YOUSEF BEN MOHAMMED ETTHABIB
Yousef est peut-être le fils du précédent.
La Bibliothèque de Leyde possède de lui trois écrite sous les nos 1397, 98 et 99.
Le premier est intitulé Riadh el adouyat, et se compose d'une introduction, de deux chapitres et d'une conclusion.
Le deuxième est un poème sur l'hygiène.
Le troisième est intitulé Iladj el amradh, Traitement des maladies.
Ce dernier existe aussi à Paris, n° 17 de l'ancien fonds.
C'est un compendium de médecine. Une date porte bien le chiffre 60, mais le n° du siècle est absent.
Un autre opuscule du même auteur se trouve aussi dans le même manuscrit.
Il en existe également un dans le n° 153, A. F. qui n'est pas mentionné dans le catalogue.
ABOU SA1D EL HOSSEIN EL IAHOUDY.
Le n° 152 de l'ancien fonds contient de lui un abrégé de médecine où l'on trouve d'abord de la pathologie, puis les médicaments simples et composés.
Cet écrit est probablement le même qui existe à Leyde sous les nos 1386-7-8-9.
Nous ignorons l'époque où vécut l'auteur.
RAÏAH BEN MOHAMMED EL ISFAHANY.
On a de lui, au n° 345 du supplément, un traité sommaire de médecine, dont il embrasse toutes les parties, sous le titre Marat essahha.
KEFAÏAT ETTHOBB.
Sous ce titre, qui signifie : Ce qui est suffisant en médecine, il existe au n° 145 de l'ancien fonds un compendium de médecine sous forme de tableaux synoptiques, dont nous ignorons l'auteur.
BEN DJEMALY.
Nous avons sous ce nom, qui est celui d'Abou Bekr ben Matliar ben Djemaly, un traité d'histoire naturelle médicale,
qui nous paraît exister aux nos 140, 1G0 et 161 de l'ancien fonds. Il est divisé en XVI livres, mais les manuscrits précités sont en partie incomplets. Cet ouvrage porterait aussi le titre de Khaouas el achia, Propriétés des choses, et de Ferahnameh Djemaly.
Il ne faut pas confondre ce Djemali avec le titre d'un livre dédié au sultan Abou Ishaq, roi de Perse, dont nous avons parié ci-devant.
Merveilles de la Nature, illustr<
Cet ouvrage dont le titre rappelle celui de CazQuiny, mais dont il diffère, se trouve au n° 332 du supplément persan.
C'est un bel in-folio de 249 pages, d'une écriture large et magistrale. On lit dans une note finale qu'il fut transcrit pour la Bibliothèque du sultan Ahmed Khan, qui régnait à Bagdad en 790 de l'hégire, 1388 de notre ère, par Ahmed Merouy.
Ce sultan Ahmed n'est autre que Ahmed ben Avis, sur lequel on peut consulter d'Herbelot, pag-e 149.
Cet ouvrag'e est farci d'illustrations, pour nous servir d'une expression moderne. Il n'est presque pas de feuille, et parfois de pag'e où l'on n'en rencontre. Leur caractère, aussi bien que leur nombre, lui confèrent un véritable intérêt.
Les Merveilles sont divisées en dix classes, et nous passons des merveilles des cieux aux merveilles de la terre, de l'homme, des génies et des animaux.
Dans les merveilles célestes nous voyons d'abord figurer des anges, ainsi Mikaïl ou Michel avec sa balance. Un ange ailé et diadème tient un cercle où sont fixées les rênes de deux chevaux, et nous lisons à côté : figure du soleil.
Viennent ensuite les astres. Au f° 23, une femme jouant de la guitare sous une treille, est accompagnée d'une femme à droite et à g-auche, avec la légende Vénus.
Plus loin ce sont les signes du Zodiaque. Une des meilleures figures est celle du Sagittaire, lançant une flèche comme un Parthe, contre un gros serpent dressé.