‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 231 sur 241 · LIVRE HÎJ1T1ÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HÎJ1T1ÈME

On a imprimé Flores astrologiae, De magnis conjunctionibus, Introductorius in astronomiam.

Albumazar a été traduit en grec. Il existe à Paris ses traités des song-es, n° 2427 et son commentaire du Tétrabiblon, n° 2504 du fonds grec.

ALBATANY.

Moliammed ben Djaber ben Sinan naquit à Batan, d'où son surnom d'El Batany, vulgairement Albatenius. Il mourut en 317 de l'hégire (929) d'après le Kitab el liokama.

C'est un des astronomes arabes qui acquirent le plus de célébrité chez nous. M. Sédillot dit qu'on a exagéré ses découvertes en mathématiques et en astronomie, faute d'avoir connu ses devanciers. Il lui attribue dans l'astronomie arabe la position de Ptolémée dans l'astronomie grecque.

Tel est le plus connu de ses ouvrages :

De motibus celestium corporum, traduit par Platon de Tibur.

La traduction de son Centiloquium est anonyme.

On connaît encore une traduction espagnole, commandée par Alphonse : Libro de los Canones de Albateni.

Nous citerons, d'après Delalande, les éditions suivantes :

Le Centiloquium avec celui d'Hermès et de Ptolémée,

Bethen arabis astronomi opuscula, même année.

De motu stellarum, avec Alfragan, 1537.

AHMED BEN IOUSEF.

Cet auteur, dont nous possédons deux ouvrages traduits par Gérard de Crémone, soulève quelques difficultés.

L'une de ces traductions, qui existe au n° 1250 de la Mazarine, porte le nom (V Ahmed ben Moysis, ce qui ne pourrait convenir qu'à l'un des fils de Moussa ben Chaker. Malheureusement, nous ne trouvons pas* dans la nomenclature des écrits d'Ahmed bien Moussaj ce dont il est question ici. Une

ABOU OSTMAN. 511

seule autorité ne peut prévaloir contre plusieurs autres, d'autant plus que les noms Ahmed ben Iousef se trouvent dans l'une et l'autre de ces traductions. On pourrait dire, il est vrai, qu'elles sont l'œuvre d'un même traducteur, cependant il serait étrange que les deux Mss. sur lesquels il a opéré se soient ainsi rencontrés.

Quel peut être cet Ahmed ben Iousef? Le Kitab el hokama (Casiri, I. 372) parle bien d'un Ahmed ben Yousef d'une époque et d'un pays inconnus, commentateur de Ptolémée et astrolog'ue, qui dut nécessairement s'occuper de mathématiques. Mais cet Ahmed a pour prénoms Aboul Abbas, et le Ms. 9335 donne Abou Djafar, de sorte que l'identité ne paraît guère admissible.

Tels sont ces écrits : De arcubus similibus nos 9335 et 11,247.

De proportione et proportionalitate n03 7377 b et 1256 de la Mazarine.

Nous nous arrêterons sur ce dernier, celui qui porte ben Moysis, tant au commencement du prologue, qu'au commencement du livre.

Tel est le début de l'ouvrage. Incipiamus erg'o loqui de proportione et afferamus difônitionem in libro Euclidis (le Ve ch.) inventam, etc.

L'auteur s'arrête d'abord sur la définition d'Euclide, qu'il croit mal rendue par le traducteur. Il faut, dit-il, qu'un interprète connaisse,, outre la langue de laquelle il traduit et celle clans laquelle il traduit, la science dont il est question.

Ce passage est précisément celui que l'on trouve cité dans la notice qui précède la liste des écrits de Gérard.

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