IV. — ÉPOQUE INCERTAINE
MOHAMMED BEN ABIL AAS EL ANDALOUSSY.
Nous connaissons de lui deux ouvrages.
Le premier est un opuscule en vers, de six feuilles, sur le pouls. Il existe à la Bodléienne, n° 608, et à l'ancien fonds arabe, n° 1046.
Le deuxième est un traité sur la peste, intitulé Rissala fi tahquiq el ouba. Il existe au supplément arabe sous le n° 1053. C'est un opuscule de 11 feuilles, assez bien rempli, à part une légère teinte de superstition.
Il distingue le bubon, Thaoun, de la peste, Ouba. La peste est une affection générale qui peut ne pas s'accompagner de bubon. Quant au bubon il est toujours pestilentiel. L'un et l'autre sont le plus souvent mortels.
Comme causes de la peste, il indique les altérations de l'air produites par des exhalaisons, les vents du midi, les vents qui soufflent d'un cimetière, les eaux stagnantes. Elle sévit sur les gens affaiblis par les excès vénériens, de préférence sur les âges inférieurs et dans la saison d'automne.
Le pouls est généralement petit.
On a mis en doute chez les musulmans la légalité des préservatifs et du traitement. A cela il répond que l'on pourrait tout aussi bien s'abstenir de se procurer de la nourriture et s'en rapporter à Dieu.
Il faut commencer par écarter les causes génératrices, purifier l'air par des fumig*ations de camphre, de sandal, de
bois d'aloès, etc. Il recommande la sobriété, l'emploi de la tliériaque, du mithridate, du musc, etc. Les ventouses sont quelquefois utiles dans les fièvres pestilentielles. Quelques hommes pieux, dit-il, ont dit que les prières avaient aussi de l'efficacité.
Parfois il invoque Hippocrate dans le livre des Epidémies, Galien et Avicenne.
On peut espérer de retrouver son époque, son ouvrage étant dédié au Cheikh el Islam Asâd effendi.
ABOD ABDALLAH MOHAMMED BEN AHMED BEN YOUSEF BEN HIBAT ALLAH EZZOBEIDY EL YEMENY.
Il est auteur d'un ouvrage de médecine qu'un anonyme a résumé sous le titre el Mountaquy . C'est un ouvrage de troisième ordre et entaché de superstition. Il existe au supplément arabe, n° 1050. L'original avait pour titre : Rany ctthcbib ou Omdet el adib.
MOHAMMED BEN ABI BÈCR BEN AlOUB EZZERA1.
Il existe de lui, au supplément arabe, n° 1001 bis, un Traité de la médecine du Prophète, qui ne contient pas moins de 240 pagres. Il rappelle que le prophète avait trois sortes de traitements, naturel, surnaturel et mixte.