V. Commentaire des Aphorism.es par GalieriM
C'est encore ici une traduction d'après l'arabe. Constantin l'adresse à son élève Âtton. « Tu m'as souvent prié, mon fils Atton, de traduire de l'arabe eu latin quelque ouvrage de Galien. J'ai longtemps refusé, n'osant traduire les écrits de ce grand philosophe. Mais tu insistais, tu disais souffrir de voir la langue latine privée de ce grand homme : j'ai cédé et je me suis mis à la traduction d*un de ses ouvrages sur les Aphorismes du glorieux Hippocrate. »
Notons en passant ce renseignement historique : la langue latine alors privée des écrits de Galien.
Telles sont les traductions les plus connues de Constantin.
Si les unes sont dissimulées, les autres sont franchement avouées. Pour notre part, nous croyons que leur auteur vaut mieux que la renommée qu'on lui a faite, pour n'avoir pas suffisamment étudié l'ensemble des faits. Telle est l'interprétation que nous croyons devoir eu présenter.
Et d'abord la forme sous laquelle nous sont parvenus ses écrits, peut n'être pas celle que leur a donnée Constantin luimême. Cette forme n'est pas identique pour tous. Certains manuscrits accusent une traduction, et d'autres n'en parlent pas. Nous savons que son élève Jean réunit à Naples les écrits de son maître. Il est possible qu'ils sortirent de là sous une forme différente de la forme primitive. Nous croyons qu'une pression exercée par l'abbé Didier pourrait expliquer le silence de Constantin sur la provenance arabe de ses premiers écrits. Cette provenance avouée pouvait choquer l'abbé du Mont-Cassin.
Nous voyons Constantin se plaindre des plagiaires. Il sem* blerait donc qu'à Tinstar de Gérard de Crémone il aurait d'abord écrit sous le voile de l'anonyme. Rien n'était plus facile que de couper court à toute méprise : les signer et avouer leur provenance arabe. Dès lors toute revendication frauduleuse devenait impossible.
Parmi les autres écrits de Constantin, il en est qui ne sont probablement que de simples traductions, ou des traduction»