‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 42 sur 165 · SAÏD BEN TOUMA · texte numérisé non relu

SAÏD BEN TOUMA

Aboulfaradj (autrement dit Aboulkeviin) Saïd ben Ilibat Allah ben Tourna, dit aussi Amin Eddoula, était un chrétien

l'ira^k. 141

de Dagfdad jouissant comme homme et comme médecin d'une grande considération.

Il fut d^abord le médecin de Nedjem Eddoula qui en fit ensuite son ministre. Le Khalife Ennacer le prit ensuite à smi service, l'admit dans son intimité et lui confia les secrets de l'État. Cependant le Khalife s'était affaibli par l'âg'e et il avait perdu à peu près complètement la vue et la mémoire. L^n eunuque du nom de Tadj eddin et une femme du sérail abusèrent de ses infirmités, le circonvinrent, le soustrairent aux approclies de tous, contrefirent son écriture et par des actes supposés dirigfèrent toutes les affaires au g:ré de leurs passions. Le vizir El Kassimy s'aperçut bientôt qu'il y avait de l'incohérence dans les actes donnés sous le couvert du Khalife et il pria le médecin Ben Touma d'en rechercher la cause. Ben Touma n'eut pas de peine à la reconnaître et il eu fit part au vizir. L'eunuque le sut et fit aussitôt assassiner Ben Touma. Les meurtriers furent reconnus et subirent le lendemain le dernier supplice près du lieu même de l'assassinat. Quant aux instigateurs du crime, ils échappèrent au châtiment, au milieu des troubles qui suivirent la mort du Khalife. Ces faits se passaient en 1233.

MOHADDED EDDIN BEN HOBAL.

Aboul Hassan Ali ben Ahmed ben Ali Mohaddeb cddiii ben Hobal, dit aussi El Bagfdady, naquit à Bagdad en 1122. Il étudia la médecine à l'école dWboulcassem Essamarcandy, et devint un des bons médecins de son temps, un philosophe, un moraliste et un poète. Mossoul était sa résidence habituelle. Pendant quelques années il fut le médecin du prince de Khalat en Arménie, et il acquit là de grandes richesses. Une aventure insignifiante l'en fit sortir, suivant Aboulfarage. Observant un jour l'urine du prince, un des valets s'avisa de lui demander s'il ne la goûtait pas. Le médeinn répondit que cela se faisait quelquefois, mais pasdans tuus les CHS, et le iirenant à part il lui fit observer que su réflexion jiouvait le i)erdre dans Tesprit du prince en lui

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donnant à penser qu'il ne mettait pas tout en usagre pour s assurer de Tétat de sa santé. Il habita quelque teni]>â Mardin, puis à l'âg'e de 75 ans étant devenu aveugrle, il se retira à Mossoul, où il ne continua pas moins à donner des consultations. Il vécut jusqu'en l'année 1213.

Il laissa deux écrits : un Traité de médecine estimé, en quatre volumes, intitulé El Mokhtar on le choix, et un autre intitulé Eddjemaly, dédié au vizir Djemal eddin.

Il laissa aussi un fils dont le nom suit.

CUËMS EDDIN BEN HOBAL.

Ghems eddin Âboul Abbas ben Ali ben Hobal naquit en 548 (1153). Ainsi que son père il fut un médecin distingué et se livra aussi aux travaux littéraires. Il voyagea dans le pays de Roum ou l'Asie mineure, où il fut parfaitement accueilli par le prince Kiicaous, mais il n'y resta que quelque temps et mourut laissant des fils, qui furent des hommes éminents et qui vivaient encore à Mossoul & l'époque où écrivait Ebn Abi Ossaïbiah.

TAKY EDDIN EBN EL KIIATHTIIAB.

Taky eddin, de Kâs el Aïn, se fit un nom par ses grandes connaissances en médecine et par son habileté comme praticien. Il fut admis comme médecin auprès des sultans Guyat eddin et son fils Azz eddin, qui en firent aussi leur intime et le comblèrent d'honneurs et de richesse^ au point quMi menait un grand train de maison (1).

(1) Il semblerait que ce môdocin fut lo môme que celui dont parle M. Cherbonneau, dans son trayail sur les savants de Bougie. Son Taky eddin vint de Mossoul k Bougie, après avoir parcouru le pays des Mages, la Tartarie et le Soudan et s'en fut mourir au Maroc.

l'ihak. 1 Vo

IIASNOUN ERROIIAOUY.

HaâQOUU était uu médecin cliréticii d'Edesse. Il étudia la médecine dans sa ville natale, puis il se mit à voyager et visita les villes d'Âmide et de Meyafarakin, afin de nouer des relations avec leurs savant^i. A de grandes connaissant ces dans la médecine» il joignait l'habileté du praticien. Il se fit un grand renom dans les états de Kilidj Arslan où il eut pour clients les hauts personnages. Il se dirigea ensuite vers Alep, comptant sur la faveur d'un eunuque qu'il avait antérieurement connu et qui remplissait alors les fonctions du ministre.

Cependant l'eunuque par un travers que nous ne sommes pas habitué à rencontrer, du moins chez des hommes complets, le dédaigna en raison de sa qualité de médecin. Has-> noun se mit en route pour retourner à Ëdesse et fut pris d'une dyssenterie et d'une affection de foie qui l'enleva en

l'année 023 (1227).

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