‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 230 sur 239 · SÉRAPION LE JEUNE · texte numérisé non relu

SÉRAPION LE JEUNE

La traduction des Simples est l’œuvre collective de Simon de Gênes et du juif Abraham, les mêmes qui traduisirent le Liber servitoris d’Abulcasis.

ALI BEN PvODHOUAN.

Commentaire sur le petit art de Galien, Gérard de Crémone. Commentaire sur le Centiloquium de Ptolémée, anonyme. Commentaire sur le Tetrabiblon, traduction commandée par Alphonse de Castille.

AVERROÈS

Colliget, par Armengaud.

Commentaire des Cantica d’Avicenne, idem.

Médicaments laxatifs, maître Mayn.

De Theriaca Anonyme.

De Venenis, idem.

On cite encore quelques opuscules d’Averroès, plus ou moins authentiques. Ajoutons que Br. Champier n’a fait que remanier le Colliget.

On a imprimé, avec les Simples de Sérapion, le Ve livre du Colliget sous le titre De simplicibm.

De substantia orbis, par Michel Scot.

Commentaire sur le Ciel et le monde, idem.

Commentaire sur l’Ame, idem.

Commentaire sur la Physique, idem ?

Commentaire sur la Métaphysique, idem ?

Commentaire sur les Parva naturalia, idem ?

AVERROÈS

Commentaire sur les Météores, idem ?

M. Renan pense que l’on peut attribuer à Michel Scot les écrits que nous avons marqués d’un point d'interrogation. Commentaire sur la Poésie, par Hermann l’Allemand. Commentaire sur l’Ethique, idem.

œ Ainsi, dit M. Renan, presque tous les ouvrages importants d’Averroès ont été traduits d’arabe en latin, vers le milieu du XIII0 siècle » p. 215, Averroès.

M. Renan dit à la page 377 : « Dès le commencement du XYI° siècle on se mit à faire de nouvelles traductions latines sur les traductions hébraïques. » Les anciennes versions furent conservées pour quelques traités, en particulier pour les commentaires sur la Physique, le Traité du ciel, laMétaphysique, la Morale à Nicomaque. Quelquefois, comme pour certaines parties importantes du Traité de l’âme, les deux versions furent imprimées parallèlement. »

Il nous semble que ces citations tempèrent ce qu’il y a de trop absolu dans ce qu’on lit à la page 52 :

« Quant à la barbarie du langage d’Averroès, peut-on s’en étonner quand on songe que les éditions imprimées de ses œuvres n’offrent qu’une traduction latine d’une traduction arabe d’une traduction syriaque d’un texte grec. »

Les avant-dernières citations établissent, d’après M. Renan lui-même, qu’un bon nombre de traductions d’Averroès passèrent directement de l’arabe en latin, et que ce fut par ces mêmes traductions que les savants du moyen âge.connurent le philosophe arabe.

Nous avons assez parlé, à propos des traductions du grec' du passage prétendu général à travers le syriaque pour n’avoir plus à y revenir.

Ainsi, pour s’en tenir seulement à Averroès, de ces évolutions multiples à travers lesquelles Aristote aurait passé pour arriver jusqu’à nous dans les commentaires d’Averroès, on peut généralement en supprimer deux, le syriaque et l’hébreu.

Mais on ne s’en est pas tenu aux traductions d’Averroès, on a voulu appliquer cette loi, qui souffre tant d’exceptions

même pour le commentateur , à la généralité des traductions latines de provenance arabe.

Daremberg est allé jusqu’à dire : « Le moyen âge, encore plus maladroit qu’ignorant, s’est pris d’enthousiasme pour une médecine de quatrième main. Ce sont surtout les juifs qui ont travaillé à répandre la littérature arabe en Occident. »

Nous avons déjà vu que cette maladresse n’est autre chose que le dénûment, penuria latinitatis. Cette pénurie de la latinité est attestée par le concours de tant d’hommes éminents à Tolède, et par l’accueil fait à leurs traductions par tous les grands esprits du XIIIe siècle.

Quant à la provenance de l’hébreu et à la prépondérance des juifs dans la diffusion de la science arabe en Occident, ces assertions, en tout temps téméraires, tombent à néant quand on se rappelle seulement Constantin et les quatrevingts traductions de Gérard de Crémone. Daremberg paraît avoir ignoré les travaux de M. Boncompagni. La découverte de la liste bibliographique de Gérard de Crémone a doublé le chiffre des traductions latines provenant directement et authentiquement de l’arabe. Les traductions ayant passé par 1 hébreu ne sont plus qu’un point imperceptible dans la foule. Nous faisons abstraction des traductions d’Averroès procédant de l’hébreu, qui ne vinrent qu’après coup et furent un véritable anachronisme.

ALFARABY.

Aristote, De causis proprietatum elementorum, Anonyme. Aristote, Distinctio super librnm naturalis auditus, Gérard de Crémone.

De syllogismo, idem.

Aristote, Glosæ super librurn Rhetorice, par Hermann l’Allemand.

De ortu scientiarum, par Gundisalvi.

De divisione philosophie, idem.

De scientiis, par Gérard de Crémone*

i'alcoran. 505

AL GAZEL. - AVICEBRON. — ABÜBACER. -

I)e intellectu et intellecto, Anonyme.

Alchimie, idem.

Les œuvres d’Alfaraby furent imprimées.

AL GAZEL, Oü GAZZALY.

Philosophie, comprenant la métaphysique, la physique et la logique, par Gundisalvi.

AVICEBRON (EBEN GEBIROl).

Fons vitæ, par Gundisalvi.

Munk, qui a jeté un nouveau jour sur Eben Djebirol, rapporte la traduction à Gundisalvi.

ABDBACER (EBEN TOFAÏl) ET AVENPACE (EBEN BADJa).

« Au moyen âge, dit M. Renan, on ne se faisait aucun scrupule de citer de seconde main. Ainsi je pense qu’Avenpace et Abubacer ne sont cités que d’après Averroès. »

A l’appui de cette opinion, on pourrait citer un mot de Guillaume d’Auvergne, mentionné dans les Recherches de Jourdain: Nec tractatum aliquem scripserunt qui ad nos pervenerit, excepto solo Avicebron.

Quant à ce qu’ajoute M. Renan, qu’Alkendi, Al&rabi, Avicebron, Kosta ben Luca et Maimonide ne semblent guère avoir été lus qu’au XIII» siècle, nous croyons pour notre part que les traductions, non seulement de Constantin, mais aussi de Jean de Séville, de Gundisalvi et de Gérard de Crémone, durent se répandre avant la fin du XII» siècle ; or, elles portent sur tous les noms cités par M. Renan, excepté le dernier.

V Alcor an»

Nous ne croyons pas nécessaire de revenir sur ses traductions» ni sur celles d’Alfonse Bonhomme.

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