SIXIÈME
coupmusulman, en partie sous l’inspiration de Cotliob eddin. Il voulut alors envoyer au sultan d’Égypte, Kalaoun, une ambassade avec une lettre exposant sa profession de 'foi et en même temps des propositions de paix. Cette lettre longue et remarquable nous a été conservée. Kemal eddin et Cotliob eddin faisaient partie de l’ambassade. Ils sont qualifiés dans cette lettre, le premier de Cheikh el Islam et de modèle des savants, et le second de Cadhi des Cadhis, dont la parole est sûre ; d’où nous pouvons conclure que l’oncle et le neveu avaient allié l’étude de la jurisprudence à celle de la méde-, cine. La lettre fut parfaitement accueillie et la paix conclue., C’était l’année 681 de l’hégire, 1282 de notre ère. (Aboulfarage).
Cothob eddin, c’est lui-même qui nous l’apprend dans sa préface, employa ses loisirs à continuer ses recherches. Il trouva en Égypte trois commentaires complets des généra» lités du Canon, l’un par Ebn Ennefis, le second par Iakoub ben Ishaq Essamiry, le troisième par Ebn el Koff. En même temps il trouva des réponses de Samiry à Nedjem eddin sur certaines parties de l’ouvrage, la clef du Canon par Ebn el Djami et ses réponses aux observations d’Amin Eddoula ebn Ettalmid, enfin des écrits d’Abdellatif en réponse à Ebn Eddjami. Riche de tous ces documents, il se mit à, la composition de son commentaire, qu’il dédia au vizir Mohammed Sad eddin. Cet ouvragée existe dans plusieurs de nos bibliothèques.
Nous avons aussi un Traité sur les maladies des yeux.
Il existe encore, à Oxford, des commentaires sur le Carié ticum ou Ardjouza d’Avicenne dont Wüstenfeld n’a pas parlé.
Cothob eddin écrivit encore sur la jurisprudence, la philosophie et surtout sur l’astronomie.
Il mourut en 710 de l’hégire (1311). L’exemplaire de l’Escurial porte la date de 707 et fut ainsi trancrit de son vivant.
NAKHDJIOUANY.
Ahmed ben Abl Bekr ben .Mohammed Nedjem eddin Ennaklidjiouany vivait dans le .courant du XIII“ siècle. Aboulfarage en fait mention après Djemal eddin el Ivoftliy, l’auteur du Iiitab el hokama.
' C’était, dit-il, un homme versé dans la philosophie et les sciences antiques. Il quitta son pays natal Nak.hdjiouan, ville de l’Aderbaïdjan, pour se fixer dans le pays de Roum (Asie mineure) où il occupades fonctions importantes auprès des Seldjoucides. Préférant la solitude au tracas du monde, il se retira à Alep, où il ne voyait plus que les gens qui venaient le visiter. Il passait pour crqire à la métempsychose.
Nakhdjiouany écrivit sur la logique d’Avicenne et contre les idées du Kachef de Khounedjy.
La Bibliothèque nationale possède, sous le n° 1053 de l’ancien fonds arabe, un écrit de lui, qui porte le titre de Hall Choukouk el Canoun, ou solution des questions douteuses du commentaire de Fakhr' eddin Errazy sur le Canon d’Avicenne. Cet ouvrage est dédié au sultan Azz eddin Abouli'ateh Kaïcobad ben Kaikosrou ben Kilidj Arslan, neuvième sultan Seldjoucide d’Iconium, qui régna de l’année 1219 à l’année 1237. Le Ms. contient 128 feuilles.
EL KHOUNEDJY.
Afdhal eddin Mohammed ben Namaouar beu Abd el Malek el Khounedjy vécutjusqu’en 686 (1287) d’après certaines données d’Ebn Abi Ossaïbiali. Wüstenfeld le fait naître en 1194 et mourir en 1248, après avoir professé au Caire.
C’était un des nombreux disciples de Fakhr eddin Errazy.
Il écrivit un commentaire du Canon dont il existe deux copies au supplément arabe de Paris, nos 1015 et 1017.
