TOME H
lu HISTOIRE DE Là MÉDECINS AIUBE. — LIVBE CINQT7IÉUB.
Ebn ThoMl compta parmi ses disciples AI Bitroudji, vulgairement Âlpetrag'ius.
Il mourut h Maroc, eu 1185, et l'émir assista de sa per« sonne à ses funérailles.
Nous avons encore un autre témoignag'e qui rattache Ebn Thofaïl à la médecine. Parmi les écrits d'Âverroës, nous trouvons une discussion entre lui et Ebn Thofaïl sur le chapitre des médicaments du KouUyat, vulgairement dit Colliget.
Nous apprenons encore par Averroès qu'Ebn Thofaïl avait commenté les météores d'Aristote.
Ce qui Ta rendu célèbre, c'est son ouvrage qui porte le titre de Hay ben laqdan^ ou le Vivant fils du vigilant. C'est une sorte de roman philosophique, où il nous présente les évolutions successives d'un homme isolé dès sa naissancot et arrivant par l'observation et le raisonnement aux plus hautes vérités philosophiques et religieuses.
Pococke l'a publié en arabe et en traduction latine sous lo titre Philo8ophu$ autodidactus, ce qui rend plutôt l'esprit que la lettre de l'arabe.
Moyse de Narbonne le traduisit en hébreu, et il en existe plusieurs exemplaires au fonds hébreu de Paris.
On le traduisit aussi dans plusieurs autres langues.
Nous avons considéré comme non avenue la notice donnée par Léon l'Africain, qui fait de Maimonide un disciple de Ebn Thofaïl, et qui le fait naître et mourir à Séville. Rosei ne s'en est pas moins appuyé sur cette autorité de mauvais aloi.
Aux médecins espagnols mentionnés par Ebn Abi Ossaï-^ biah, nous en allons ajouter quelques autres sur lesquels Eddeheby nous a laissé de courtes notices.
Hassen den Ahmed ben Moufarek Abou Au el Ohcby, de Séville, connu sous le nom de Zarkala, fut un médecin éminent, et le premier de son temps pour la connaissance des plantes. Il mourut en 003 (1206), ayant dépassé 80 auâ«
MOILVMMED BEM EL H.VSS.\N BEX IbRAHIM AbOU ^VbD AlLAH
EL ÂNSARY, de Grenade, mourut la même auuée que le précédent et dans un âge aussi avancé.
Abd EL Aziz BEN MoHAMMED EL AzDY, dc Yalcuce, disciplc d'Aboul Hassen ben Hodheil, un des grrc^i^dâ médecins de TEspagne, vécut jusqu'en 605 (1208).
Obéid Allah ben Mohammed ben Obéid Allah Aboul Hassen EL Andaloussy, de Beja, vint h Cordoue, et y étudia la médecine tant sous son père que sous Abou Merouan Abd Allah de Valence» et Abou Nasr Fateh ben Mohammed. Son père et son aïeul étaient aussi médecins, et lui-même mariait la médecine à la poésie. Il mourut en C12 (1215), h Vàge de 84 ans.
Les noms qui suivent ne nous sont connus que par Gasiri.
Mohambied ben Khalef ben Moussa el Ansari el Aouassi, d*Elvira, se distingua par ses connaissances en théologie, eu jurisprudence et en médecine. Il composa un livre sur les maladies des yeux et mourut en 1161.
Mohammed ben Hani, médecin renommé, fut un des disciples d'Averroès à Cordoue, où la dignité de vizir lui fut conférée. Né en Tannée 1104, il mourut en 1180.
Aboul Hassan Ali ben Omar ben Adha, originaire de Perse, étudia la médecine et la jurisprudence à Grenade dont il fut deux fois gouverneur. Il mourut en 1145.
Obeh) Allah Mohammed Ezzahdy, d*Elvira, fut un médecin renommé, et mourut vers 1134.
Mohammed ben Iahya ben Khalifa, habile dans les mathématiques et la philosophie, médecin très distingué, mourut en 1152.
MoHAM\fED BEN Ali BEN EL Fahrac, de Guadix, médecin distingué, mourut à Valence, en 1198, à l'âge de 60 ans.
116 BISTOIttE DE LA. MÉDECINE ARABE. — LIVRE CINQUIÈME.
Mohammed ben Ahmed bex Amer el Baloui, possédait plusieurs sciences sur lesquelles il écrivit plusieurs ouvragées, entre autres un Traité de médecine, divisé en trois parties. 11 mourut en 1163.
Abo Allah ben Iousef ben Geuchan, i)hilosophe et mé* decin éminent, enseig^na la médecine à Cordoue, et y mourut en Tannée 1120.
Obéid Allah bex Ali ben Galendo, de Séville, médecin et pliilolo^e disting:ué, transcrivit presque une bibliothèque entière et chargea d'annotations presque tous ses livres. Il mourut en 1185.
Obéid Allah ben Mohai^imed ben el Oualid, de Gordoue, propagea la médecine par son enseignement et ses écrits, et mourut en 1215.
Djafar ben Moufridj ben Abd Allah el Hadra&it, de Séville, fut très habile dans la science des nombres et celle de la médecine. Il mourut en 1140.