Livre sur les animaux, en 100 cahiers
Abdellatif écrivit divers ouvragés sur la philosophie, soit originaux soit en forme d'abrégés, ou de paraphrase, ou de commentaires. Plusieurs ont trait à la philosophie d*Aristote, ainsi que d'Avicenne et d'El Faraby.
Nous citerons les suivants :
Sur le livre des tendances des philosophes (de Gazzaly).
De la substance et de l'accident.
Des sciences nuisibles.
Avis aux médecins et aux philosophes.
Réponse à Ebn Heitsam sur le lieu.
Abrégé de métaphysique.
De Torigine des langues.
Répons^e aux juirs et aux chrétiens.
De la politique.
De l'art de la guerre, adressé à des princes contemporains.
Sur les minéraux et la vanité de l'alchîmie.
Enfin il écrivit axisit^i sur les traditions.
EnN ABI OSSAÏBIAH. N '
Ahonl Abbas Ahmed ben ol Cnssom ben Khalira Mouaffeq cddin el Khazradjy, plus connu sous le nom d'Ebn Abi Ossaïbiah, no fut pas simplement l'historien de la médeciiu».
188 HISTOIRE Di: LA MÉDECINE AR\BE. — LIVRE SIXlÉRiE.
il la pratiqua et nous le verrons charg-é de plus d'un service d'hôpital: il se recommande ainsi doublement à nous.
Nous avons déjà dit que sou aïeul, dont il devait porter le nom, vint à Damas avec sa famille, eu 1200. C'est là que le futur historien naquit en 1203. Le peu de détails que nous connaissons sur son existence, c'est lui-même qui nous les a conservés dans les biog'raphiea de ses contemporains.
Non-seulement il put puiser dans la famille le goût de la médecine, mais les relations de son père et de son oncle le mirent en rapport avec les plus éminents médecins de son temps. Il commença ses études médicales sous la direction d'Iakoub ben Saclan, à Damas. Il le suivit ensuite dans les armées de Mouaddhem et il put apprécier le rare savoir de son maître et sa grande connaissance des livres de Galien. Plus tard, il vint se fixer à Damas pour y profiter des leçons d'un autre éminent médecin, Ebn Eddakliouar, dont il nous a conservé quelques faits remarquables de pratique médicale. En même temps, se trouvaient attachés au grand hôpital de Damas, Omran el Israïly, ainsi que le vieux Errahaby, heu* reux concours dont il nous dit que le résultat fut au bénéfice des malades et des élèves. Il devint maître à son tour et fut chargé d'un service dans ce même hôpital où il rencontra comme confrère Sedid eddiu ben Refiqua, qui fut aussi sou ami.
Nous ignorons à quelle époque il quitta Damas pour le Caire, mais lui-même nous apprend qu'il prit à Thôpital Ennacery de cette ville un service d'ophthalmiques au moment où s'y trouvait attaché Sedid eddin ben Abil Bayan.
Du Caire il se rendit à Sarched en Syrie, où il fut le médecin de l'émir Azz eddiu Eidemir ben Âbd ÂUah. 11 y mourut en 1209.
Parmi les médecins distingués de l'époque avec lesquels il fut en relations, nous citerons encore Abdellatif, l'ami de sa famille, et Ebn el Beithfir. Celui-ci fut son maître en botanique: ils firent ensemble des excursions aux environs de Damas, ayant en mains les maîtres anciens et modernes*
Ce qui recommande Ebn Abi Ossaïbiah à la considération de la postérité c'est son histoire des médecins qu'il publia
SOUS ce titre : Ouyoûn cl anha fi ihabacat el athibba, ce qui veut dire : Sources de renseignements sur les différentes classes de médecins. C'est l'histoire de la médecine depuis les temps les plus reculés et chez tous les peuples, {généralement sous forme de biographies. Elle est divisée eu quinze chapitres contenant les matières suivantes:
L Origines de la médecine.