ABOU AMR MOHAMMED BEN AHMED ETTHARSOUSY
Nous le connaissons par une mention de Hadji Klialfa, n° 7614, qui lui attribue un ouvrage intitulé : Echchefa Fitthobb, la guérison en médecine. Il mourut en 1163.
EL AGREBY.
Daoud Ennacer el Mously, originaire de Mossoul, habitait Hassen Keifa, et vivait dans le courant du XII” siècle, ce qui est indiqué par le surnom de Thabïb ed Douletein, ou médecin des deux dynasties. Il y a toutefois désaccord à ce sujet et d’Herbelot est en contradiction avec lui-même. D’un côté il considère ces deux dynasties comme celle des Fathmides et des Aïoubites, et de l’autre comme les maisons régnantes en Egypte et en Syrie. Nous allons voir d’autres difficultés.
Daoud Ennacer est l’auteur d’un Formulaire qui porte le titre de Nihaïat el Idràk, le Comble de la perception, qui existe à la Bibliothèque nationale, ancien fonds, n” 1036. D’Herbelot dit qu’il fut dédié à Malek el Adel, frère de Baladin, d’où le titre El Adeli qui lui fut aussi donné.
D’autre part nous lisons tafl£dans le manuscrit susdit que dans Hadji Khalfa, à part de légères variantes, qu’il fut dédié à Chihab eddin Gazy ben Mohammed el Aïouby. En tète de ces noms on lit de plus : El Adel, chez d’Herbelot.
Nous pensons qu’il y a une faute d’impression sans doute, chez Hadji Khalfa. Il donne la.date826 de l’hégire, 1422; mais nous lisons dans le Ms. 1036 que cette date est celle où fut achevée la copie de l’ouvrage par un descendant de l’auteur, Issa ben el Agbar.
Le manuscrit de Paris est incomplet. 11 commence au livre 3 de la 111° partie et n’en contient pas moins 250 feuilles. Il est divisé en 72 genres et nous commençons ayec le 45e.
Les genres traités sont les onguents, les cérats, les colly-
res, les poudres, les injections, les topiques, les fumigations, les narcotiques, les hémostatiques, les huiles, les parfums ; puis ce sont les aliments des malades, les doses, les synonymes et l’épreuve des médicaments.
Certaines préparations sont dites d’officine, Dokkany, et d’autres d’hôpital, Marestany. L’auteur donne la figure de cachets qui devaient s’imprimer comme ceux des anciens oculistes. A propos des narcotiques, il dit que l’on en fait usage pour mutiler les garçons, faire l’ouverture des abcès, extraire un calcul.
En somme le Nihaïat el Idrak nous paraît un bon ouvrage.
ABDERRAHMAN ECHCIîIRAZY.
Abderrahman ben Nasr ben Abdallah Echchirazy vivait du temps de Saladin et c’est sans doute par erreur que d’Iierbelot le fait mourir en 774 de l’hégire, ou par la faute de l’imprimeur.
Il existe plusieurs exemplaires, notamment à Paris n° 1091 de l’ancien fonds, de son Kitab el ldhah fiasrar ennikah, ou Révélation des secrets du mariage. C’est en somme un traité des aphrodisiaques. Il se divise en deux parties, la première à l’adresse des hommes, la deuxième à celle des femmes. La première traite des aphrodisiaques, aliments et médicaments, de ce qui procure de la volupté, aide ou empêche la conception et des anaphrodisiaques.
La deuxième traite de ce qui plaît chez les femmes, de ce qui révèle leur tempérament, et de leur toilette dans ses détails les plus intimes.
Entre autres ouvrages, Abderrahman Echchirazy produisit aussi un traité de l’interprétation des songes qui fut traduit par Yattier et publié en 1664 sous le titre : l’Onéricrite musulman ou Doctrine de l’interprétation des songes, par Gabdorrachaman fils de Nasar.
L’original existe probablement à Munich, sous le titre : Khoulassat el Kalam fi Taouïl el Ahlam , n° 879.