SEDID EDDIN BEN REPIQUA
Sedid eddin Mahmoud ben Amr ben Mohammed Echcheibany, dit Ebn Erreflqua, naquit à Hiny en 1168.
11 apprit les sciences et la médecine à l’école de Fakhr eddin el Mardiny. Le prince de Hiny, Nour eddin ben Djemal eddin, se trouvant pris d’ophthalmie, Fakhr eddin le soigna d’abord puis le confia à son élève, qui le guérit promptement et prit dès lors rang parmi les médecins du prince ; il n’avait pas encore vingt ans. Sedid eddin servit ensuite Mansour, prince de Hama, et fut attaché àl’hôpital de Khalat jusqu’en
De là il passa au service de Malek el Acliraf, resta longtemps à Meyafarikin, puis se rendit à Damas, où Malek el Achraf le combla de bienfaits, et lui assigna le service des établissements' royaux, de la citadelle et du grand hôpital. Ebn Abi Ossaïbiah se trouvait en même temps attaché à cet établissement. Il nous fait l’éloge de Sedid eddin et vante sa connaissance des maladies et son habileté dans la tliérapeu- j tique. C’était, dit-il, un esprit éminent et un caractère généreux. Il connaissait les travaux des anciens et surpassait les modernes.
A côté de ces éloges, peut-être exagérés, il est un fait qui nous rend très-intéressante la pratique de Sedid eddin.
Il était bon chirurgien et surtout pculiste, et il nous est donné comme ayant inventé ùne aiguille creuse pour opérer la cataracte par succion.
Ce procédé à été renouvelé de nos jours par M. Laugier,' qui se sera peut-être inspiré des Arabes. Il est en effet indi- ! qué dans Abulcasis, qui dit simplement que l’on a imaginé i dans l’Irak une aiguille creuse, à ce qu’on lui a rapporté. ]
Le procédé n’est donc pas de l’invention de Sedid eddin. Nous en avons déjà parlé plus d’une fois et nous allons en»
core y revenir à propos du Nour el Ouïoun de Salah eddin, et du Kafy fil Kohly d’Ebn Abil Maliassen.
Sedid eddin était un habile versificateur, et maniait avec habileté surtout le mètre redjez, qui est aussi celui du Cantique d’Avicenne. Il rendait envers, avec beaucoup de bonheur et d’exactitude, les sujets de médecine.
Il s’occupa aussi de grammaire, d’astronomie et de traditions. Il mourut en 635 (1237) laissant plusieurs écrits. Nous citerons ceux relatifs à la médecine :
Généralités du Canon d’Avicenne, en vers.
Traités des aphrodisiaques.
Du régime des aliments et des boissons;
Réponse à des questions sur les fièvres.
Traité de la saignée, en vers.
SADAICA ESSAMIRY.
Sadaka ben Mendja Essamiry, médecin juif, était un homme actif, intelligent, instruit, s’occupant aussi de philosophie et de poésie. Il servit longtemps Malek el Achraf, qui le combla d’honneurs et de présents, ainsi que son entourage. En même temps il enseignait la médecine. Il mourut à Harran, laissant quelques écrits, en l’année 1223.
% Commentaires sur les Aphorismes d’Hippocrate.
Traité des noms des simples.
Réponse à des questions de médecine adressées par El Mahily l’israélite.
MOÜHADDEB EDDIN ESSAMIRY.
Mouhaddeb eddin Yousef ben Abi Saïd Essamiry était aussi Un israélite. Il apprit la médecine sous Ibrahim Essamiry, dit aussi Chems el liokama ou le soleil des savants, médecin de Saladin, et sous Mohaddeb eddin ben Naqqach,
Tadj eddin el Kendy lui enseigna les humanités.
Il servit d’abord Azz eddin, puis h sa mort en 1182 son
fils Malek el Amcljad, qui l’admit dans son intimité, le combla de faveurs, lui conféra la dignité de vizir et lui confia la direction des affaires. Au commencement du XIII' siècle il se retira à Damas où il vécut jusqu’en 1226. C’était un bon médecin, un homme de bien et un esprit cultivé.