‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 113 sur 241 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Au f° 30 est un homme adorant le feu.

Nous trouvons, ensuite les mers avec des sortes de cartes grossières. Au i° 51 est figurée la mer de Contantinople.

Ce sont ensuite les forteresses ou châteaux. Au f° 94 on croit lire : Château de Paris, en Europe.

Au f° 99 est représenté David debout avec sa fronde, et Goliath renversé.

Nous trouvons d'autres cartes, ainsi de la Syrie et de la Palestine, du Maouarennahr, etc.

A propos de l'Inde, au f° 127, on voit un cavalier perçant un homme monté sur un éléphant.

Au f° 137, on voit Salomon sur une estrade supportée par deux lions, et la reine de Saba, Balkis, qui lui est apportée par un génie.

Nous passons bientôt aux végétaux. A côté de la récolte du poivre, nous voyons des arbres portant des fruits à tète d'hommes et d'animaux.

Au f° 1G5, deux hommes regardent une statue brisée, qui est probablement une idole.

Au f° 170, deux hommes bêchent la terre.

Au f° 195, trois sauvages nus, dont une femme, sont poursuivis par quatre civilisés.

Au n° 200, est un homme enlacé par un serpent à tète humaine.

Le f° 208 représente un homme à figure de lion.

Au f° 212, le recto représente un homme qui se penche sur son épée, et le verso deux hommes emportant un cadavre.

A propos des oiseaux, au f" 220, nous voyons figurer le combat des Grues et des Pygmées.

Plus loin ce sont des quadrupèdes, puis des poissons. Le I" 211 représente l'aventure de Jonas.

Parmi les figures humaines nous avons remarqué deux types plus particulièrement accusés, le type persan et le type mongol, ayant également des coiffures caractéristiques. Le type mongol est frappant dans une figure du f° 192.

Il nous a semblé que ces ligures humaines seraient, pour un ethnographe, Un sujet d'étude très intéressant.

Le n" «333 contient l'histoire des animaux de Damiry, pa-

réillement illustrée. Mais les figures ne sont pas aussi bonnes, rares et petites généralement. Nous n'en avons guère remarqué que deux, celle de la jument Boraq et celle d'un cavalier au g*alop.

Les Merveilles de la nature, de Kazouiny, se trouvent également illustrées dans le fonds persan.

État actuel de la Médecine en Perse.

La Perse vient de prendre part au mouvement qui entraînait déjà depuis quelque temps la Turquie, l'Egypte et l'Inde. Son isolement explique son retard. Aujourd'hui même encore l'imprimerie n'y paraît pas naturalisée, et l'on n'emploie que la lithographie. Et cependant la Perse avait contribué à la rénovation médicale dans l'Inde, où la dynastie mongole avait importé le persan. Depuis la fin du siècle dernier jusqu'à nos jours, on a imprimé dans l'Inde un certain nombre d'écrits en langue persane., concurremment avec des ouvrages arabes (1).

Nous avons déjà dit ce que nous pensions de ce retour maladroit aux traditions du passé, qui ne devrait plus avoir qu'une importance historique.

La Perse a suivi des procédés qui lui sont propres. Elle a fait appel aux hommes plutôt qu'aux livres. Si nous ne connaissons pas d'ouvrages traduits des langues européennes, ainsi qu'on l'a fait ailleurs, nous connaissons un nombre déjà considérable d'écrits originaux publiés en persan par les médecins que la Perse a chargés de l'initier à la science moderne.

Ces médecius sont les docteurs allemands Polak et Sohlimmer, et le docteur Tholozan, médecin militaire français, depuis longtemps détaché en Perse, et médecin du Chah.

On doit à M. Polak des traités d'anatomie, de chirurgie d'oculistique et un manuel de médecine militaire.

(1) On peut voir la liste de ces imprimés dans la Bibliothèque orientale de Zenker.

à M. Tholozan, un traité de quinologie, et un traité d'auscultation.

A M. Schlimmer des traités de chimie et des- maladies de la peau, et un traité de terminologie française persane. (Nous avons rendu compte de cet ouvrage dans la Gazette hebdomadaire du 2(5 mars 1875.) La 2* édition litkographiée de cet ouvrage est augmentée de nombreux articles dont quelques-uns étendus, qui nous fournissent des renseignements curieux sur l'histoire naturelle, l'hygiène, la pathologie et la médecine en Perse.

Nous avons vu, au début de cette histoire, les médecins concourir à l'harmonie des sectes et des races en Orient. C'est là un moyen d'action dont on a fait souvent un heureux usage en Algérie.

Quand l'orient musulman vient de reprendre les saines traditions des Abhassid.es, renverse les barrières élevées par le fanatisme et nous tend la main sur le terrain neutre de la science, il est triste de voir chez nous des hommes île parti méconnaître les enseignements de l'histoire et de la religion, relever ces barrières et repousser cette neutralité.

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