TOME H
oXC) HISTOIRE DE LA. MÉDECINE ARABE. — LIVRE HUITIÈME.
3° Sourate de l'unité de Dieu (cotée CXXII) :
Constanter die illis Deuni ununi esse et incorporeum, qui nec g'enuit nec est g-eneratus, nec liabet queinquani simileni sibi.
On voit qu'ici le chiffre des sourates dépasse celui qui est généralement admis, ce qui tient sans doute à des dédoublements.
On peut voir encore la faiblesse de notre traduction latine si on la compare à la traduction française de M. Kasimirsky. Du reste, on en a déjà fait ressortir les défauts.
Tel est l'explicit : Explicit liber legïs diaboliese Sarracenorum qui arabice dicitur Alclioran, id est collectio capitulorum seu preceptorum.
Un pareil explicit reproduit bien l'esprit qui avait inspiré cette traduction, mais nécessairement il la rend suspecte. Nous retrouverons ce même esprit dans d'autres compositions qui l'accompagnent et qui en sont le complément.
Cette traduction du Coran, accompagnée de la vie de Mahomet et de ses successeurs et de la doctrine musulmane, fut imprimée à Baie, en 1543, par Bibliander. Ces accompagnements étaient aussi le produit de deux de nos traducteurs, Robert et Hermann, ainsi que nous aurons bientôt l'occasion de le dire.
De nos quatre traducteurs du Coran, Robert de Rétine et Hermann Dalmate, nous sont connus par d'autres travaux, et nous leur consacrerons à chacun une notice.
Quant aux deux autres, Pierre de Tolède et Pierre le secrétaire qui ne nous intéressent que par le Coran, nous allons en dire ici quelques mots.
Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons appris sur Pierre de Tolède par l'abbé de Cluny: c'était un homme ha-^ bile dans les deux langues, mais auquel le latin n'était pas aussi familier que l'arabe.
Quant à Pierre, le secrétaire de l'abbé de Cluny, il porte aussi le nom de Pierre de Poitiers. 11 entra dans l'ordre de Chuiy sous l'abbé Ponce, pou de mois avant son abdication. et fut reçu par l*abbé Pierre le vénérable, qu'il accompagna en Espagne en 1141.
SAVASORDA. 387
Pierre le vénérable chargea son secrétaire Pierre de Poitiers de composer une réfutation du Coran, que St Bernard l'avait engagé à composer lui-même.
Dans une lettre à l'abbé de Cluny, Pierre de Poitiers rappelle ainsi ses collaborateurs : Sicut ego in liispania pro certo a Petro ïoletano cujus in transferendo socius eram, et a Roberto Pampilionensi nunc arcliidiacono audivi.
Il s'agit des relations sexuelles chez les Mahométans.