le fit archidiacre de Pampelune, et grâce aux dépenses faites par Pierre, abbé de Cluny, il rédigea de l’arabe en latin un abrégé de l’Alcoran.
Tels sont ses écrits :
L’Alcoran, qui fut imprimé à Norimberg, en 1543 (2), , m
De la doctrine de Mahomet.
Pits nous donne Robert comme occupé d’astrologie quand il fut rencontré par Pierre le vénérable, mais nous verrons qu’il dit lui-même d’astronomie et de géométrie.
(1) On lit même : Quetenensis.
(2) Il paraît que l’édition de Norimberg ne contient qu’un abrégé. V. Zenker, 1,179.