Dans ce commentaire il s’inspire des écrits de son maître; Khounedjy écrivit sur la logique un livre intitulé Kachef, qui fut réfuté par Nakhdjiouany (Aboulfarage, 340).
LIViiE SIXIÈME.
KHODJANDY.
Fakiir eddin el Kliodjandy, qu'âilifiéle prince des médecins,! Oustacl el athibba, nous est particulièrement connu par • une notice de Hadji Khalfa, n° 3680. Un savant éminent, dit ■ Iiadji Klialfa, avait rédigé un abrégé du Canon sous le titre I El Maknoun. Ce savant n’est autre que Eben Djami, et le j titre complet de son livre est El Maknoun fi tanquih d I Kanoun. Kliodjandy remania ce Maknoun, y fit des retran-J cliements et des additions et le publia sous le titre Tanquih el Maknoun. Il le résuma une seconde fois, y fît de nouvelles'! additions, et lui donna le titre de Talouih ila Asrar Ettan- 1 quih. Dans ses proportions restreintes, cet ouvrage contient] des choses que l’on ne trouve pas dans les écrits de longue ! haleine. Il se divise en cinq livres : 1° De l’objet de la méde-1 cine et des choses naturelles ; 2° Des maladies et de leurs ! causes ; 3° De la conservation de la santé ; 4° Du traitement J des maladies ; 5® Des fièvres. Louftallah el Misry accompa- ! gna le Talouih d’un commentaire et donna à son œuvre le ] titre de : Ettesrih ficharh Ettalouih.
Le Talouih existe à Paris sous le n" 1049 de l’ancien fonds. J C’est un volume de 100 feuilles. L’auffeur est appelé Abouti Fedhaïl Bahram ben Bahmnn, mais l’identité n’est pas] contestable, attendu que le. début est tel qu’il est donné par j Hadji Khalfa, et que l’on y retrouve aussi, mais.iu extenso,! les renseignements donnés par Hadji Khalfa.
A la dernière page on lit : Chapitre des fièvres.
Hadji Khalfa cite, aun° 846 Les Principes des compositions^ en médecine par Mohammed ebn el Kliodjandy, qui serait peut-être le fils de notre auteur.
• Nous n’avons pas de date relative à Kliodjandy, mais de ] l’ensemble des faits nous avons cru devoir le placer ici.
RACHID EDDIN BER IMAD EDDOÜLA,
■ Racliid eddiii Aboul kheir Fadlil Allali ben Imad eddoula naquit eu Perse vers l’année 1240 de notre, ère, du temps de la domination mongole.
Ses vastes connaissances accusent ryie jeunesse studieuse. Il étudia la médecine et ce fut sans doute son habileté dans son art qui le fît entrer à la cour des Mongols, et lui concilia la faveur des souverains. Mais la médecine ne fut pas l’objet exclusif de, ses études. Outre les sciences qui ont avec elle Pnu.rapport immédiat, il cultivad’agriculture, l’architecture, la métaphysique et la théologie. '
Il possédait encore à fond plusieurs langues, le persan, l’arabe, le mongol, le ture, l’hébreu et peut-être le chinois. Ce fut sans doute, en raison de ce rare ensemble de connaissances qu’il fut nommé vizir par Gazan Khan, dans les dernières années du XIIIe siècle. Oldjaïtou, successeur de Gazan, maintint Racliid eddin dans ses. fonctions, conjointement avec Saad eddin.
Ayant passé près d’un demi-siècle à la cour des Mongols, Racliid eddin avait acquis d’immenses richesses. Il en fit un généreux emploi et se plut à les dépenser pour des institutions utiles et des fondations pieuses. A l’instar de Gazan Khan, il fit construire à Tauris tout un faubourg, renfermant une quantité d’édifices d’une régularité et d’une beauté inaccoutumées. D’après les écrivains arabes rien de pareil file se voyait dans l’univers entier. Il avait fait amener les eaux de la Serouroud par un canal percé dans le roc et traversant une montagne. Ce faubourg prit de son nom celui de Raba Rachidy.
