ABOU MKROUAN EBN ZOUR
Abou Merouan Abd el Malek ben Mohammed ben Merouan ben Zohr Elyady el Achbily fut le premier médecin de la famille. Son père Mohammed était un des traditionnaires et des jurisconsultes les plus renommés de Séville, et mourut à Talavera en I03I. Nous igfnorons la date tant de la naissance que de la mort de son fils Abou Merouan, mais on voit suffisamment qu'il vécut au cours du XI* siècle de notre ère.
Abou Merouan se rendit en Orient, en passant par Caïrouan . Il se fixa au Caire où il exerça quelque temps la médecine. Il revint ensuite en Espagfne et se fixa à Dénia qui appartenait alors à l'émir Moudjahed, auprès duquel il jouit d'une gcrande considération. Là il se fit une réputation de praticien qui se répandit par toute TEspag^ne. Il revint ensuite à Sévilleoù il passa ses derniers jours.
Tout ce que nous savons en outre de lui comme médecin se réduit à ceci> qu'il avait de l'antipathie pour les bains.
ABOCL OLA ZOHR BSN ZOHR. X ' >
Aboul 01a Zohr ben Abi Merouan ben Zohr, fils du précé-* dent, se montra digue de son père et même le surpassa.
Nous ignorons la date de sa naissance, mais nous savons qu'il vécut jusqu'en 1131 et qu'il fut enterré à Séville près f de la porte de la Victoire, où vinrent le joindre plusieurs de ses descendants.
Il étudia la médecine non-seulement sous son père, mais encore à l'école d' Aboul Aïna, médecin qui était venu de l'Orient en Espagne. Il l'exerça de bonne heure* du temps
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de Mothad ed Billah Abou Ainr ben Abad. Il fut aussi en faveur auprès des AlmoraTides.
Il ^jouissait d*uiie grande réputation comme praticien et on vantait son habileté dans le pronostic et dans lo traitement des maladies. Son pronostic se tirait particulièrement du pouls et de inspection des urines.
Le Canon d'Avicenne fut apporté de son temps en Egypte. Ce livre qui annonce plutôt un génie méthodique qu'un praticien, ne fut pas de son goCit. Il ne voulut pas lui donner place dans sa bibliothèque et même on dit qu'il détachait des feuilles de son exemplaire pour y inscrire ses prescriptions.
Aboul 01a était encore un humaniste distingué.
Il composa plusieurs écrits.
Traité des propriétés.
Quand même cet ouvrage ne nous serait pas imrvenu (1), nous pourrions le juger par les extraits que nous rencontrons dans le Traité des simples d'Ebn Beithar. Il y est cité une cinquantaine de fois. La plupart de ces citations ont trait a des animaux et à leurs propriétés médicales, et nous devons dire qu'elles portent généralement un cachet si prononcé de crédulité que cet ouvrage ne nous recommanderait guère Tauteur, s'il ne nous était connu d'autre part.
Quelques-unes des citations d'Ebn lîeithar n'appartiennent pas H notre Aboul 01a.
Traité des médicaments simples.
Trompé par le catalogue, Wttstenfeld a cru que cetouvrage existait à Paris sous le n^ 1028, deuxième fascicule, mais c'est une erreur. Après avoir indiqué le premier, qui traite effectivement des médicaments et des aliments, la notice ajoute : Sequitur in eodem codice opusculum ejusdem argu-^ menti.
Nous allons voir ce que contient en réalité ce deuxième opuscule contenu dans le n* 28.
Parmi les ouvrages d' Aboul 01a mentionnés par Ebn Abi
(1) Nous lo croyons représenté par le n* 1076, A. F. de Paris. Il exibte ausbi à Leyde, n* 1340, et à Vienne, n* 14C0.
Oj^saïbiah, nous trouvons celui-ci : Recueil d'observatiouB ou d'expériences, ouvrage posthume dont Ali ben Iou«ef bea Tachfin fit recueillir les éléments sur les deux rives du détroit. Nous croyons que ce recueil est représenté par le n* 1028 de Paris, ainsi que par le n* 844 de TEscurial, ancien 839, sur le compte duquel s'est aussi trompé Casiri.
Les deux Mss. nous paraissent représenter le même ouvragée. Nous n'avons pu faire intégralement la collation, n'ayant avec nous & l'Escurial que des notes prises sur celui de Paris, mais néanmoins suffisantes. Le début est absolument le même. D'ailleurs le Ms. de l'Escurial est dans un désordre notable par le fait du relieur ; des feuilles qui devaient être placées à la fin, se trouvent en tète du titre. Le caractère posthume de l'opuscule doit être aussi une cause de différences dans les copies.
Tel est le début dans l'un et l'autre manuscrit :
c Livre d'Aboul 01a ben Zohr, adressé à son fils.
Rappelle-toi, et que Dieu te conserve la santé, que la plupart des médecins de notre temps ne dirigent pas leur médication dan& un sens contraire à celui vers lequel tend le tempérament, proportionnellement à cetta tendance, de sorte qu'en employant des calmants ils suscitent au malade une affection contraire à celle qu'il avait déjà. >
Viennent ensuite des préceptes marqués au bon coin, puis des recommandations relatives aux indications spéciales des médicaments suivant les organes malades.
Vers la fin les deux Mss. nous ont paru différer.
Ce qui se rencontre surtout dans celui de Paris, ce sont des recommandations, et dans celui de l'Escurial, des observations. Aussi trouvons-nous dans le premier : Ici finit le mémorial, Tedkira, et dans le second : Ici finissent les expé« rienceSy Moudjerbat.
Quant au titre donné par Casiri à cet opuscule, Utilia et vera, cl Manafi ou cl Haquïq, nous n'en avons pas trouvé la moindre trace.
WlUtenfeld a rapproché de ce Ms, le n* 1070 de Pari.s mais nous croyons que ce manuscrit n'est autre que le Traité dcn
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propriétés, qui se distingue, du reste, par sa forme alphabétique.
Teta sont encore des ouvrages dVVboul 01a.
Réponse à l'adresse d'Ali ben Rodhouan à propos de son écrit sur le livre de l'introduction de Honein.
Eclaircissement des doutes de Razès sur les livres de Galien.
Remarques sur différents points des médicaments simples d'Avicennc.
Livre des dits mémorables en médecine. Cet ouvrage, ainsi que le dernier, est adressé à son fils.
Critique du traité d'El Kendy sur la composition des médicaments.
Hadji Khalfa parle d'un livre (V Expériences d'A\)0ul 01a rédigé sous forme alphabétique, dont il fait le livre des propriétés. Nous ignorons s'il est différent de celui dont nous avons parlé.
Il en mentionne aussi un autre sous le titre El Idhah^ dont nous ne trouvons pas trace ailleurs.