ABOUL ABBAS FADHL BEN HATEM ENNAÏRIZY
Mathématicien et astronome, il vivait sur la fin du IXe siècle de notre ère., et dédia un de ses écrits au Khalife
Mothaded. Il est auteur d'un commentaire sur Euelide, que nous croyons reconnaître dans la traduction de Gérard, intitulée : Liber Anaritii super Euclidem.
Jusqu'à présent, nous n'avons pas rencontré cette traduction dans les catalogues de nos collections européennes.
ALFERGANY.
Ahmed ben Mohammed ben Ketsir, dit el Ferg-any, du nom de Ferg-ana, ville de la Transoniane où il naquit, vivait du temps d'El Mâmoun, c'est-à-dire dans la première moitié du IXe siècle de notre ère.
Le Kitab el hokama le donne comme un des astronomes d'El Mâmoun, et se borne à dire que son introduction à la science astronomique est un ouvragée d'un petit volume et d'une grande utilité. C'est le même ouvrag-e qui a eu en Occident l'honneur de plusieurs éditions successives, sous des titres divers.
Nous en avons déjà suffisamment parlé à propos des traductions de Jean de Séville et de Gérard de Crémone. Nous rappellerons seulement ici que la première porte le titre Liber in scientia astrorum et radicibus motuum celestium, et la seconde Liber de aggregationibus scientiœ stellarum et principiis cœlestium motuum.
La traduction de Gérard n'a pas été connue par Delambre.
La traduction de Jean de Séville a été imprimée sous ce titre: Brevis ac perutilis compilatio Alfrag-ani, d'abord à Ferrare en 1493, ensuite à Norimberg- en 1537, puis à Paris en 1546 sous le titre: Alfrag-ani compendium.
En 1590, Christmann en publia une édition libre et remaniée d'après une version hébraïque, à Francfort, sous ce titre : Muhammedis Alfrag-ani Arabis Elementa chronologie;!, et astronomica. Une édition nouvelle parut à Francfort en L618.
En 100'.), Golius publia le texte et la traduction sous ce titre : Muhammedis filiiKetiri Ferganensis, qui vulg-o Alfraganus dicitur, Elementa astronomica, arabice et latine. Amstelodami.
ALBUMASAR. 509
Voyez, pour plus de détails sur les Mss., le travail de Wœpke, dans le Journal asiatique de 1862.
ALBUMASAR.
Djafar ben Mohammed ben Omar el Balkhy, surnommé Abou Mâchar, d'où nous avons fait Albumasar, naquit à Balkh et mourut centenaire à Ouasith, en l'année 272 de l'hégire, 885 de notre ère.
Nous connaissons, par le Kitab el hokama, les titres d'une quarantaine de ses ouvragées, embrassant l'astronomie, la chronologie, l'astrologie, la météorologie, la divination par les songes, etc.
Comme le fait observer M. Reinaud, dans son Introduction à la géographie des Orientaux, Albumasar vaut mieux que la renommée qu'il a laissée chez nous, qui ne connaissons guère de lui que la partie astrologique, de ses écrits. Il s'était initié aux doctrines mathématiques des Persans et des Indiens, on dit même qu'il pénétra jusqu'au Gange. Ses tables astronomiques, calculées d'après ses propres observations, ne nous sont point parvenues.
Plusieurs ouvrages d' Albumasar ont été traduits en latin. On trouve notamment les suivants à la Bibliothèque nationale :
Flores de judiciis annorum.
Liber experimentorum.
De revolutionibus annorum.
De revolutionibus nativitatum.
De occultis.
De magnis conjunctionibus.
Liber Imbrium.
Major introductorius in magisterio scientiai astrorum, traduit de l'arabe en latin, par Jean de Séville.
Ce dernier se trouve notamment aun° 16,204. Dans le même Ms. est le Liber conjunctionum, où nous lisons à l'explicit : Cum laude Dei et ejus auxilio et Dei maledictio sit super Mahometum et super socios ejus.