Mais ce fut surtout pour ses écrits qu’il fit des dépenses ■extraordinaires. Il dépensa 60,000 dinars (900,000 francs) pour la transcription, la reliure, les vignettes et les cartes de ses différens ouvrages. Il en fit faire des copies et déposer un exemplaire en grand format dans l’édifice qui devait lui servir de sépulture. Sur les revenus affectés à la fondation
,011 devait en transcrire des exemplaires qui devaient être.1 envoyés aux grandes villes de l’Islam.
Cependant Racliid eddin eut des ennemis qui parvinrent] à l’évincer en l’année 717 (13^7). Il quitta la cour et se retira à Tauris. On lui fit ensuite des offres, qu’il eut le malheur d’accepter. Ses ennemis recommencèrent leurs attaques et l’accusèrent d’avoir causé la mort du sultan Oldjaïtou en lui donnant un breuvage empoisonné. On fit venir Djemal eddin, qui avait été médecin d’Oldjaïtou et on l’interrogea sur la mort de ce prince. Sa réponse est une page curieuse de l’histoire de la médecine. « Le sultan, dit-il, était affecté d’une violente indigestion, accompagnée d’une diarrhée extraordinaire et de fréquents vomissements. Ayant été appelé et consulté sur le traitement que la circonstance exigeait, je conclus avec tous les autres médecins qu’il fallait faire prendre au prince des astringents qui puissent donner du ton à l’estomac et aux entrailles. Rachid eddin lui seul fut d’un avis opposé.
« Il prétendit que cette indisposition provenait de plénitude et qu’il fallait encore des évacuations. En conséquence nous fîmes prendre au sultan un remède purgatif qui augmenta la diarrhée et conduisit le malade au tombeau. »*
Rachid eddin étant convenu du fait, fut déclaré coupable et condamné à mort. On l’exécuta, en même temps que son fils Ibrahim, en l’année 1318.
Entre autres ouvrages Rachid eddin laissa un grand recueil) d’Ànnales, Djami ettouarikh, et le livre des Vivants et monuments, qui n’est autre chose qu’un traité complet d’agriculture dont nous connaissons l’ordonnance, mais qui ne nous est pas parvenu.
M. Quatremère a traduit son Histoire des Mongols, de Perse, qui fait partie de la Collection orientale , et c’est de la préface de cet ouvrage que nous avons tiré nos renseignements sur Rachid eddin.
La B. de Copenhague possède de lui, sous le n* XXXVI, un traité de l’utilité et des inconvénients des aliments, ] boissons et vêtements, écrit par ordre d’Argoun Khan.
KAZOUINY.
. Zakarya ben Môhammed, dit El Kazouiny de la ville de Kazouin ou Casbin, en Perse, naquit au commencement du douzième siècle, d’une famille de légistes, et mourut en 1283.
On lui a donné le titre de Pline des Arabes. On peut le lui conserver à la rigueur, si l’on entend seulement par là que, tout comme Pline, il a traité dans un seul corps d’ouvrage la cosmographie, l’histoire naturelle et la géographie, et que son ouvrage est dans son genre ce que les Arabes nous ont laissé de plus complet et de plus approchant de l’histoire naturelle de Pline ; mais il ne faut pas entendre que le naturaliste arabe a le mérite du naturaliste latin. Kazouiny n’a pas l’ampleur et l’élévation de Plin'e, malgré qu’il lui soit supérieur en certaines parties, télles que l’astronomie.
L’ouvrage de Kazouiny porte le titre de Acljaïb elMakhlouqat, oua R’eraïb el Moudjoudat, c’est-à-dire Merveilles de la nature et Curiosités de la création.
De même que l’ouvrage de Pline, il porte le cachet de la compilation. On peut le diviser en deux parties : la première comprenant la cosmographie et l’histoire naturelle, et la seconde la géographie.
Il débute par l’astronomie, qui occupe une place assez importante. Il y est question des corps célestes, les uns après les autres ; les éclipses et les constellations y sont représentées par des figures. C’est là qu’Ideler a puisé pour ses travaux sur l’astronomie orientale.
Après avoir parlé des anges, Kazouiny s’occupe du temps et de ses divisions.
