AURELIUS
Nous ne le connaissons, non plus que Jourdain, que par un passage qui se lit à la fin delà traduction des Météores : j Completus est liber Metheoraurum, cujus très libres transtulit Magister Girardus de arabico in latinum : quartum transtulit Henricus de grœco in latinum : tria vero ultima Avicennæ capitula transtulit Aurelius de arabico in latinum (Ms. 6325). Cette traduction est également signalée à l’explicit du n° 6319.
EUGENIÜ3 SICULUS.
EugeniuSj dit Ammiratus ou Ammiracus Siculus, naquit sans doute en Sicile. Nous ne le connaissons que par la traduction de l’Optique de Ptolémée.
Jourdain croit qu’il appartient au XIIIe siècle, contrairement à l’opinion de Caussin, qui le place au XIIe. 11 soup-
çonne meme qu il a écrit à l'instigation de Frédéric II ou de Mainfroy.
Cette traduction existe à Paris aux nos 7310 et 10,260, sous ce titre : Liber Ptolomei de opticis, sive de aspectibus, translatas ab Ammiraco Eugenio siculo de arabico in latinum.
Elle débute par un prologue, où le traducteur exposant que la différence du génie des langues étant une cause de difficulté, il a cru devoir comméncer par une introduction pour faciliter au lecteur la connaissance du sujet traité. Dans cette introduction se trouvent quelques mots qui sembleraient appuyer l’opinion de Jourdain : Ilia (optica) in presenti libro interpretari non recusavi.