NOTJR EDDIN ABOUL HASSAN ALI, SURNOMMÉ EBN EDDJEZZAR
C'est un Egyptien, qui composa aussi un Traité de la médecine du Prophète sous le titre : Essirr el moustafaouy fitthobb ennébaouy. Cet écrit se trouve au supplément arabe n° 1897.
DJELAL EDDIN AT'.on SOLEIMAN DAOUD
C'est L'auteur de la médecine du Prophète, traduite par
M. Perron. Nous trouvons dans ce livre le nom d'Ebn el Beithâr, ce qui place l'îiuteur après le XIIIe siècle.
L'ouvrage se divise en trois parties: généralités et hygiène, aliments et médicaments, thérapeutique. Les hadits se trouvent souvent appuyés par l'autorité des médecins grecs et arabes. De tous les ouvrages de ce genre que nous avons vus, c'est celui qui a le plus de développements.
C'est ici le lieu de rappeler deux traités anoi^-mes de la médecine du Prophète analysés l'un par Reiske, dans ses opuscida medica, et l'autre par Gagnier dans sa Yie de Mahomet. Ce dernier livre a donné à Gagnier une haute idée de la science du Prophète.
EL ALAOUY EL MAGREBY.
Ibrahim ben Abi Saïd el Alaouy, dit el Magreby, ou le Magrebin, quitta probablement rOccidentpour l'Orient, d'où le surnom de Magrebin. Nous ignorons l'époque où il vécut et nous n'avons pu trouver aucun indice dans ses œuvres, dont la forme concise exclut les citations.
Il est représenté à l'ancien fonds arabe sous les nns 1027 et 1032, qui sont des exemplaires d'un même ouvrage. 11 est aussi représenté à la Bibliothèque Bodléienne sous les hos 564 et 620. Hadji Khalfa le mentionne sous le n° 3'i90, mais il se borne à nous parler de son écrit.
Tel est le titre de cet ouvrage : Tacouim el Mofridai, Etat des simples, ou moyen de guérir toutes les maladies. Son titre rappelle les écrits d'Ebn Djezla etd'Eben Bothlan et il en a tout-à-fait la forme synoptique.
Sa préface annonce le but et l'ordonnance du livre et traite des propriétés générales des médicaments, de leurs classes et de leurs synonymies.
Viennent ensuite les tableaux synoptiques des médicaments, au nombre de 550, rangés par ordre alphabétique et embrassant les deux pag*es du livre.
A chaque médicament répondent 16 colonnes, indiquant le nom, la description sommaire s'il y a lieu, l'espèce, le choix,
le tempérament du médicament, ses propriétés, son emploi dans les organes céplialiques, respiratoires, digestifs, dans l'économie en général, le mode d'emploi, la dose, les inconvénients, les correctifs, les succédanés, le n° d'ordre.
En somme, nous n'avons ici qu'un aide-mémoire, un ouvrage commode aussi pour renseignement, sans autre originalité que la forme imitée sans doute des écrits d'Ebn Djezla et d'Ebn Botlan, ce qui porte notre auteur vers l'époque des croisades. Hadji Khalfa, n° 011, lui attribue un Traité des succédanées.