‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 86 sur 165 · THAHIR BEN IBRAHIM BEN MOHAMMED · texte numérisé non relu

THAHIR BEN IBRAHIM BEN MOHAMMED

Il est mentionné par Hadji Khalfa, n® 1546, mais nous ne trouvons aucune date. Sur l'invitation du cadhy Aboulfadhl Mohammed ben Hamaouy, dont nous n'avons pu jusqu'à présent déterminer l'époque, il composa un opuscule intitulé Kitab el Idhah fi Mohadjet el Hàdj^ Indication des voies du traitement. Cet opuscule de 30 feuilles existe à l'ancien fonds, n"* 1032. Après avoir traité des maladies en général, l'auteur passe aux diverses préparations pharmaceutiques.

Nous signalerons, comme d'un bon esprit, les recommandations qu'il fait au médecin, en abordant le traitement d'un malade, d'examiner toutes les conditions de cause, d'antécédents, d'habitudes, de tempérament, etc.

BEDR EDDIN EDDJEZERY.

Mohammed ben el Gassem Redr eddiu Eddjezery est cité par Hadji Khalfa, n*1005, comme auteur d'un ouvrage intitulé : Ce qui est nécessaire au médecin.

ABDHERRAHMAN EL FARRY.

Obéid Allah Abderrahman ben Mohammed ben Amr ben

LES 3l£CLES DB DKCADKNCE. — ÊrOQOfi INCfiRrAlKE. 317

Moussa el Farsy est auteur d'uu petit vocabulaire de^ synonymies des médicaments simples, que nous possédons.

EL AlACHY.

Nous avons trouvé à Constantine, sous le nom d*Abou Abdallah Mohammed el Âïachy un petit Traité de médecine dont les haditd occupent la majeure partie.

AHMED BEN ESSAIOH.

Chihab eddin Ahmed ebn Essaïgh nous est connu seulement par un ouvrage qui existe à TËscurial, n* 886 du catalogue imprimé. L'auteur est dit chef des médecins d*Egypte et son livre porte le titre; Kefaïat el Ariban Mechaourat etthe- 6t6, Ce qui suffit à l'homme intelligent à défaut d'une consultation d'un médecin. Il est divisé en préface, trois livres et un épilogue. Le premier livre traite de l'hygiène, le deuxième de la thérapeutique, le troisième contient des conseils, et Tépilogue donne la composition de la thériaque. Gasiri tra* duit ainsi le titre de l'ouvrage : Proposita et consilià medica, ce qui n'est pas une traduction, et ne reproduit pas du tout le but de l'auteur et le caractère de son écrit. Le manuscrit est daté de 1580.

EL ADJELANY.

Aboul Fadhl Mohammed el Adjelany, dont nous igno* rons l'époque, est auteur d'un livre dont le titre rappelle celui du précédent. Tel est ce titre: Tohfet elArib and men la ihadhrou thabib, Présent à l'homme intelligent pour servir en l'absence d'un médecin. C'est un petit opuscule dont les quatre premiers chapitres traitent des maladies suivant qu'elles sont le produit de l'une des quatre humeurs. Un cinquième est un formulaire. Nous ne connaissons cet auteur que par un manuscrit que nous avons trouvé à Constantine.

318 HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — hlMiE bKPTlÉUC.

MOHAMMED EL UAMAOUY.

Djemal eddin Mohammed beu Mohammed ben Ahmed ben Âli el Hamaouy, nous est counu par len"* 5G0 de la Bodléienne, dont tel est le titre : El Beyan fi asrar etthobh lellaïan^ Exposition des secrets de la médecine aux g*ens intelligents. Cet écrit est de la famille des précédents.

HASSAN BEN HOSSEIN EL AKAD EDDIMACHKT.

Nous le connaissons par un ouvrage qui existe au n* 1080 de l'ancien fonds arabe, dont tel est le titre : it'anata^ ellebib and r'eibat etthabib, Ce qui suffit t un homme intelligent en l'absence du médeciu.

C'est une compilation sans portée, où Ton trouve lasiiperstition à côté de la science, Apollonius et Philémon àcôtéd'Hippocrate et de Galîen. Nous trouvons une citation d'Averroès, ce qui place routeur au plus tôt au XIII* siècle.

