‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 154 sur 239 · GÉRARD · texte numérisé non relu

GÉRARD

senal. Le Ms.de la Mazarine a seul conservé l’expression cata, rendue ailleurs par le latin sectore.

L’original existe aux bibliothèques d’Oxford et de l’Escurial. L’ancien catalogue d’üxford iP 6567 emploie l’expression cata, et le nouveau de Nicoll, II, 279, secante.

Casiri s’est mépris dans l’indication de cet opuscule. Il donne correctement le titre arabe : fi chekl el moulekkeb bil qatha (de la figure appelée sécante) et il traduit par : De sectionibus conicis ubi de figura cui nomen secans, I. 399.

Dans la liste bibliographique de Tsabet, I, 387, il commet une faute d’un autre genre. Dans un théorème de mathématiques il voit un instrument: De instrumenti figura quod secans nuncupatur. M. Sédillot, dans ses Prolégomènes d’Oloug beg, a reproduit de confiance le texte et la traduction de Casiri, XXIV.

Le peu que nous avons lu dans les Mss. de Paris ne nous a laissé aucun doute sur la nature de cet opuscule et la valeur du mot chekl, constamment employé dans les ouvrages de mathématiques, avec le sens de figure. On lit dans le Ms. de la Mazarine : Liber de figura que dicitur cata, nam ea docet producere duas proportiones ex una. Et plus loin : intellexi quod discisti super figura quod nominavimus cata, et quod interrogasti super apodixi ejus. On voit qu’il ne s’agit pas d’un instrument, qui, du reste, se dit alat. Il est dit aussi que cette figure est très importante pour la connaissance de la sphère et qu’elle fut étudiée par Ptolémée. Çà et là se voient des figures dont quelques-unes sont des arcs de cercle.

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