‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 138 sur 241 · HERMANN DALMATE · texte numérisé non relu

HERMANN DALMATE

de Chronica sarracenorum. L'esprit qui présida aux travaux de Pierre le vénérable s'accuse dans les titres de ces écrits. Ainsi on lit dans le Ms. n° 3390 : Chronica mendosa et ridiculosa Sarracenorum. GeneratioMahumeti filii dyaboli etpriïnogeniti satani. Deg'enerationeMaliumeti et nutritura ejus, quod transtulit Hermannus slavus sliolasticus subtilis et ingeniosus apud Legionem hispaniae civitatem. Item doctrina Mahumeti, quse apud Sarracenos magnse auctoritatis est, ab eodem Hermanno translata, cum esset peritissimus utriusque linguœ, latinœ scilicet atque arabicse.

Nous lisons dans l'exposé de l'édition de Norimberg 1543 ; Zenker, I. 170 : Mahometis abdallœ filii Theologia dialogo explicata, Hermanno Nellig-raunense interprète. Alcorani epitome, RobertoKetenense Anglo interprète. Nous aurions donc là non-seulement un nouvel écrit, mais un nouveau surnom d'Hermann.

Hermann traduisit aussi le Planisphère de Ptolémée. Jourdain a déjà revendiqué pour lui cette traduction, qui est généralement attribuée à Rodolphe de Bruges, ainsi par l'His* toire littéraire.

On lit dans les Recherches de Jourdain ; « La Bibliothèque royale possède une traduction du Planisphère, dont il est l'auteur; voici les motifs sur lesquels j'appuie cette assertion. En tète du manuscrit on lit : Planispherium Ptolemœi trans-» latus de arabico in latinum per Hermannum secundum. Vient ensuite un prologue, dans lequel l'auteur dédie sa Version à un certain Thierry, Theodorice diligentissirne preceptor. Il y parle de la communauté des travaux qui a existé entre lui et Robert, qu'il nomme illustris socius Robertus Retinensis* La version a été achevée à Toulouse^ dans les Ka~* lendes de juin 1143* Ces détails prouvent évidemment qu'il s'agit d'Hermann le Dalmate, et que cette version est celle que l'on attribue à Rodolphe de Bruges. Celui-ci d'ailleurs eut Hermann pour maître ; il se livrait comme lui à l'étude des sciences mathématiques et les travaux des philosophes arabes dans cette partie ne lui étaient pas étrangers* Tous ces faits sont établis dans le prologue d'un ouvrage que nous avons retrouvé à la Bibliothèque royale. *>

Nous parlerons de cet ouvrage et de ce prologue à propos de Rodolphe. La similitude des sujets traités est sans doute la cause de la confusion.

Dans le n° 7377 b allégué par Jourdain, nous avons trouvé un autre titre :

Planisplierium Ptoleraœi Hermanni secundi translatio.

Cette traduction existe aussi au n° 7399. Dans son prologue, Herman, après avoir parlé de l'Almageste et du Tétrabiblon. abrégés l'un par Elbatani et l'autre par Albumazar, ajoute : Labor noster nunc tandem latio confert... Qme passio maxime latinitatis inopiam hue usque fovet.

Nous avons aussi rencontré le passage : Illustris sociusRebertus Retenensis.

Traduction du Coran à Tolède.

Page 1