ELHADJADJ EL YAMENY.

El Hadjadj, que son surnom rattache à l'Yémen, est connu seulement par un ouvrage qui se trouve sous le n* 1081 de l'ancien fonds arabe. Il porte ce titre Taglib etthabaïa, Evolutions des éléments.

C'est un traité de médecine générale, une sorte d*iutroduction qui rappelle les Questions de Honein, étant aussi sous la forme de questions et de réponses.

Nous voyons d'abord de l'hygiène, puis de la médecine.

A la question: Que doit avoir en vue un médecin traitant, l'auteur répond : Dix choses, le genre de la maladie, la cause, la force de la nature, le tempérament actuel du corps, le tempérament habituel, l'âge, les habitudes, lasaisoui l'habitîition, l'état de l'air.

Il est ensuite question de Tadministration des médicaments*

LKS 81KCLBS DE DÉOÂDBNO£. — KPOQUE IXCbRTÀINK. 31U

puis des diiférentes sortes de fièvres, des humeurs, del'uriuo, des indications prises de chaque orgrane en particulier au point de vue du traitement, des causes des maladies, de la reconnaissance des médicaments, enfin do questions de diagnostic différentiel.

En somme, cet ouvrage accuse un bon esprit, etsll manque on apparence de méthode, cela tient à des transpositions qui sont le fait du relieur.

BSSEMNANY.

Ghems eddin Mohammed Essemnany, dont nous ignorons répoque, est auteur d*un commentaire sur un abrégé du premier livre du Canon par El Ilaquy. Cet ouvrage existe au supplément arabe, n* 1019, à la suite de l'ouvrage commenté. La copie date de Tannée 750 (1357).

La Bibliothèque Bodléienne possède sous le n*630 un com* mentaire d*£l Âla Essemnany sur les Aphorismes d'IIippocrate*

Nous ignorons si ces deux auteurs n'en font qu'un.

NOMAN EL iSRAÏLY.

Nomau ben Abi Erridha ben Salem ben Ishaq el Israïly est l'auteur d'un commentaire sur le Meya de Messihy, ou le Livre aux cent chapitres, publié sous le titre : El Haouachy Ennomanya^ les Annotations de Nomau*

Cet ouvrage existe autographe sous le u* 1024 du supplément arabe, petit in-folio de 207 feuilles.

Parmi les auteurs cités, nous signalerons Malmonides, ce qui place Xoman au plus tdt au XIII' siècle. Ajoutons que l'on trouve cité un commentaire d'Archelafls sur le Livre à Glaucon.

EL QCISSOUNT.

Sous le titre Modjarribaîy il existe à l'ancien fonds arabe

320 BlBTCiaE VK LA &l£DECiNË AHAb£. — LIVKJS SËPTILME.

n* 1082, un opuscule de Quisaouuy qui ne justifie pas ce titre d'Expériences ou de remèdes éprouvés. G*est un recueil banal où se trouvent toutes sortes de recettes mâme pour faire de l'encre et enlever les taches. L'auteur indique une formule de sa façon qui contient plus d'une centaine de substances et au moyen de laquelle il a guéri plus de mille personnes. Les recettes superstitieuses se môlent aux recettes médicales. On trouve aussi des conseils d'hygiène.

Nous avons trouvé une citation d'Ebn el Beithàr, ce qui porte l'auteur vers le XIV^ siècle.

tXIEMAL EDDIN ABDALLAH BEN ALI BEN AIoUB EDDIMACUKT.

Nous ne le connaissons que par un écrit qui se trouve sous le n* 1084 de l'ancien fonds arabe. Hadji Khalfa en parle incidemment, à propos d'un autre auteur au n* 13,787, mais sans nous donner l'époque où il vivait.

L'ouvrage eu question porte ce titre : Doua ennefs min ennaqsj Remède pour l'homme contre la récidive. C'ett an traité des poisons.

Il se divise en trois parties :

1^ Des poisons qui sont le fait des aliments, des boissons, etc., et de ceux qui proviennent du venin des animaux.

2* Des signes qui indiquent la nature des poisons.

3"* Du traitement.

Les moyens de préservation sont de deux sortes : connaître les substances, en connaître les antidotes.

