ÉTIENNE UE MESSINE
perfectione ipsorum, de infirmitate materiarum firmitate que formarum quæ naufrag'ium vel defectum suæ materiæ non sequuntur... Inter quæ nobis occurrit- liber Aristotelis qui de Porno dicitur, ab eo editus in exitu vitæ suæ, in quo probat sapientes de hospitii lutei exitu non dolere sed gaudentes ad perfectionis premium currere... Quem librum cum non inveniretur inter Christianos in hebrayco legimus translatatum de arabico in hebreum de hebrea lingua transtulimus in latinum. »
Il ne nous semble pas que la paternité de cette traduction puisse être contestée, malgré ce que nous considérons comme une nouveauté. Elle nous est donnée comme procédant de l’hébreu, ce qui pourrait s’expliquer par l’absence d’un original arabe, la connaissance de l’hébreu nous paraissant surprenante. Manfred dut évidemment arriver à parler l’arabe, qui devait incessamment résonner à ses oreilles. Les Musulmans lui étaient chers, et c’est sur eux qu’il comptait le plus dans sa position d’excommunié et d’adversaire d’un concurrent envoyé par le Pape. Un corps de dix mille Sarrasins l’accompagnait à la bataille où il succomba.
Nous trouvons sur Manfred un curieux passage dans Aboulféda, qui nous l’a conservé d’après l’historien Djemal eddin, dont il fut le disciple.
Djemal eddin fut envoyé en 1262 par le sultan Bibars, en ambassade à Manfred. Il nous le dit ami des sciences et possédant Euclide. Ce fut même à Manfred que Djemal eddin adressa un traité de logique, qu’il intitula pour cette raison l’impérial.