BEDR EDDIN EL BALBEKY
Bedr eddin ben el Cadhy el Balbeky était un excellent médecin et un praticien ingénieux. 11 composa un opuscule intitulé Moufarreh ennefs, ou la Réjouissance de l’âme, contenant tout ce qui peut réjouir le3 sens, ainsi que les médicaments cordiaux tant simples que composés, pouvant convenir pour toutes les positions sociales. Dans ce livre, il fait un reproche à Avicenne d’avoir considéré la coriandre comme un réjouissant. Il écrivit aussi des commentaires sur les Pronostics d’Hippocrate qui existent à la Bibliothèque Bodléienne, et un ouvrage intitulé le Sel de la médecine, mentionné par Hadji Khalfa, qui le fait mourir en 1252, tandis que Wüstenfeld donne la date de 1271.
MOÜAFFEQ EDDIN IAKODB ESSAMIRY.
Mouaffeq eddin Iakoub Eddimachky Essamiry était un juif, si l’on en juge par son surnom et par ses actes.
C’était un médecin très habile et très heureux dans sa pratique, mais se prêtant difficilement à l’enseignement. Quand on venait lui proposer d’apprendre la médecine à son école, il faisait préalablement ses conditions et n’acceptait que contre une somme convenue, quelque fut le livre à étudier qu’on lui proposât, dit Aboulfarage. Ceci nous rappelle comment l’enseignement de la médecine se faisait ordinairement en Orient : il reposait sur l’explication d’un livre faite par le maître. Aboulfarage fait une autre réflexion, c’est que la conduite d’Iakoub Essamiry n’est pas celle d’un galant homme. Le nom de ce médecin ne se rencontre pas dans le Ms. de Paris. Wüstenfeld le fait mourir en 1281.