Il parle ensuite des éléments, des météores, des mers, des îles et de leurs produits. Avec les mers il traite des animaux marins. A propos de la mer de Zendj ou du Zanguebar, il dit que ceux qui voyagent dans ces parages n’aperçoivent plus le pôle nord et ne voient plus que le pôle sud.
Yientensuite la description de la terre proprement dite, de ses montagnes, de ses cours d’eaux et de ses sources.
Après ce sont les minéraux et les pierres et l’on voit fréquemment apparaître le nom d’Aristote. Alors déjà le port de la Calle, Mers el Kliarez, était renommé pour la pêche du i corail.
Ce sont ensuite les végétaux, à commencer par les arbres. J Après les plantes, viennent les animaux, l’homme en tète, a dont l’anatomie est assez largement exposée et qui est consi- 1 déré tant au moral qu’au physique. Ici nous rencontrons I l’histoire de Satan, et la fin de la première partie.
Nous avons déjà dit que la deuxième partie traite de la géographie. La terre est divisée en sept climats et dans ôha- ] que climat les villes sont disposées par ordre alphabétique. J Outre la description des localités on rencontre souvent la ] biographie des hommes remarquables qui y sont nés.
L’ouvrage de Kazouiny, tout comme celui de Pline, porte parfois le cachet de la crédulité. C’est ainsi qu’on le voit très souvent citer Balinas dont nous avons établi l’identité avec ' ] Apollonius de Tyane. Nous avons déjà dit que son autorité a la plus constante pour les minéraux c’est Aristote. Pour les 1 plantes, ce sont le plus souvent Avicenne et l’agriculture nabathéenne. Pour les animaux, c’est Djahidh, qui futplutôt un ! compilateur qu’un naturaliste observateur.
La patrie de l’auteur est accusée par un assez grand nom- ] bre de synonymies techniques en langue persane (1). W Nous avons déjà dit que l’astronomie était bien traitée. ] On peut eu dire autant de la géographie. Çà et là on trouve quelques faits à relever. Ainsi il nous parle de chutes d’aérolithes dont une avait le poids de cinquante mines.
Chézy avait fait un choix intéressant de passages extraits de Kazouiny, qui ont paru dans la Chrestomathie arabe de ] M. de Sacy.
(1) Kazouiny nous apprend qu’il était à Damas en l’année 630 de l'hégire. Il nous apprend aussi qu’il eut pour maître Ben Amr el Abhary, lequel, malgré son rare savoir, ne put résoudre une question de mathématique proposée par les Francs, à savoir la construe- 3 tion d’un carré égal à un segment de cercle, solution donnée par Kemal eddin ben Younes.
L Dans ces derniers temps le texte de Kazouiny afété publié par Wiistenfeld, en deux volumes.
NASSIR EDDIN ETTHOUSSY.
' Nassir eddin Etthoussy est peut-être la plus grande existence de l’Orient au XIIIe siècle. Il intéresse faiblement la médecine, mais ses fonctions et l’impulsion qu’il communiqua à la culture des sciences ne nous permettent pas de le passer sous silence.
Plusieurs questions s’agitent autour de lui, dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer, ainsi la date de sa mort, les motifs qui le déterminèrent à quitter Bagdad et à se réfugier chez les Mongols, son rôle de traducteur. Il reste une bonne étude à faire sur cet homme célèbre, après celle que Jourdain a donnée dans son mémoire sur l’observatoire de Méraga.
‘ Nassir eddin Etthoussy, dit aussi le Khodja, naquit à Siouah, au commencement du XIIIe siècle ; on donne même la date de 597 de l’hégire (1200-1, de notre ère).
Son surnom de Thoussy, vient de ce qu’il fut élevé à Thous.
Jourdain rapporte d’une part qu'il encourut la disgrâce du Khalife Mostassem à propos d’une pièce de vers qu’il lui dédia, mais dont l’adresse ne parut pas convenable, ce qui rappelle une aventure analogue d’Averroès. Mis en prison, il s’échappa et se réfugia auprès de Houlagou le Mongol. D’autre part, Jourdain rapporte que Nassir eddin, traité injustement par le gouverneur du Kouhistan, s’enfuit dans l’Irak Adjemy , d’où son nom parvint à Mangou Khan, qui se le fit envoyer par son frère Houlagou. On dit même que les renseignements fournis par Nassir eddin aidèrent les Mongols à s’emparer de Bagdad.