Plusieurs plantes aromatiques sont indiquées comme antidotes.

La constatation de la propriété toxique se fait au moyen des divers sens. Des exemples sont produits.

Vient ensuite l'indication des symptômes qui accompagnent l'ingestion d'une substance toxique.

L'auteur distingue sept espèces de scorpions.

Il cite beaucoup d'animaux sujets à la rage.

Dans les cas où l'on ignore la nature de la substance ingérée, il conseille les vomitifs et les antidotes.

LS6 SlliCLKS in: UÉOADENOR. — ÉrOQi;i: INOERTArVK. o2I

Il doQuc ensuite les .symplOnies qui îiccompaj»:neut iiugestion des divers poisons et les iudicatious.

Eu somme, c*est uu ouvrag'equi témoigue d'un bon esprit, a part quelques remèdes merveilleux, et qui accuse de Tobser%'ation.

KTTIFLISSY.

Kemal eddiu Aboul Fadlil llobéïch beu Ibrahim beu Mohammed Ettiiiissy, originaire de Tiflis, a été mis indûment à côté du neveu de Honein par WUstenfeld, pour une simple similitude de nom. Le surnom de Tiflissy suffit à lui seul pour repousser un pareil rapprochement. Nous avons encore une autre raison pour mettre au moins deux siècles d'intervalle entre ces deux Hobéïch, c'est la forme de l'ouvrage dont nous allons parler.

Hadji Khalfa cite de lui, sous le n* 3480, uu traité des médicaments simples et des aliments sous forme de tableaux synoptiques, Tacouim eladouiat el moufridat ou al ar'diat, medjdoul. Nous croyons que cette forme de composition n'a été mise en usage qu'à partir d'Ebn Djezla et d'Ebn Bothlan dans leurs Tacouim bien connus.

La Bibliothèque Bodléienne possède cet ouvrage sous le n» 535.

Iladji Khalfa cite au u* 1080 un traité d'alchimie intitulé Bcïan essanaa, Exposition de l'art. II a oublié de nous donner la date de l'auteur. Gomme nous l'avons dit, on ne peut le idacer probablement qu'après le XII^ siècle.

DAUUMINI.

Cherf eddiu ed Uaghuiini est auteur du Petit Canon ^ sur lequel il existe à Lcyde, n"" 132 1, un commentaire par Has.san Ualeby.

On a publié le petit Canon à Calcutta eu 1827. D'après le titre, l'auteur porterait les noms d*Ahmed ben Daoud.

TOMK II. *^I

MOHAMMED BEN AHMED ERROHAOUY EL KOUFY,

Nous ne connaissons cet auteur que par deux opuscules de lui, contenus dans le n° 1093 de Tancien fonds.

Le premier est un traité de Tutilité des médicaments simples tirés de TAg-riculture nabathéenne, le tout de la contenance de 37 feuilles, et disposé suivant l'ordre alphabétique. Tous les noms qui se rattachent à rAgriculture nabathéenne sont produits, depuis Ebn Ouahchya le traducteur, jusqu'aux trois auteurs à savoir Sacrit, Lambouchad et Koutsamy, jusqu'aux autres dont les contributions ont gfrossi le recueil, tels que Adam, Noé, Douaïa, Thamiry, etc.

L'autre opuscule traite aussi des simples, mais particuliëment des aliments, et d'après les auteurs classiques, et surtout Galien. Tel est Tordre suivi : Céréales et leurs produits, graines, fruits des arbres, légumes, épices et condiments ; le tout en 50 feuilles.

Les noms de l'auteur sont tellement mal écrits que nous ne sommes sûr que du dernier surnom.

NOUR EDDIN BEN NASR EDDIM ECHCHAFEY EL MEKKY.

Nous avons rencontré de lui, à Constantine, un traité sommaire de médecine, légèrement entaché de superstition, portant le titre : Tohfet cl Iman.

Ce qu'il y a de curieux dans ce livre, c'est une mention de la maladie franque, qu'il dit avoir passé des Francs aux Arabes £n l'année 807 (1404). Nous ignorons s'il y a là une erreur de transcription d'un siècle. Parmi les médicaments employés nous remarquons la squine et le mercure.

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