I. Commentaire des Aphorismes d'Hippocrate
Cet écrit existe en arabe et en caractères hébreux sous le n° 1202 du catalogue du fonds hébreux de Paris.
Il en existe aussi des traductions hébraïques. Le dernier aphorisme produit répond à celui-ci : Sudor multus, calidus aut frigidus, etc. Maimonide fait observer que Galien le considère comme n'étant pas sûrement d'Hippocrate.
IL Aphorismes de Maimonide.
Il nous dit avoir entrepris ce travail parce que la forme aphoristique permet à la mémoire de conserver plus facilement les principes de l'art. Ses Aphorismes sont méthodiquement distribués en XXV livres. 11 en emprunte nonseulement le fonds, mais aussi la lettre à Hippocrate et à Galien.
Il expose d'abord les principes de la science, puis il en aborde les détails.
Le XXVe et dernier chapitre est une sorte de hors- d' ce livre, sur lequel nous nous arrêterons. Il traite des endroits douteux de Galien. Nous y signalerons un passage curieux sur les langues :
«■ De même que l'organisme, le lang-age porte l'empreinte du climat. C'est dans les climats tempérés que l'on trouve les constitutions et les langues les plus parfaites. Ce que Galien dit du grec, on peut l'appliquer à l'arabe, à l'hébreu, au syriaque et au persan. Quiconque, dit Maimonide, connaît l'arabe et l'hébreu, sait que ces deux langues n'en sont en réalité qu'une et que le syriaque s'en rapproche intimement.
Le syriaque ne diffère du grec que par trois ou quatre caractères ; le persan s'en écarte davantage. Mais il ne faut
pas jugéï ces langues d'après ce que l'on voit aujourd'hui. Des invasions ont eu lieu qui ont altéré le lang*age, de même que l'on peut entendre parler l'hébreu, soit dans lesclimats du Nord, soit dans ceux du Midi. »
Les Aphorismes ont été traduits en hébreu. Ils le furent aussi en latin et imprimés plusieurs fois.