Nassir eddin entra dans les faveurs et dans l’intimité des nouveaux souverains de l’Asie. Aboulfarage rapporte qu’il fut chargé de l’administration des revenus de toutes les écoles de l’empire Mongol.
Son crédit profita particulièrement à l’astronomie, au point qu’on lui fit construire un observatoire.
Aussitôt après la prise de Bagdad, des livres furent recueillis, de nombreux savants convoqués, et on se mit à construire un observatoire sur le sommet d’une montagne] près de Méraga.
1 L'édifice fut disposé de manière que tous les matins les rayons du soleil étaient reçus par un trou pratiqué à la cou- '■ pôle et se projetaient sur le mur.
On connaissait par là les degrés et les minutes du mouvement moyen du soleil, sa hauteur dans les quatre saisons de l’année et la quantité des heures.
On voyait dans l’intérieur du bâtiment les figures des sphères, des épicycles, des déférents, des cercles destinés à représenter les mouvements des douze signes du zodiaque. Enfin la forme de la terre, la division en sept climats, la longueur des jours, la latitude des pays, la forme des îles et des mers y étaient marquées bien distinctement. Les instruments y étaient en grand nombre. » Jourdain.
Nassir eddin corrigea plusieurs instruments anciens et en inventa de nouveaux. Jourdain en décrit cinq.
* Nassir eddin, aidé dans ses opérations par Mouayed eddin el Oredhy de Damas, Fakhr eddin el Khelathy de Tiflis, Nedjem eddin ben Debiran de Cazouin, Fakhr eddin el Meraghy de Mossoul, Moliyeddin el Magreby, etc., termina en douze années un travail qui, d’après les premiers calculs, devait en exiger trente.
On sait maintenant qu’il se contenta de reproduire la Table hakémite d’Ebn Iounis, en y introduisant un petit nombre de modifications utiles ; mais il n’en est pas moins vrai qu’on se livra dès lors avec une nouvelle vivacité aux observations. » Sédillot.
Le travail de Nassir eddin porte le nom de Tables Ilkhaniennes, ou impériales, Houlagou portant le nom d ’llkhan. j
« Les Mongols de la Perse rendaient donc à l’école arabe une partie de son ancien éclat : d’un autre côté Kublaï Khan, ■ frère de Houlagou, achevait la conquête delà Chine et trans- |
.portait dans le Céleste Empire les traités des savants deBagtlad et du Caire. » Sédillot.
La mort de Nassir eddin est généralement fixée à, la date Je 1374.
Jourdain donne la nomenclature de vingt-trois ouvrages dé Nassir eddin. Quelques-uns ont trait à la philosophie, mais la plupart aux sciences mathématiques et astronomiques.
Cette liste n’est pas complète. On n’y trouve pas les commentaires sur quelques ouvrages d’Euclide et sur les sections coniques d’Apollonius de Perge.
Jourdain mentionne la traduction des Ascensions d’Hypsiclès, mais il ne dit pas si c’est du grec ou de l’arabe. De son temps, l’histoire des traductions n’était pas encore bien connue, et on admettait indûment certaines traductions du grec.
Nassir eddin traduisit en persan le Tetrabiblon de Ptolémée, nécessairement d’après l’arabe.
L’ouvrage de Nassir eddin qui a fait le plus de bruit chez nous, est son commentaire des Eléments d’Euclide. Il a été imprimé à Rome en 1594, et donné à tort à titre de traduction, ex traditione Nassir eddini Tusii.
Dpms la liste bibliographique donnée par Jourdain, nous trouvons deux ouvrages qui doivent trouver place ici : l’un a trait à l’histoire naturelle, et l’autre à la médecine.
En somme, si l’on peut reprocher à Nassir eddin d’avoir ■concouru à la prise de Bagdad, il faut lui savoir gré d’avoir fait adopter la science aux Barbares, que son abstention n’eût pas sans doute empêchés d’abattre le Khalifat • chancelant.