IV. — ÉGYPTE
Le culte des sciences et de la médecine se maintint en Égypte pendant le XII0 siècle malgré les révolutions qui la troublèrent.
La protection que les derniers Fathmides avaient accordée aux savants leur fut continuée par Saladin. Il fit construire au Caire un hôpital qui, de son nom, fut appelé Ennacery, car il s’appelait aussi Malek Ennacer, et cet hôpital devint dans le siècle suivant surtout une pépinière de médecins.
Ce qui indique cependant une défaillance momentanée et ce qui caractérise le XII0 siècle en Egypte, c’est que les deux tiers des médecins dont les noms nous ont été conservés sont des juifs. Cela tient peut-être aussi à deux causes. Des deux séuls médecins éminents que nous ayons à signaler, l’un était un juif, Ebn Eddjami. D’autre part, les persécutions exercées en Espagne par les Almohades contre les dissidents amenèrent en Égypte plusieurs israélites, parmi lesquels l’illustre Maimonide, qui y devint le chef de ses coreligionnaires et ouvrit une école de médecine, bien qu’il fût plutôt un érudit qu’un praticien.
Sur une douzaine de ces médecins juifs nous en comptons la moitié attachés au service de Saladin.
A côté d’Ebn Eddjami, nous ne pouvons citer qu’un seul médecin éminent, cette fois musulman, le Cheikh Sedid, qui fut nommé chef des médecins sous les Fathmides et conserva la même faveur auprès de Saladin.
ÉGYPTE
"Un autre médecin, Ebn el Aïn Zerby, doit ètrecité comme ayant propagé la science médicale par l’enseignement.
La passion des livres se conservait toujours en Egypte.
Ajoutons que, parmi ces médecins, nous trouvons un alchimiste.