‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 182 sur 241 · SAMUEL LÉVI DE TOLEDE · texte numérisé non relu

SAMUEL LÉVI DE TOLEDE

Nous l'avons déjà vu aider Juda fils de Moyse dans la traduction du Tetrabiblon. Antonio lui attribue aussi celle d'un ouvrage intitulé : Libro del relogïo de la candela.

FERNAND DE TOLEDE.

Il traduisit les Tables d'Azarchel avec le concours de Renaldo et de R. Abraham. (Bernard de Burgos).

Citons encore Garcias, interprète du roi, qui traduisit un livre des Pierres ; Jean deTolède, dont la Bodléienne possède un livre des Nativités, Jean de Messine, Jean de Crémone, Encore un mot sur Egidius. M. Boncompagni dans son mémoire sur Gérard de Crémone, p. 20, dit qu'on traduisit en espagnol l'Almageste et que Frédéric II en fit faire sur cette version une traduction latine. Nous lisons dans le n° 7266 de Paris, en caractères assez peu lisibles, qu'une traduction de l'Almageste fut faite par un juif de Tolède, Robertus ?

Parmi les ouvrages traduits, dont nous ignorons les traducteurs, Antonio cite Albateni et Avicenne, et peut-être KliiMi Allai) et Moslcma. Antonio cite encore Raymond Mar-

ETIENNE d'àNTIOCHE. 445

tin, l'auteur du Pugio fidei, comme savant en arabe, en hébreu et en syriaque, Nipha de Séville, comme ayant traduit Alfargan, et Jean-André de Séville, musulman converti comme ayant écrit contre le Coran.

En somme, les matériaux font défaut pour faire un inventaire sérieux et complet des traductions commandées par Alfonse.

ETIENNE D'àNTIOCHE.

Les quelques renseignements que nous avons sur lui sont tirés de la traduction qu'il nous a laissée et qui date du commencement du XIIe siècle. Il nous apprend qu'il habitait Antioche, et qu'il cultivait la philosophie.

Tel est le prologue de cette traduction : Prologus Stephani philosophie discipuli in libro qui dicitur Regalis dispositio. Nous lisons à la fin : Finit sermo quintus secundse partis Libri completi artis medicinse qui dicitur Reg*alis dispositio, quem sapientissimus Haly riliusAbbas discipulus Abi Meher Moysi filii seiar composuit. Ipsum autem ex arabicoinlatinum transtulit sermonem Stephanus philosophie discipulus in Antiochia, Anno domini passionis 1127.

On voit que le titre du Maleky, le royal, d'Aly ben el Abbas, n'est pas strictement rendu.

Nous savons déjà que le Maleky avait été traduit par Constantin, qui publia sa traduction sous le titre de Pantegnij sans en déclarer la provenance.

Nous avons comparé les deux traductions et nous y avons trouvé des différences, des suppressions, des transpositions, des additions, etc.

Dès le début se présente une dissemblance très notable.

Constantin a mutilé le remarquable morceau d'introduction, où l'auteur, passant en revue les plus illustres de ses devanciers^ signale les défauts ou les lacunes de leurs ouvrages, ce qui l'a engagé à composer un traité complet et méthodique de la science médicale.

Pour mieux faire ressortir cette mutilation et le plagiat de Constantin, sous le nom duquel se produisit le Pantegni,

Daremberg- a mis en regard les deux traductions. (Archives des Missions scientifiques), sans donner toutefois ce morceau intégralement.

La revue historique d'Aly ben el Abbas fait défaut dans le Panteg-ni. Par contre Constantin ajoute de son crû la liste des XVI livres de Galien, arrang-és pour 1'enseigrienient par les Alexandrins.

Si l'on compare les deux traductions au point de vu de leur valeur, on est conduit à donner la préférence à celle de Constantin.

Dans les passag-es reproduits par Daremberg-, on peut déjà signaler des fautes dans la traduction d'Etienne. Aly ben Abbas ditHippocrate le prince, imam, de la science. Etienne s'est mépris sur ce mot, et rend ainsi la phrase où il se trouve : Hippocras qui ante liane artem fuisse perhibetur. Constantin dit simplement mais plus justement : Hippocratem in hac arte maximum.

Un peu plus loin on s'étonne de voir l'Irak et la Perse rendus dans Etienne par Harac et Feresie.

Les termes techniques sont mieux rendus par Constantin. On remarque particulièrement de meilleurs équivalents à propos- des médicaments simples, on ne doit pas s'en étonner. Constantin devait mieux posséder l'arabe qu'Etienne. Il était au Mont-Cassin dans de meilleures conditions qu'à Antioche. Enfin la médecine avait été l'occupation de sa vie.

La Regalis dispositio fut imprimée à Venise en 149,2, et à Lyon en 1523.

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