RODOLPHE DE BRUGES
Nous avons déjà vu que la traduction du Planisphère de Ptolémée, appartient à Hermann Dalmate, et non pas à Rodolphe de Bruges auquel on l'attribue généralement (1).
Cette confusion en a naturellement entraîné une autre. Nous ne connaissons g*uère ces personnages que par les renseignements consignés dans leurs écrits. On a donc transporté à Rodolphe de Bruges, ceux que nous trouvons consignés dans la traduction du Planisphère. C'est ce qu'a fait l'Histoire littéraire, qui donne pour maître à Rodolphe ce Thierry ou Théodoric, auquel l'ouvrag-e d'Hermann est dédié.
Nous allons faire connaître un traité de l'Astrolabe, qui appartient bien réellement à Rodolphe de Bruges.
On lit encore dans l'Histoire littéraire : « Dans la Bibliothèque Cottonienne on a un Ms. qui porte ce titre : Descriptio cujusdam instrument! cujus est usus in metiendis stellarum cursibus per Rodolphum Brugensem Hermanni secundi discipulum.
C'est apparemment la description de l'astrolabe, dont on attribue l'invention à Hermann Contract, écrivain du XIe siècle, duquel Rodolphe est dit ici le disciple, parce qu'il suivit sa méthode dans l'astronomie. »
Avant d'aller plus loin, nous relèverons ce qu'il y a d'erroné dans ce passage. Rodolphe ne peut pas être dit le disciple d'Hermann Contract, ni même de son école, puisque l'Hermann dont il s'agit ici est qualifié de Secundus, Hermann Contract ayant été naturellement pris comme le premier.
Nous relèverons encore une autre erreur de l'Histoire littéraire : <t Hermann mit en latin le Planisphère de Ptolémée sur la version arabe de Modem. » Nous savons maintenant ;i quoi nous en tenir sur les versions arabes, question qui n'était pas encore connue il y a bien peu de temps.
(1) Voyez Iliici. île [nterpretatione .