‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 181 sur 241 · JUDAS FILS DE MOÏSE. AA · texte numérisé non relu

JUDAS FILS DE MOÏSE. AA

« Le ai mis en bon et plain latin par le commandement de haut et puissant prince monseigneur Alphonse, roy des Romains et de Castille. Et je supplie à Dieu le père qu'il me doint pouvoir à ouvrir la voie de droiture, vu que Messire Alphonse le haut roy des Romains ayma moult et honnoura la science et tous ceux qui en savaient, et enquist par toutes terres et par tous climats du monde toutes les sciences de toutes gens et de tous langaiges, et il les fit devant lui translater de arabic en espaignol, et lui ainsi comme maître de toutes sciences et de toutes vertus par sa propre considération a renouvelé moult de choses proufitables et a commencé à ordonner moult de livres et moult de sentences des saiges anciens et leurs paroles qui gisaient ça et la perdues. »

Antonio cite un ouvrage d'Ali ben Ragel traduit aussi par le concours de Juda et d'Egidius. C'est évidemment celui qui existe au n° 7317 de Paris sous ce titre : Liber magnus et completus quem Aly Aben Ragel composuit de judiciis astrologis, quem Ihuda filius Musa precepto dni Alfonsi romanorum et castilise régis illustris transtulit de arabico in yspanicum ydioma, et quem Egidius de Teboldis aulae imperialis notarius una cum Petro de Regio ipsius aulœ pronotarius transtulit in latinum.

Nous trouvons dans Antonio un titre : Du jugement des étoiles traduit par Juda, qui est sans doute le même que le précédent ouvrage.

Antonio lui attribue aussi la traduction des Etoiles fixes d'Abou Hazen (Alhassen ?) et le livre des Armilles, qui fut traduit en latin par Guillaume Arremon et le clerc Daspazo, l'an 14 du règne d'Alfonse.

Nous trouvons encore un livre de la sphère rendu en latin par le même Daspazo.

Enfin le Livre des étoiles fixes d'Abou Hazen (probablement El Hassen ben Heitam) nous est donné comme ayant été traduit par le Rabbin Juda, qui est probablement Juda fils de Moyse.

444 HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE HUITIÈME. ABEN RAGEL EL ALKIBITIUS.

Nous avons vu qu'ils eurent la plus grande part dans les travaux commencés par Alphonse, qu'ils présidaient en son absence l'assemblée, mais nous ne trouvons citée aucune traduction sous leurs noms.

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