‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 194 sur 241 · ARNAULD DE VILLENEUVE · texte numérisé non relu

ARNAULD DE VILLENEUVE

Il naquit vers le milieu du XIIIe siècle, dans une de ces nombreuses localités du nom de Villeneuve, sur laquelle on n'a pu, jusqu'à présent, s'accorder. (1) Après avoir longtemps séjourné à Paris, il habita Montpellier, où il apprit la médecine, dans laquelle il se fit une réputation européenne. Il visita ensuite l'Italie et l'Espagne, où il apprit l'arabe. En 1285, il était appelé par le roi d'Aragon. En 1308 il était à Avignon chez le Pape Clément V.

La hardiesse de ses opinions lui suscita des poursuites. Il dut quitter Paris et alla trouver un asile en Sicile chez le roi Frédéric II d'Aragon. Appelé par le Pape en 1309 ou selon d'autres en 1313, il mourut en route.

Arnauld écrivit beaucoup, mais des ouvrages peu étendus. On connaît son goût pour l'alchimie et l'astrologie.

Nous nous occuperons seulement ici de ses traductions de l'arabe.

De rigore, jecticatione et spasmo, de Galien. De viribus cordis, d'Avicenne. Cet ouvrage, ainsi que le précédent, sont datés de Barcelone.

De ligaturis physicis, de Costa ben Luca. Cet ouvrage a été attribué à Galien, et les Juntes l'ont inséré dans leur Ve volume. Nous croyons qu'il faut le restituer à Costa ben Luca, et môme nous croyons le voir dans le dernier nn de la liste d'Ebn Abi Ossaïbiah. On pourrait bien traduire, d'après le Ms. de Paris : Livre des Définitions, suivant l'avis des philosophes. Mais nous croyons qu'il faut lire Djadoul, au lieu de Houdoud, noms qui se ressemblent dans l'écriture arabe, et traduire : Des Amulettes. Dans cet opuscule adressé à un de ses amis, Costa expose les réactions

(1) Lu qualificatif Catalaunus su lit cependant dans lus Mss.

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